Infobrèves

Toutes les dernières brèves sélectionnées et vérifiées par la fine équipe de journalistes de Là-bas ! Envoyez-nous vos infos à infobreves@la-bas.org.

17 mars 2020 à 14h57min

CONFINEMENT JOUR 1 - Les contrôles de police sont en place

Depuis midi aujourd’hui, mardi 17 mars, des mesures de restrictions et de confinement sont en place sur tout le pays. Pour sortir, il faut avoir une justification et se munir d’une attestation (que vous trouverez à télécharger en dessous de la vidéo). Sans cette attestation, le passant s’expose à une amende allant de 38 à 135 euros. 100 000 policiers et gendarmes sont déployés sur le territoire pour faire respecter ces restrictions pour au moins 15 jours. Les contrôles sont déja en place, comme ont pu le constater nos reporters place du Colonel Fabien à Paris :

Voici l’attestation dont vous devez vous munir à chacune de vos sorties. Elle peut-être recopiée sur papier libre ou présentée sur votre téléphone portable :

Cliquez ici pour télécharger le document.

16 mars 2020 à 18h51min

Que feront les SDF en cas de confinement total ?

Que feront les SDF en cas de confinement total ? C’est la question que se posent nos reporters en passant porte de la Villette, alors qu’un bus affrété par la préfecture de Paris emmène quelques dizaines de sans-abris dans un centre d’hébergement à Nanterre et en laisse plusieurs dizaines d’autres à la rue.

En prévision de l’allocution d’Emmanuel Macron à 20h, nous lui proposons la réquistion de tous les logements vides.

16 mars 2020 à 15h57min

Poutou au second tour, c’est fait ! Mais y aura-t-il un second tour ?

Poutou au second tour à Bordeaux, c’est fait ! En récoltant 6470 voix, la liste Bordeaux en luttes a obtenu 11,77% des scrutins exprimés et passe ainsi la barre des 10% permettant de se qualifier pour le second tour.

Dans un contexte de crise sanitaire lié à la propagation du coronavirus, l’abstention à Bordeaux a atteint des sommets : 63,07% des élécteurs ne se sont pas rendus aux urnes, presque 10% de plus que la moyenne nationale. Sans doute le résultat de cette abstention massive, les scores des deux candidats favoris des sondages étaient très serrés. Alors que les premières estimations donnaient Pierre Hurmic, de la liste Bordeaux respire (EELV - PS - PC - Génération.s), gagnant toute la journée, c’est finalement le maire sortant LR Nicolas Florian qui est en tête à la fin des comptages. Avec un écart de... 96 voix : 34,56% pour Nicolas Florian, 34,38% pour Pierre Hurmic.

Le candidat LREM (Renouveau Bordeaux) Thomas Cazenave a obtenu 12,69%. Lui aussi est qualifié pour le second tour. On se dirige donc vers une quadrangulaire à Bordeaux.

Mais le deuxième tour aura-t-il lieu ? Avec le renforcement des mesures de confinement pour endiguer la propagation du Covid-19, la tenue du second tour dimanche prochain parait improbable. Dès lors, que se passerait-il avec les résultats du 15 mars ? Plusieurs responsables de partis politiques appellent au report du second tour, tout en conservant les résultats du premier. Une option difficilement envisageable selon de nombreux constitutionnalistes qui recommandent de tout annuler, sauf pour les maires élus au premier tour ce dimanche.

Jointe par téléphone, l’équipe de Bordeaux en luttes confirme : « Ça sent le report. Pour l’instant nous sommes dans le flou total concernant les résultats d’hier soir, s’ils seront maintenus ou non en cas de report... »

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé dimanche qu’une décision sur la poursuite du scrutin serait prise « en début de semaine », après avoir notamment sollicité un nouvel avis du conseil scientifique mis en place par l’Elysée.

Emmanuel Macron doit s’exprimer ce soir à 20h pour annoncer de nouvelles mesures de confinement.

13 mars 2020 à 14h21min

PARIS - Des militants écologistes tentent de s’approcher de l’Élysée

« Nous sommes ici, à quelques pas de l’Élysée, pour faire le vrai bilan en matière de climat d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, à J-2 des élections municipales. » Ce matin, des militants écologistes et des décrocheurs de portraits présidentiels organisaient une action de désobéissance civile à proximité de l’Élysée.

Lors de leurs prises de parole, l’un des militant, membre du collectif Inter Urgences, revient sur la crise sanitaire liée au coronavirus : « Nous alertons depuis des années sur la crise de l’hôpital public (...) si des choix sont faits pour soigner des patients et pas d’autres, la responsabilité de Macron sera en jeu  »

Également présente pour cette action, l’économiste et porte-parole d’Attac Aurélie Trouvé a été interpellée et embarquée par la police. Elle est à l’heure où nous écrivons en garde à vue au commissariat du 5e arrondissement de Paris, rue de la Montagne Sainte-Genevieve. Voici son discours quelques minutes avant son arrestation :

Une dizaine de militants et de "porteurs" de portraits ont été interpellé à l’issue de l’action. L’association Attac réclame leur libération immédiate et appelle à un rassemblement devant le commissariat.

9 mars 2020 à 15h29min

Retraites : L’intersyndicale demande la suspension du processus législatif

L’intersyndicale engagée dans le mouvement contre le projet de réforme des retraites du gouvernement demande, suite à l’interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes - qui ne concerne pas les manifestions de rue pour l’instant - en raison de l’épidémie de coronavirus, la suspension du processus législatif. « Face au coronavirus, l’urgence n’est pas la retraite par points », écrivent notamment les syndicats, qui s’inquiètent d’un possible impact de cette mesure sur l’exercice des droits démocratiques.

Cliquez ici pour télécharger le document.

5 mars 2020 à 16h24min

MARSEILLE - Plusieurs milliers de manifestants contre le 49.3

Alors que le campus Saint-Charles, son université et ses labos était à l’arrêt aujourd’hui, les manifestants ont défilé contre la réforme des retraites, contre le 49.3. Depuis le cortège parti à 10h30 de la Porte d’Aix, Sophie, AMG de Marseille, nous envoie ce cliché et ses commentaires.

La manifestation marseillaise à l’appel de l’intersyndicale interprofessionnelle a rassemblé, malgré la pluie, plusieurs milliers de manifestants, indignés par l’usage du 49.3 et le déni de démocratie qu’il révèle. Journée de lutte au Pôle Saint Charles avec des conférences et des concerts. Un grand débat sur la protection sociale, les retraites et la casse des services publics a réunit plusieurs centaines de personnes.

4 mars 2020 à 16h18min

LREM refuse la Commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites

De quoi avait peur la majorité ? Les députés LREM et Modem de la commission des affaires sociales ont repoussé mercredi 4 mars la proposition de créer une commission d’enquête sur la « sincérité » de l’étude d’impact.

Le groupe socialiste avait décidé d’user pour l’occasion de son « droit de tirage » pour déclencher une commission d’enquête sur « la sincérité, l’exhaustivité et l’exactitude » de l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le « droit de tirage » est une disposition de la Constitution permettant à tous les groupes parlementaires de déclencher une fois par année une commission d’enquête. Pour rappel, une Commission d’enquête parlementaire possède des droits d’investigations considérables, qui lui permettent de convoquer et de faire parler sous serment à peu près qui elle veut.

Si les motions de censure étaient dispersées, la proposition de Commission d’enquête des socialistes était soutenue par l’ensemble de l’opposition, des communistes au parti Les Républicains.

Mais ce matin, en commission des affaires sociales, LREM a dit non à l’enquête parlementaire à 23 voix pour et 35 contre.

« Il n’y a que de petits députés pour craindre ça ! Une commission d’enquête c’est fait pour informer le Parlement. Quand on craint une vérité, on couvre un mensonge » s’indigne Boris Vallaud, le député PS des Landes qui avait déposé la résolution, cité par le Huffington Post.

L’enquête sur cette étude d’impact falsifiée, caviardée et étrillée par le Conseil d’Etat n’aura donc pas lieu. Calculs faux, exemples disparus, bidonnage autour de l’âge d’équilibre : il y a deux semaines dans la chronique de Didier Porte, notre employé de la semaine vous faisait une recension des plus belles perles contenues dans cette étude d’impact.

4 mars 2020 à 13h56min

ÉGOUTIERS EN LUTTE, SUITE... Leur réaction à l’annonce de Laurent Pietraszewski

Depuis trois jours, le Secrétaire d’État chargé des retraites Laurent Pietraszewski, essaie tant bien que mal de justifier le recours au 49-3 pour faire passer la réforme des retraites. Il cherche des arguments : « C’est un 49-3 de rassemblement », « Notre texte reprend presque toutes les demandes de la majorité et des amendements de l’opposition  », a-t-il tenu à dire aux journalistes des Échos. Il est même allé jusqu’à citer en exemple de sa bonne foi, l’amendement communiste sur les égoutiers, qui serait repris dans le nouveau texte de réforme. Que dit cet amendement ? « Les égoutiers recrutés avant le 1er janvier 2022 pourront partir à la retraite à 52 ans ». Alors, est-ce une bonne nouvelle ?
Pas vraiment, réagit Nicolas Joseph, égoutier de Paris et élu CGT qui voit le piège d’une retraite au rabais.
« C’est un premier pas, mais largement insuffisant, puisque nous n’avons aucune garantie sur le montant de nos retraites. Si nous pouvons partir à 52 ans mais avec une retraite au rabais, nous serons contraints de continuer à travailler jusqu’à... quand ? 62 ans ? Tant que la réforme impose une retraite par points qui ne tient plus compte des six derniers mois (comme c’est aujourd’hui le cas pour les fonctionnaires) mais des vingt-cinq meilleures années de carrière, nous ne l’accepterons pas. Par ailleurs, comment va-t-on faire avec les plus jeunes, qui devront travailler jusqu’à 60 ou 62 ans ? On ne peut pas accepter qu’il y ait des différences de traitement entre les jeunes et les autres !  »
Donc, rendez-vous à la prochaine manif... La lutte continue !

[Cliquez ici] pour voir notre reportage "Misérables égoutiers"

4 mars 2020 à 12h28min

Les motions de censure rejetées, le projet de réforme adopté


Les motions de censure déposées par la gauche et la droite ont recueilli respectivement 91 et 148 voix, loin de la majorité absolue de 289 suffrages nécessaires pour faire tomber un gouvernement.

Sans surprise, l’Assemblée nationale a rejeté dans la nuit de mardi à mercredi les deux motions de censure contre le gouvernement, adoptant du même coup en première lecture le projet de réforme des retraites.

Après le recours au 49.3 sur la loi « ordinaire » et le rejet des motions de censure, les députés vont maintenant se pencher sur la loi dite « organique ». Cinq nouveaux articles, sur lesquels le gouvernement ne pourra pas réengager le 49-3, sensés préciser les modalités d’organisation et de fonctionnement du nouveau système de retraite. L’article 2 par exemple, prévoit l’intégration dès 2022, dans les lois de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) des régimes de retraite complémentaire obligatoire, comme celui des salariés du privé, l’Agirc-Arrco, actuellement cogéré par les syndicats. En d’autre termes, c’est l’étatisation d’une caisse autonome... et excédentaire.

2 mars 2020 à 08h48min

Le gouvernement envoie le 49.3

Samedi 29 février, le Premier ministre Edouard Philippe a donc eu recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter sans vote le projet de « réforme » des retraites.

Après 13 jours de débat parlementaire, le texte est stoppé à l’article 8. Se faisant, le gouvernement s’évite de parler en séance publique de sujets fâcheux contenus dans les articles qui suivent, tels que la valeur du point ou l’âge d’équilibre. Pire : le texte que soumet l’exécutif à l’occasion de cette procédure 49.3 contient 181 amendements que personne n’a jamais vus, ni la majorité, ni l’opposition. Sur des sujets aussi cruciaux que la pension de réversion ou le niveau des cotisations des fonctionnaires...

Évidemment, les motions de censure de droite ou de gauche n’ont aucune chance de passer, il faudrait pour cela qu’une partie non négligeable des députés de La République En Marche votent la censure du gouvernement.

À peine l’annonce du 49.3 tombée samedi à 18h, des rassemblements s’organisaient un peu partout en France, notamment devant l’Assemblée nationale où quelques centaines de personnes se sont retrouvés face à une ligne de CRS. Les locaux de campagne d’Edouard Phillippe et de Gérald Darmanin, respectivement au Havre et à Tourcoing, ont été vandalisés dimanche.

28 février 2020 à 18h43min

Financement des retraites : lettre ouverte de Philippe Martinez à Edouard Philippe

Nous reproduisons ci-dessous la lettre ouverte envoyée cette semaine par Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, au Premier ministre Edouard Philippe à propos de la « conférence de financement » des retraites :

Cliquez ici pour télécharger le document.

28 février 2020 à 11h55min

Retraites : Jacques Maire reste co-rapporteur du projet de loi, malgré son pactole AXA

Peut-on être co-rapporteur d’un projet de loi qui va bénéficier aux assurances privées tout en possédant 13 836 actions de la compagnie Axa ? Selon la déontologue de l’Assemblée nationale, pas de problème ! C’est le cas de Jacques Maire, député LREM des Hauts-de-Seine et co-rapporteur du projet de loi de « réforme » des retraites.

Questionnés par Checknews.fr, les collaborateurs de Jacques Maire affirmaient la semaine dernière que le rapporteur avait vendu ses actions Axa, à hauteur de 358 935 euros, et n’avait donc plus de lien direct avec le fleuron français de l’assurance. Pas de conflit d’interêt, circulez, il n’y a rien à voir.

Mais, quand un changement substantiel de situation survient pour un député, il doit le déclarer à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. Et la dernière déclaration de Jacques Maire indique qu’il est toujours détenteur de ce portefeuille d’actions Axa. Re-interrogés à l’assemblée puis par les journaux, Jacques Maire et ses collaborateurs parlementaires finissent par avouer à demi-mot que le député Maire n’a en fait pas soldé ses actions. Jacques Maire ajoute qu’il est « extrêmement fier d’avoir donné dix ans de [sa] vie à un groupe français qui compte parmi les fleurons de notre pays à l’international. »

Sollicitée sur ce conflit d’interêt flagrant (Jean-paul Delevoye était tombé pour moins que ça), la déontologue de l’assemblée, Agnès Roblot-Troizier n’a pas vu de problème particulier. Jacques Maire restera donc co-rapporteur de la loi retraite.

26 février 2020 à 17h33min

PARIS - Nouvelle action des avocats devant l’Assemblée nationale

Les avocats en lutte contre la réforme des retraites ne lâchent rien ! Un nouveau rassemblement des robes noires avait lieu cet après-midi devant les grilles de l’Assemblée nationale, où se discute en ce moment l’article 2 de la réforme des retraites. Banderoles, fumigènes, et toujours autant d’inventivité dans les chants pour obtenir une rencontre avec la ministre de la Justice :

« Notre caisse est solidaire,
pirouette, Bellou-bête,
notre caisse est solidaire,
elle est aussi excédentaire,
elle est aussi excédentaire !

En milieu d’après-midi, après l’évacuation musclée du rassemblement par la police, une délégation d’avocats a finalement été reçue par des députés de la France Insoumise à l’Assemblée.

25 février 2020 à 17h26min

PARIS - Les manifestants de la « Marche jusqu’au retrait » sont arrivés à Paris

« Rejoignez-nous ! à pied, en vélo, en patins... » Le collectif de citoyens partis à pieds de Laval pour la « Marche jusqu’au retrait » de la réforme des retraites est arrivé aujourd’hui à Paris.

Ils sont une trentaine à avoir rallier à pieds la capitale en partant de la Mayenne : « L’idée était qu’à chaque étape on puisse être accueillis et qu’il y ait une soirée débat, une projection, un concert, une bouffe militante » raconte Thierry, directeur d’école près de Laval et pilier de la marche. Après 282 kilomètres de marche, le groupe a été accueilli à Paris par des élus insoumis et communistes : « On nous demande à chaque étape pourquoi, pourquoi nous marchons ? Mais aujourd’hui, nous voulons renverser la question : pourquoi faut-il se faire mal, se blesser, pour attirer l’attention ? »

Arrivés à proximité de l’Assemblée nationale, les manifestants ont été entourés par la gendarmerie et priés de se disperser « en évitant les signes distinctifs ».

Les marcheurs ont été reçus cet après-midi par petits groupes par des députés socialistes et insoumis pour remettre le cahier de doléances rédigé au cours de la marche, contenant une centaine de témoignages manuscrits.

25 février 2020 à 16h10min

INFOGREVE - Le lapsus savoureux d’une députée en Marche

Acte manqué à l’Assemblée. Interpellée par l’opposition lors des discussions sur l’article 2 de la réforme des retraites, la députée iséroise de la République en Marche Cendra Motin a commis hier soir un lapsus savoureux que des mauvais esprits pensent révélateur : « Nous vous proposons un grand bond en arrière, plutôt que de regarder dans le rétroviseur comme vous le faites ! »

Pour la première fois, un représentant de la majorité l’admet : la réforme des retraites est un grand bond en arrière ! Vidéo à déguster sur le compte twitter du Parti Communiste Français.

Après la « réforme pour la précarité » de Muriel Pénicaud, les « députés expérimentaux » de Christophe Castaner ou encore Emmanuel Macron qui souhaitait « sortir de l’état de droit » (au lieu de l’état d’urgence), voici le nouveau candidat au plus beau lapsus du quinquennat.

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  • « Paysannes », une série documentaire de 1979 enfin en DVD Travail, famille, révolte : paroles de paysannes du Larzac Abonnés

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    En 1979, Antenne 2 diffusait les cinq épisodes de Paysannes, une série documentaire réalisée par Gérard Guérin. En repérage dans le Larzac pour préparer sa prochaine fiction, Gérard Guérin commence à se documenter en filmant des paysannes du Larzac. La fiction ne se fera jamais, mais le film est là : dans la parole de ces paysannes qui travaillent, se chargent des tâches domestiques, s’occupent des mômes, et luttent contre l’extension du camp militaire sur le plateau du Larzac. Cela faisait quarante ans que ce documentaire était invisible : grâce à Gérard Mordillat et à la coopérative Les Mutins de Pangée, on peut de nouveau écouter la voix de ces paysannes, qui sont un morceau de la France et un morceau d’une époque.

  • ÉGOUTIERS EN COLÈRE. Reportage radio version texte. « À oreille reposée » COVID-19 : LES ÉGOUTIERS TOUJOURS EN DANGER Abonnés

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    Vous avez été nombreux à écouter le reportage d’Anaëlle Verzaux, « Égouts contaminés : les égoutiers en grève pour leur santé (et la nôtre !) ». En voici la version écrite et augmentée afin d’aller plus loin, à oreille reposée.

    Les égoutiers sont en tête parmi les « premiers de corvée ». Ils sont fortement exposés à un nombre incalculable de bactéries et à des maladies graves, comme la leptospirose, qui s’attrape par l’urine de rat, ou l’hépatite E qui s’attaque au foie. Ils ont une espérance de vie inférieure de sept ans à la moyenne des Français, et même de dix-sept ans par rapport à un cadre. Aujourd’hui, face au virus présent dans les eaux usées, ils demandent des protections et des garanties. Sans réponse, ils se sont mis en grève.

    Pendant le confinement, à Paris, ils étaient quarante en service à nettoyer nos égouts, en échange de leur salaire bien sûr et d’une prime. Mais depuis le 11 mai – le début du déconfinement –, ils sont tous appelés à reprendre le travail. Ils sont 285 à Paris. Sauf que, des études l’ont montré, les eaux des égouts, qu’on appelle les eaux usées, ont été fortement contaminées par le coronavirus. Maintenant que le pic de la pandémie est derrière nous, ces eaux usées sont-elles toujours contaminées ? Un peu ? Beaucoup ? Il n’est pas rare qu’un égoutier se prenne des projections d’eaux usées dans les yeux, donc ce serait bien de le savoir. Et pourquoi la mairie ne s’est-elle pas empressée de trouver des protections adaptées pour ces égoutiers ?

  • « Ségur de la Santé » : LE MANIFESTE DES SOIGNANTS LA SANTÉ DOIT ÉCHAPPER AUX LOIS DU MARCHÉ ! Accès libre

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    Alors que s’ouvre le « Ségur de la Santé » entre le gouvernement et l’hôpital public (et les Ehpad), le collectif Les jours heureux publie dans Libération le « MANIFESTE DES SOIGNANTS », pour une refonte sociale (et totale) du système de santé en France. En lutte depuis des années contre le démantèlement et la gestion financière de l’hôpital public, aujourd’hui les soignants sont soutenus par la majorité du pays. Les bravos, les primes et les médailles n’ont pas suffi à enfumer l’opinion. La lutte contre la pandémie a montré à la fois l’échec idéologique des politiques de santé, et aussi la réussite des soignants qui se sont organisés en dehors du carcan gestionnaire. « L’impensable est devenu réalité », disent-ils.

  • LA SANTÉ DOIT ÉCHAPPER AUX LOIS DU MARCHÉ. Entretien de Daniel MERMET avec le professeur André GRIMALDI À 20 heures, on applaudit nos héros en blouse blanche Abonnés

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    Ça fait un bien fou, ces fenêtres qui applaudissent désormais à 20 heures. Bravo à nos héros en blouse blanche qui se battent pour nous en première ligne ! Mais attention, l’image et l’hommage ne doivent pas cacher le combat essentiel : « LA SANTÉ DOIT ÉCHAPPER AUX LOIS DU MARCHÉ. » Cette crise sanitaire montre le désastre de l’hôpital public géré comme une entreprise commerciale depuis des années.

  • Valérie, aide-soignante, la tête haute simplement [VIDÉO : 4’47 et PODCAST : 14’16] UN APPEL À LA COLÈRE Accès libre

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    Elle avait refusé de serrer la main du président. Valérie, aide-soignante au CHU de Rouen, militante CGT, vous vous souvenez ? C’était en avril 2018 lors des luttes pour la défense de l’hôpital public. Macron rabâchait sa petite chanson : "Il n’y a pas d’argent magique, la France à 100% de dette, c’est vos enfants qui paieront. "

  • CONTRE LE RETOUR À L’ANORMAL ! COMMENT LA PSYCHIATRIE A FAIT FACE ? PODCAST RADIO ET LES FOUS DANS TOUT ÇA ? Abonnés

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    Comment ça c’est passé du côté psychiatrique ? On s’en doute, angoisse et enfermement forcé ont entraîné délires et « pétages de plomb ». Les urgences psychiatriques ont vu arriver des crises inconnues jusque-là. En France, selon Santé publique France, le sentiment d’anxiété est passé de 13,5 % en mars 2017 à 26,7 % à la fin mars de cette année. Parent pauvre de la médecine, la psychiatrie a vécu l’épidémie plus difficilement, et ce n’est pas vraiment une surprise. Depuis 40 ans, le nombre de places en psychiatrie dans le secteur public a considérablement baissé, passant de 120 000 lits en 1980 à 41 000 en 2016. La psychiatrie est sous-financée depuis des décennies.

  • TETSU : dessins des QUE et des Q CONNAISSEZ-VOUS TETSU ? Abonnés

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    « Mes personnages sont des gens sérieux qui se sont mis dans des situations bizarres. » C’est ce que disait Tetsu de ses dessins.

    On les trouvait partout dans les années 1960, de France Dimanche à Paris Match, en passant par Noir et Blanc. Des petits bourgeois désespérément humains, qui ressemblaient aux lecteurs. C’était l’époque de Chaval, Bosc ou Mose. Un rire noir et grinçant devant un quotidien étriqué et absurde. Et une sorte de tendresse pour les inadaptés définitifs que nous sommes. On ne mesure pas l’influence énorme de ces petits dessins sur les idées qu’un être humain se fait du monde et de lui-même. Ça passe sous les radars des experts culturels. De la sous-culture, comme ils disaient. Et c’est leur chance et leur force à ces petits dessins. Ce que cette bourgeoisie éduquée appelle la vulgarité, ça les protège et nous avec.

    En réalité, Tetsu s’appelait Testu, Roger Testu. Il avait fait différents boulots, directeur dans la distribution de la presse, patron d’une savonnerie, marchand de tableaux et en 1951, à presque 40 ans, il s’est mis à peindre, puis à dessiner. Un grand succès, des livres, des prix, il n’a pas arrêté, il aurait fait 20 000 dessins. À 94 ans, en 2008, il a refermé son encrier. Il a fait l’admiration des meilleurs, Willem, Siné, Lefred-Thouron ou Topor, qui disait : « Gloire à Toi / Ô Tetsu / Dont la plume ne nous a jamais déçus ».

  • Chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte tenté par le reconfinement Abonnés

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    Pas de Didier Porte cette semaine, il profite du pont de l’Ascension pour se reconfiner provisoirement sur son yacht. En attendant son retour, Didier a demandé à notre « employé de la semaine » quasi permanent, Jonathan Duong, de le remplacer au pied levé pour cette revue de presse hebdomadaire. Au menu cette semaine :
    - coronawashing, suite, les marques voient enfin le bout du tunnel avec ce déconfinement synonyme pour elles de réouverture des magasins ;
    - contrairement aux idées reçues, certains bourgeois aussi ont souffert du confinement, essentiellement à cause de l’absence de personnel qui est habituellement à leur service ;
    - et un hommage à Michel Piccoli.

Une sélection :

SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

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Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

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Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.