Ils ont tué la gauche

En commençant son livre par un chapitre « Chronique d’une mort annoncée », Pierre Jacquemain, rédacteur en chef adjoint de la revue Regards et ancien conseiller stratégie de Myriam El Khomri pendant cinq mois (de septembre 2015 à février 2016) ouvre les hostilités. Tout est dit ou presque. Comment ils ont tué les idées, ils ont tué le travail, ils ont tué la pensée, ils ont tué la politique. En somme, ils ont renoncé à faire ce que pourquoi ils ont été élus : mener une politique de gauche. Peut-être parce qu’ils devenus de droite.

Pierre Jacquemain, Ils ont tué la gauche, Fayard, Paris, 2016.

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Chacun a en soi un bourgeois qui sommeille François Bégaudeau : « Je rêverais qu’une assemblée populaire administre France Inter » AbonnésVoir

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Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».