Principes d’une pensée critique

Entre 2003 et 2015, Didier Éribon, philosophe et sociologue, prof à l’université d’Amiens, a prononcé plusieurs conférences en France et à l’étranger (Argentine, États-Unis). Ce recueil regroupe six essais qu’il a remanié et largement développés pour leur donner une cohérence : dégager les principes théoriques d’une pensée critique. Trois parties – Théorie du sujet ; Critique et politique ; Normes et droits – qui labourent le champ de son questionnement : la logique de domination, le sujet, les luttes, les identités et les structures sociales, les mouvements de lutte, l’assujettissement, les injures, la voix absente, les œuvres littéraires. Le tout sous-tendu par le déterminisme et l’immanence qui, seuls, permettent à une pensée de se dire critique donc politique.

Didier Eribon, Principes d’une pensée critique, Fayart, Paris, 2016.

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Hommage à François Hadji-Lazaro qui a dévissé son billard en 2023 Quand Hadji-Lazaro « détextait » Topor AbonnésÉcouter

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Le garçon boucher de la rue des Martyrs nous a fait faux bond, mais on l’a retrouvé en train de chanter Roland Topor. Voilà de quoi remonter la pente jusqu’à plus soif, suffit de remettre au début quand c’est la fin. Un bon voyage et un grand merci François Hadji-Lazaro, tu peux nous croire, on t’oubliera pas de sitôt.

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À l’origine des pandémies, l’élevage industriel d’animaux Quand l’agro-industrie génère des épidémies AbonnésÉcouter

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Et si l’agro-industrie était davantage responsable de la diffusion des virus d’origine animale que le marché aux animaux local – désormais illégal – du fin fond de la Chine ? C’est la thèse que défend Lucile Leclair dans Le Monde diplomatique ce mois-ci, et plus longuement dans un livre intitulé Pandémies, une production industrielle (Seuil, 2020).

Ni Poutine, ni OTAN : pourquoi la gauche est inaudible sur la guerre en Ukraine AbonnésÉcouter

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Peut-on mettre en question l’engagement de la France contre la Russie sans être accusé de faire « le jeu de Poutine » ? Il semblerait que ce soit compliqué tant, depuis neuf mois, tout ce qui ne consiste pas à condamner Poutine ou la Russie semble suspect. Par exemple, pour le chroniqueur d’Europe 1 Philippe Val, ce sont les grèves des salariés français pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, soutenus par la CGT, qui font « le jeu de Poutine » : « si la situation de la France est la conséquence des sanctions et des rudes sacrifices que nous consentons pour défendre la liberté en Europe, choisir ce moment pour paralyser l’économie du pays en appelant à la grève générale, n’est-ce pas se déclarer allié objectif de Poutine ? Le combat syndical ne doit-il pas s’arrêter où commence l’intelligence avec l’ennemi ? »