MEMOIRE DE LÀ-BAS. (8 avril 1994) Un reportage de Zoé Varier et Daniel Mermet.

LENINGRAD, L’ORCHESTRE SOUS LES BOMBES

1

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

« On a mangé les chiens, les chats, les rats, et même la chair des cadavres »

Il y a juste 75 ans, le 27 janvier 1944, prenait fin le siège de Leningrad, un des cauchemars le plus monstrueux du 20e siècle. 800 000 morts de faim et de froid au cours des 872 jours du siège de la ville par la Wehrmacht. Hitler voulait l’anéantissement de la ville et l’extermination des habitants jusqu’au dernier. Mais Leningrad résistait. Pour survivre bien sur, par fierté sans doute et aussi parce que Staline l’ordonnait par la force. La résistance la plus inouïe fut la création d’une œuvre monumentale de Chostakovitch, la 7e symphonie, le 9 septembre 1942 alors que les gens mouraient dans les rues et que bien peu de musiciens étaient encore en vie.

En 1994, dans cette ville devenue Saint Petersbourg, nous avons rencontré l’une des dernières musiciennes de cet orchestre, Ksenia Makianovna Matus. C’était il y a 25 ans mais nous n’avons jamais oublié Ksenia, sa voix et son témoignage unique. Elle avait du faire réparer son hautbois chez un menuisier qui lui demanda en paiement de lui apporter un chat à faire cuire. Malgré tout, le concert eut lieu et eut un retentissement mondial qui allait contribuer à renverser le cours de l’histoire jusqu’à la défaite allemande et à la libération de la ville, le 27 janvier 1944.

Voici une nouvelle diffusion de cette émission du 8 avril 1994, avec Ksenia Makianovna Matus.

LENINGRAD, L’ORCHESTRE SOUS LES BOMBES (8 avril 1994)

IL NE RESTE QUE TANYA

On comptait 3 500 à 4 000 morts de faim chaque jour en janvier 1942 dans Leningrad encerclée. De faim, de froid ou sous les bombes, la « mort sifflante ». Plus de 800 000 morts durant les 872 jours du blocus, du septembre 1941 au 27 janvier 1944. Hitler voulait l’anéantissement de la ville et l’extermination des habitants jusqu’au dernier. C’était son « plan famine » qui visait à exterminer les soviétiques par la faim.

Sur ces cadavres, la propagande soviétique a construit une mémoire héroïque et pompeuse. Il ne suffit pas d’exterminer les hommes, il faut savoir exploiter politiquement leurs cadavres. Mais les témoignages des survivants et les archives peu a peu ouvertes ont permis de retracer une toute autre histoire. Dans des documents classés confidentiels adressés à la police secrète, par exemple, on peut lire : « Un dénommé M. qui, le 20 décembre 1941 a abattu à la hache, une certaine W.. Il l’a découpée en morceaux pour s’en nourrir jusqu’à son arrestation ».

Ou bien c’est un homme qui est arrêté sortant d’un cimetière :
« Le 18 decembre 1941, N. un homme de 33 ans, a été interpelé dans la rue, sa mallette renfermait deux jambes humaines. Lors de l’interrogatoire, N. a déclaré que la faim l’avait poussé à se rendre au cimetière et à découper deux jambes pour sa consommation personnelle ».

Vérifiable ou non, les témoignages ont été nombreux. En mangeant des boulettes de viande achetées au marché noir, un homme découvre un ongle et comprend la nature de cette viande. L’historien Daniil Granin évoque une femme dont les deux enfants sont en train de mourir de faim et comment elle se coupe les veines et tente de les nourrir avec son propre sang.

Dans la terre profondément gelée il était impossible de creuser des tombes. Les cadavres gelés s’entassaient comme des tas de bois et des morceaux de corps étaient prélevés. Vrai ou faux, on parle de boucherie de chair humaine.

Mais Leningrad résistait. Pour survivre bien sûr, par fierté sans doute et aussi parce que Staline l’ordonnait par la force. Les autorités soviétiques exerçaient un contrôle sans pitié. La résistance la plus inouïe fut l’exécution de l’ œuvre monumentale de Chostakovitch, la 7ème symphonie, le 9 septembre 1942, dirigé par Carl Eliasberg, que notre amie Ksenia appelle Carolitch, selon son prénom « Carl Illitch ».

Le concert fut retransmis partout dans la ville par haut-parleur par la radio de Leningrad. Cette radio qui, tout au long du blocus, entre les émissions, signalait sa présence par le son d’un métronome, son qui fut le cœur battant de la ville et dont on dit qu’il battait plus ou moins vite selon les évènements. Le concert fut accompagné d’une offensive de l’artillerie soviétique baptisée « bourrasque ». Trois mille obus furent tirés contre « l’étau » allemand. Peut on imaginer la symphonie grandiose résonnant dans tous les haut-parleurs de la ville à moitié en ruine en même temps que les tirs d’obus déchirent la nuit ?

À la fin du concert, une jeune fille vint offrir à l’orchestre un bouquet de fleurs fraîches introuvables sous les bombes et la mort. L’ovation dura dit-on pas moins d’une heure, des applaudissements étouffés car le public portait des moufles. On raconte que les allemands saisis par le lyrisme de la musique suspendirent leurs bombardements.

Le témoignage le plus bouleversant du siège de Leningrad est celui d’une fillette, devenue une icône, Tanya Savicheva qui tenait son journal dans un carnet. Mais tout était bon pour lutter contre le froid et le carnet fut brulé. Il n’en reste que neuf pages avec très peu de mots, devenus symboles de cette tragédie. Tanya indique simplement la mort de ses proche de jour en jour , jusqu’à « Tout le monde est mort. Il ne reste que Tanya ».

Les 9 pages restantes du carnet de Tanya Savicheva

« Grand-mère est décédée le 25 janvier à 3 heures. 1942. » 

« Leka est décédée le 17 mars à 5 heures du matin. 1942. »

« Oncle Vasya est décédé le 13 avril à 14 heures. 1942. »

« L’oncle Lyusha est décédé le 10 mai à 16 heures. 1942. »

« Maman est morte le 13 mars à 7h30 du matin. 1942 »

« Tout le monde est mort. Il ne reste que Tanya. »

Six mois après la libération de la ville, Tanya mourut le 1er juillet 1944.
Elle avait quatorze ans.

Daniel Mermet

journaliste : Daniel Mermet
reportage : Zoé Varier et Daniel Mermet

L'équipe de Là-bas attend vos messages sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Voir aussi

- Voir également : "Leningrad and the Orchestra that Defied Hitler" ("Leningrad et l’orchestre qui défia Hitler"), un documentaire (en anglais) d’Amanda Vickery and Tom Service pour la BBC (2016).

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

  • « Se mettre en lutte est une victoire » : ÉPISODE 06 PAROLES DE « GILETS JAUNES » : « on parle avec des personnes très racistes ou avec des papys très mignons » Abonnés

    -

    Lire

    Les « gilets jaunes » auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui, pour longtemps, a relevé la tête.

    Me voilà au centre-ville de Morlaix, avec ses belles maisons à colombages. Quand j’étais dans le campement des « gilets jaunes » du côté du rond-point du Leclerc, sous la petite cabane qui prenait le vent, il y avait une petite jeune fille qui a dû partir très vite et qui avait envie qu’on se revoie. Nous avons rendez-vous dans un bar, « L’Aurore », sous la pluie. Il y a trois jeunes en terrasse, elle n’est pas venue toute seule, c’est Awena.

  • Connaissez-vous Théophile Alexandre Steinlen ? Accès libre

    -

    Lire

    Si vous ne le connaissez pas, sachez que les chats le connaissent. Surtout les chats noirs. Sur les toits, sur les tombes, sur les gouttières, ils en parlent encore, surtout les chats de Montmartre, vers la rue Caulaincourt, sa maison s’appelait Cat’s cottage. Pourtant il n’était pas anglais, il était né à Lausanne en 1859. Peintre, graveur, illustrateur, affichiste, sculpteur, il fut un des artistes parmi les plus populaires de son temps, dans le tourbillon de 1900, dans ce que ces vaches de bourgeois appelaient la « Belle Époque ». Il a montré le contraire. La misère, la galère, la guerre, les ouvrières, le paysan qui tire la charrue devant le gros bourgeois ventru. Mais attention, il n’incite pas à la compassion et à la charité, mais à la lutte, à la différence de ses congénères, les artistes dont cette même bourgeoisie gloutonne allait faire une bohème d’opérette, pittoresque et inoffensive. Steinlen est un libertaire, dans l’esprit d’Élisée Reclus ou de Camille Pissaro. Il fréquente les anciens communards, il rend hommage à Louise Michel, il illustre L’Internationale de Degeyter et Pottier. Anarchiste oui, mais proche aussi des socialistes et des communistes de ce temps-là, il raconte cet élan puissant et profond que la guerre en 14 allait ruiner pour longtemps.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Qui cache son fou, meurt sans voix Abonnés

    -

    Écouter

    La folie fait peur, la folie du fou, la folie de l’autre, mais aussi la folie du fou qu’on a en nous. En France, douze millions de personnes sont touchées chaque année par une maladie mentale. Un français sur cinq. Rien que la dépression affecte 2,5 millions d’entre nous. Or dans les hôpitaux, à Rouvray, à Amiens, comme ailleurs la machine gestionnaire a pris le pouvoir, la situation se dégrade autant pour les patients que pour les familles et les soignants. Jusqu’où ?

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Gerhard Haderer ? Abonnés

    -

    Lire

    On ne remerciera jamais assez le cancer et Jésus.

    Oui, tout d’abord, merci au cancer. Car s’il n’avait pas eu un cancer en 1985, à 34 ans, Gerhard Haderer aurait eu la vie indigente d’un « créateur » publicitaire. Or, c’est lorsqu’il fut opéré (et guéri) qu’il a tout laissé tomber et s’est tourné à fond vers le genre de dessins que vous allez (re)découvrir, si puissants, si violents qu’ils se passent de tout commentaire, à part quelques gloussements, quelques éclats de rire et pas mal de silences dans le genre grinçant.

    Ensuite, merci à Jésus. Et surtout à Monseigneur Christoph Schönborn, cardinal, archevêque de Vienne. En 2002, Gerhard Haderer publiait La Vie de Jésus, un surfeur drogué à l’encens, ce qui faisait un peu scandale dans la très catholique Autriche, si bien que le cardinal archevêque, hors de lui, crut bon de donner l’ordre à l’auteur de présenter ses excuses aux chrétiens pour avoir ridiculisé le fils de Dieu. Au passage, on le voit, l’Islam n’a pas le monopole du refus des caricatures, mais celles-ci eurent beaucoup moins d’écho chez nos défenseurs de la liberté d’expression. Et bien entendu, comme toujours, la censure assura le succès de l’album, qui atteignit 100 000 exemplaires en quelques jours.

    Le capitalisme est comparable à une autruche qui avale tout, absolument tout. Mais là, quand même, il y pas mal de dessins de Gerhard Haderer qui lui restent, c’est sûr, en travers de la gorge. On peut rêver et c’est déjà beaucoup.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS POURQUOI BRÛLER DES BIBLIOTHÈQUES ? Retour à Nantes Abonnés

    -

    Écouter

    70 bibliothèques ont été incendiées en France entre 1996 et 2013. Vous le saviez ? À Nantes en juillet dernier, lors des nuits d’émeutes qui ont suivi la mort d’Aboubakar Fofana 22 ans, tué par un policier, une bibliothèque a été brûlée, 10 000 livres sont partis en fumée. Pourquoi ? Vandalisme idiot ? Revanche culturelle ? Erreur de cible ? Pourquoi un tel sacrilège ? "C’est pour faire mal à l’Etat " nous dit un des incendiaires. Pourquoi brûler des bibliothèques ? À Nantes, un reportage de Dillah Teibi :

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Jean-Jacques Lequeu ? Abonnés

    -

    Lire

    Atypique, hors norme, extravagant, dérangeant… Des mots tellement usés et abusés quand il s’agit d’art et d’artistes qu’ils sont depuis longtemps vidés de leur sang et de leur sens. Mais voilà que l’œuvre surprenante de Jean-Jacques Lequeu (1757-1826), qui vient d’être exposée pour la première fois, redonne toute sa vigueur au mot « déroutant », et c’est assez rare pour qu’on s’attarde et qu’on se perde dans ses étranges dessins.

    Pas si étranges en apparence. Jean-Jacques Lequeu est dessinateur d’architecture, contemporain des plus grands de son temps, comme Soufflot, Ledoux ou Boullée. Sauf que lui, aucun de ses innombrables projets ne sera réalisé. De même que les jardins qu’il dessinait dans les moindres détails, dans le style classique ou rococo. Tout restera sur le papier, accompagné de ses curieux commentaires écrits. Pourtant, sa vie traverse les plus grands bouleversements de notre histoire, les Lumières, la Révolution, l’Empire, la Restauration. Les esprits se déchaînent, les utopies aussi, les idées, les grandeurs, les folies, l’histoire rue dans les brancards, mais lui, non, tout reste dans ses cartons.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Laurie Lipton ? Abonnés

    -

    Lire

    Si, comme beaucoup, vous ne faites plus que des cauchemars sans surprise, qui ne vous réveillent plus en hurlant, le dos glacé de peur, les dessins de Laurie Lipton vont repeupler vos nuits et vos jours. Je dis « repeupler » pour vous ménager, mais le vrai mot est « hanter ». Au bureau, en famille, en vacances, rien ne sera tout à fait comme avant, car Laurie Lipton a trouvé le moyen de fendre cette armure molle de banalité qui nous sert aujourd’hui d’uniforme.

    Il y a vingt ans, Cornelius Castoriadis parlait d’une « montée de l’insignifiance » pour qualifier l’effet du grand bond en arrière néolibéral. Le temps lui donne raison, mais cette médiocratie ne se limite pas au champ politique et intello-médiatique. La loi du marché et de la com’ a réussi à domestiquer, à aseptiser, à rétrécir la moindre recherche, la moindre audace intellectuelle ou artistique, le moindre déraillement. Depuis longtemps – disons au moins depuis Marcel Duchamp avec son lavabo et son Porte-bouteilles –, l’oligarchie a su parfaitement désarmer toutes les provocations et tous les outrages, en retournant les signes les plus subversifs à son avantage, en montrant par sa largesse la largeur de son esprit.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Manfred Deix ? Abonnés

    -

    Lire

    Détester les Autrichiens est une spécialité autrichienne. Aucun peuple au monde n’est aussi féroce avec lui-même, et Manfred DEIX compte parmi les plus virulents. Pas très connu en France où on l’a comparé à Reiser, un « Reiser autrichien ». Leurs styles sont complètement opposés, mais il est probable qu’en descendant dans la culotte de peau des bas-fonds de l’âme autrichienne, Manfred DEIX a dû rencontrer REISER et son gros dégueulasse.

  • TEXTE A L’APPUI " Se mettre en lutte est une victoire " ÉPISODE 3 PAROLES DE GILETS JAUNES : « J’espère que nos enfants diront, on a connu les Gilets Jaunes, ils se sont battus, ma mère y était » Abonnés

    -

    Lire

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête. Episode 3.

  • Début de notre série « Paroles de Gilets jaunes ». Un texte de Daniel Mermet SE METTRE EN LUTTE EST UNE VICTOIRE Accès libre

    -

    Lire

    Les médias c’est une gomme, une grosse gomme qui efface alors qu’elle prétend montrer, c’est la fabrique de l’oubli, c’est l’ardoise magique. Des trésors disparaissent ainsi, des bijoux, des boussoles, des lumières, des plans d’évacuation, des équations mirobolantes, des brins de bruyère et des traits de génie. D’où l’envie pour préparer la rentrée de revenir sur ces paroles envolées, en radio bien sûr, mais aussi en noir sur blanc, fidèlement transcrites.

  • LES GRANDS REPORTAGES DE LÀ-BAS. DOSSIER HIROSHIMA. HIROSHIMA, 6 Août 1945. L’HUMANITÉ DEVIENT CAPABLE DE SE DÉTRUIRE ELLE-MÊME Accès libre

    -

    Écouter

    Anniversaire du 6 Aout 1945. Le maire de HIROSHIMA appelle le Japon à signer le traité de l’ONU sur l’interdiction de l’arme atomique. Approuvé en 2017 par 122 pays, signé par la moitié d’entre eux, mais rejeté par TOUTES les puissances nucléaires, dont la France. L’occasion de retrouver notre grand dossier HIROSHIMA.

Une sélection :

Le tourisme de masse, c’est dégueulasse ! AbonnésÉcouter

Le

Le tourisme, c’est très sympa. Ça permet de découvrir des œuvres d’art, de visiter des monuments historiques, de se plonger dans la culture d’un pays. Ça apporte aussi beaucoup de richesses aux régions visitées, puisque le touriste consomme, et donc le touriste crée de la croissance, et donc le touriste crée de l’emploi. Oui, sauf quand le touriste n’est pas le seul à avoir eu l’idée géniale de visiter cet endroit unique au monde. Et le tourisme, ça devient beaucoup moins sympa quand il y a trop de monde : attirés à grand renfort de campagnes publicitaires, les touristes finissent par détruire ce qu’ils étaient venus admirer. Exemple avec l’inscription à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, un « label » décerné par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Une consécration ou un cadeau empoisonné ?

Une série de reportages en dix épisodes Vous êtes seul, célibataire ? Là-bas vous aide à rencontrer quelqu’un ! [INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

Le

Tout le monde ne se pose pas la question, mais beaucoup quand même : comment rencontrer quelqu’un ? Où choper un mec ? Où draguer une fille ? Dans la rue, dans un bar, au bureau ? Sur un site de rencontre, avec une application ? Pour une nuit, pour la vie ? Chacun ses trucs, mais au fait, comment font les autres ? Sophie Simonot est allée vous poser la question. Une série de reportages en dix épisodes, dans des milieux et des générations différentes, des réponses et des silences inattendus…