Une histoire populaire du football

Le foot ne se résume pas aux supporteurs débiles et fachos, aux masses d’argent échangées lors des transferts déments, aux stars surmédiatisées gangrénées par le business. Le foot, selon ce journaliste indépendant qui participe au mensuel CQFD et à la revue Jef Klak, est aussi un puissant instrument d’émancipation pour les ouvriers, les féministes, les militants anticolonialistes, les jeunes de quartiers populaires et les contestataires du monde entier. En dribblant à travers les clichés, Mickaël Correira, propose une histoire « par le bas » des contre-cultures footballistiques nées après la seconde guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu’aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011. Le foot peut être aussi généreux que subversif.

Mickaël Correia, Une histoire populaire du football, La Découverte, Paris, 2018.

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Les Rendez-vous des Repaires

  • Le prochain Café Repaire du Conflent se tiendra jeudi 18 octobre 2018 à partir de 19h30 au Bar du Canigou à Villefranche de Conflent On se retrouve pour la dernière fois en heure d’été à 19h30. Pas de menu particulier cette fois. Ce sera une auberge espagnole : chacun, chacune apporte un sujet ou (...)

  • Le café repaire de La Rochelle vous invite le 19 octobre prochain à 20h à la librairie "Les Rebelles ordinaires" (rue des trois Fuseaux à La Rochelle) à venir partager son prochain débat : "Mise en place de la Flat Tax, hausse de la CSG, réforme de la taxe d’habitation, prélèvement à la source...la (...)

Une sélection :

Migrations : la gauche déchirée ? AbonnésLire

Le

« Ils viennent manger le pain des Français, foutons-les à la mer ! » Rital, espingouin, bicot, porto, youpin, négro, bridé, métèque… À qui le tour aujourd’hui ? Regardez nos remparts, nos murailles, nos barbelés, nos citadelles, nos gardes-chiourmes, nos caméras de surveillance, nos drones et nos centres de détention ; tout ce qui dit la peur de l’autre, la terreur de l’invasion, la haine de l’envahisseur qui vient jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes.

De notre envoyé spécial au-delà du périphérique Dillah TEIBI, notre correspondant de guerre sociale Attention, ça bouge dans les quartiers ! AbonnésÉcouter

Le

Vous connaissez les pyramides, Venise et le palais du grand Lama, mais Aulnay-sous-Bois, vous connaissez, le nord d’Aulnay-sous-Bois ? C’est le genre d’endroits où les médias font des reportages sur la drogue, le voile, le viol et les djihadistes, c’est là que les sociologues engagés font leur « terrain », c’est là que les candidats aux élections viennent tous les cinq ans, c’est là que le président des riches, récemment, a rendu visite pour faire des selfies avec les habitants.

La chronique écosocialiste de Corinne Morel Darleux En Arctique, le réchauffement climatique est bon pour le business AbonnésVoir

Le

L’Arctique est un endroit du globe intéressant pour étudier comment certains voient dans le dérèglement climatique une nouvelle manière de faire des affaires et du business. Et ça remonte d’ailleurs à déjà quelques temps, puisque dès la fin de la guerre froide, les Russes ont senti venir la fonte des glaces dans l’Arctique et ont senti l’eldorado derrière ça : puisque l’Arctique, ce n’est pas juste de la banquise qui fond, c’est aussi des réserves de pétrole et de gaz absolument faramineuses.

Un entretien de Daniel Mermet avec Geoffroy de Lagasnerie Geoffroy de Lagasnerie : « Il n’y a pas d’intellectuel de droite » AbonnésVoir

Le

Pourquoi dialoguer avec Finkielkraut ou Zemmour ? Ça ne sert à rien, « il n’y a pas d’intellectuel de droite », répond le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie. « La définition de la gauche, c’est l’incommensurabilité à la droite. C’est-à-dire que nous n’avons, avec la droite, aucun terrain d’accord. Nous ne sommes pas dans une position de débat, mais dans une position d’affrontement. C’est "une lutte – comme disait Bourdieu à propos de Manet et de l’Académie – à la vie, à la mort". » Contrairement à ce qu’on laisse croire, la force de la gauche aujourd’hui, c’est d’être « imaginatrice », « inventive » et d’avoir « une pensée ». À propos des médias, des révolutions symboliques, de Mai 68, des quartiers populaires ou encore de la politique pénale, Geoffroy de Lagasnerie prouve que la gauche peut encore avoir une pensée stimulante et enthousiasmante.