Mai 68 et ses vies ultérieures

Mai 68 vu par une américaine. Dans cet ouvrage, cette historienne et spécialiste de littérature comparée à l’université de New York, adopte un contre-pied pulvérisant les récits reconstitués par l’histoire officielle. Pour elle, les révoltes de Mai 68 ne se limitent pas à une quête individualiste et spirituelle annonçant le mot d’ordre des années 1980 - liberté -, mais elles constituent un évènement politique majeur, à savoir : le plus grand mouvement de masse de l’histoire de France, la grève la plus importante de l’histoire du mouvement ouvrier français et l’unique insurrection générale qu’aient connue les pays occidentaux depuis la Seconde guerre mondiale. « L’immensité de l’évènement a été réduite, notamment à partir 1975 », explique-t-elle. « Je me suis intéressée aux traces laissées par ces efforts de réduction, à la façon dont l’histoire est reconstruite par le présent, à ce jeu de mémoire et d’oubli, à la façon dont l’évènement est captif de ses représentations successives ».

Kristin Ross , Mai 68 et ses vies ultérieures , traduit de l’anglais par Anne-Laure Vignaux, Agone, Paris, 2005, première édition : 2010.

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  • Soixante-huitard que jamais

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    Mai 68 et après ? Une fois de plus, Mai 68 aura été mis à toutes les sauces jusqu’à l’indigestion générale. Pas sûrs d’être encore là dans dix ans, les renégats officiels sont partout revenus propager la résignation. Nous n’avons pas changé le monde (...)

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SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

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Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

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Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.