Photographie, arme de classe. Photographie sociale et documentaire en France, 1928-1936

Que s’est il passé dans l’entre-deux-guerres en France, précisément entre 1928 et 1936 ? Quelles représentations avons-nous des travailleurs, des paysans, des luttes, de la police, des femmes, des loisirs, des enfants, des clochards, des mobilisations, des députés, de la montée du fascisme, du pacifisme, de la révolution sociale, des colonies… Damarice Amao, Florian Ebner et Christian Joschke ont constitué un recueil de la photographie sociale et documentaire en France, de ces huit années. Mêlant textes et images en sépia ou en noir et blanc prises par de jeunes photographes qui deviendront célèbres (Henri Cartier-Bresson, Gisèle Freund, Willy Ronis, Eli Lotar, par exemple), ils montrent comment à travers des nouvelles pratiques photographiques est née une grammaire visuelle et graphique portée par un foisonnement de magazines, brochures, tracts et affiches. Grâce à près de cent œuvres, certaines connues, beaucoup pas du tout, ce livre dévoile un regard engagé et met en valeur le foisonnement d’une période mal connue qui ne se limite pas aux événements du Front Populaire et à la Guerre d’Espagne.

Damarice Amao, Florian Ebner et Christian Joschke, Photographie, arme de classe. Photographie sociale et documentaire en France, 1928-1936 , Textuel - Centre Pompidou, Paris, 2018.

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Le , par L’équipe de Là-bas

Julian Assange, Chelsea Maning, Edward Snowden, et tous ceux qui ont eu le courage de révéler le système d’espionnage des États-Unis sont lourdement condamnés. C’est THOMAS DRAKE, l’un de ces lanceurs d’alerte, que nous rencontrons aujourd’hui.
Un reportage aux États-Unis de Giv Anquetil et Daniel Mermet.

Parlons de Julian Assange AbonnésLire

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Le vendredi 16 novembre 2018, un document judiciaire daté du mois d’août, jusque-là tenu secret, a été révélé par des procureurs américains, par erreur semble-t-il. Ce document signifie l’inculpation de Julian Assange aux États-Unis, pour espionnage.

Le fondateur de WikiLeaks était déjà une cible désignée pour avoir publié des dizaines de milliers de documents diplomatiques et militaires américains, sur les guerres en Irak et en Afghanistan.

WikiLeaks est une organisation créée en 2006, utilisant des sites Internet extrêmement protégés où des lanceurs d’alertes peuvent déposer, en toute sécurité, des documents confidentiels. C’est ce qui s’est passé pendant des années, WikiLeaks révélant de nombreux scandales sur les agissements de puissances de guerres au nom de la démocratie. En avril 2010, Julian Assange y a publié une vidéo de l’armée américaine tournée en Irak et montrant le massacre de plusieurs civils, dont deux employés de Reuters, des tirs sur plusieurs enfants, sous les commentaires sarcastiques de soldats américains qui tiraient depuis un hélicoptère. Ces images ont été vues partout dans le monde et ont révélé au grand public la réalité des guerres modernes, qui n’ont rien de « chirurgicales » et « propres », comme l’ont toujours prétendu les gouvernants américains.

Les chercheurs manifestent pour une recherche publique, libre et désintéressée VACCIN, RECHERCHE : LES GROS ENFUMAGES DE MONSIEUR MACRON AbonnésVoir

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En mars, Macron promet 5 milliards pour la recherche scientifique. Enfumage ! Au total, aujourd’hui, c’est à peine 104 millions qui sont budgetés, alors que l’Allemagne a alloué 60 milliards d’ici 2023 pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation. Thérapie, vaccin, « la crise du COVID-19 nous rappelle le caractère vital de la recherche scientifique », déclarait Macron. Comment peut-on accepter cet énorme mensonge ? Les chercheurs sont en lutte. Nous devons soutenir une recherche publique libre et désintéressée. Une enquête de Maja NESKOVIC et Aurélie MARTIN [VIDÉO : 30’12].

Un entretien de Daniel Mermet avec Geoffroy de Lagasnerie Geoffroy de Lagasnerie : « Il n’y a pas d’intellectuel de droite » AbonnésVoir

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Pourquoi dialoguer avec Finkielkraut ou Zemmour ? Ça ne sert à rien, « il n’y a pas d’intellectuel de droite », répond le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie. « La définition de la gauche, c’est l’incommensurabilité à la droite. C’est-à-dire que nous n’avons, avec la droite, aucun terrain d’accord. Nous ne sommes pas dans une position de débat, mais dans une position d’affrontement. C’est "une lutte – comme disait Bourdieu à propos de Manet et de l’Académie – à la vie, à la mort". » Contrairement à ce qu’on laisse croire, la force de la gauche aujourd’hui, c’est d’être « imaginatrice », « inventive » et d’avoir « une pensée ». À propos des médias, des révolutions symboliques, de Mai 68, des quartiers populaires ou encore de la politique pénale, Geoffroy de Lagasnerie prouve que la gauche peut encore avoir une pensée stimulante et enthousiasmante.