L’écran rouge. Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo

Le ciel est à vous, La bataille du rail, Antoine et Antoinette, La Marseillaise, un cinéma qui se voulait « pour le peuple et par le le peuple ». Cet ouvrage veut raviver une histoire oubliée du cinéma français qui fut l’objet de nombreux combats, des années trente à la fin des années cinquante. En quatre chapitres - Un long Front populaire, La guerre et ses galeries, De beaux lendemains, la Défense du cinéma français-, les auteurs revisitent les fondations sociales et politiques du cinéma français à laquelle les syndicats et militants ont largement contribué. Il y a les temps forts : l’occupation des studios en 1936, la renaissance du festival de Cannes, la mobilisation populaire pour les ciné-clubs, les comités de défense, l’action auprès des parlementaires, la création d’aides publiques, les conventions collectives. Il y a aussi le portrait et l’action de militants célèbres ou oubliés : le cinéaste Robert Jarville, la monteuse Marguerite Houllé, l’engagement fructueux de Gérard Philippe mal connu dans ses habits de syndicaliste, celui de ces femmes qui contribuèrent à la naissance de la cinémathèque française. Si vous aimez le « cinéma de Gabin à Belmondo », vous aimerez cette histoire populaire, sociale et politique où comme l’écrit Tanguy Perron : « le mouvement ouvrier n’a pas à rougir de sa participation à la vie du cinéma ». Il fallait bien qu’un livre s’en fasse l’écho.

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Une sélection :

La Guerre Des Idées, « LE DÉCHAÎNEMENT DU MONDE » : un entretien de Daniel Mermet avec François Cusset François Cusset : l’État brandit la violence pour cacher celle qu’il pratique AbonnésVoir

Le

Génocides, grandes boucheries, hécatombes, le siècle passé fut le plus violent de l’Histoire. Aujourd’hui la violence diminue, c’est ce que nous croyons, c’est ce que nous disent les experts. Pour François Cusset, la violence n’a pas reculé, elle a changé de formes et de logiques. Et la comparaison avec la violence « bien pire jadis » ou la violence « bien pire ailleurs » nous empêche de mesurer celle que le désastre néolibéral nous inflige aujourd’hui.

« LE JOURNALISME DOIT DÉFIER L’AUTORITÉ. » Le journaliste Robert Fisk est mort à 74 ans QUAND ROBERT RENCONTRE BEN LADEN Accès libreÉcouter

Le

Le grand journaliste Robert Fisk est mort. Pas du tout l’air d’un baroudeur, mais plutôt d’un brave irlandais, amateur de rugby, qui sort de son pub. Depuis quarante ans, il était sur tous les coups et toutes les guerres : Liban, Syrie, Irak, Iran, Algérie, Bosnie, Afghanistan, la liste est longue. Toujours à rebrousse-poil et à contre-courant, toujours sur le terrain, le calepin à la main. Contesté, jalousé, respecté, ses papiers – très suivis par le public – agaçaient les professionnels de la profession. Il avait reçu quantité de prix et de récompenses.

Texte à l’appui. Une grande enquête de David Garcia (texte) Sportifs, militaires, travailleurs, fous de Dieu et Joe Biden : tous dopés ? AbonnésLire

Le

Diego Maradona est mort l’année dernière. Le divin footballeur argentin se dopait, comme le président Kennedy avant lui, ou un empereur chinois il y a 5 000 ans. Belligérants du conflit mondial de 1939-1945, militaires français de la première guerre du Golfe, combattants de l’État islamique se gavaient de stimulants. En 2021, étudiants, cadres d’entreprise, intellectuels, journalistes, travailleurs en général, gentilles et méchantes personnes, tout le monde se dope… Loin d’être un phénomène cantonné au monde du sport, le dopage gangrène toutes les sociétés, et depuis toujours. Où il y a compétition entre les hommes, entre les entreprises, entre les États, il y a dopage. Dès lors que le néolibéralisme mondialisé pousse vers toujours plus de « concurrence libre et non faussée », le dopage a de beaux jours devant lui. Entretien documenté avec le docteur Jean-Pierre de Mondenard, le spécialiste du dopage qui n’épargne personne.

Joe Biden est-il devenu président des États-Unis grâce au dopage ? « Ses performances lors des débats ont été INÉGALES comme jamais, pour dire les choses gentiment. Seuls des médicaments ont-ils pu provoquer ces écarts ??? », tweetait Donald Trump le 27 septembre 2020, à l’avant-veille du premier débat télévisé entre les deux candidats. Avant d’exiger « avec fermeté un test antidopage pour Joe Biden l’endormi ». Tout en promettant de passer lui-même au contrôle…