Les pieds sur terre Abonnés

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Au cœur de Notre-Dame-des-Landes, le Liminbout, hameau d’une dizaine d’habitants tient le haut du pavé. Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires surendettés venus chercher une autre vie, squatteurs plus ou moins confirmés y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien.
« Ici, on ne fait pas de la politique : on la vit. » Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l’aéroport et son monde.

Du Larzac à Notre-Dame-des-Landes, l’histoire continue. Il ne suffit pas de se contenter des utopies rêvées ou de regretter les temps jadis imaginaires, tous ses fantasmes qui se fracassent sur les rochers du quotidien. Au delà des étapes mouvementées de la lutte, des confrontations physiques, des effets de modes et des clichés entrechoqués dans le tambour battant de la médiatisation quotidienne qui avale et recrache sans relâche, nous voilà ici devant un laboratoire des alternatives concrètes.

Le film montre comment ça se passe, en vrai, quand des jeunes "Zadistes" viennent s’installer près de paysans "traditionnels", qui tuent le cochon et font ce qu’ils ont à faire, les concessions que font les uns et les autres, les idées qui émergent, les désirs de faire autrement, un couple d’agriculteur qui envisagera de passer en bio, un autre couple qui ouvrira une buvette, la jeune voisine "normale" et curieuse, attirée par l’énergie des nouveaux arrivant qu’elle observe à distance avec bienveillance et qui un jour viendra... Tous ces personnages attachants, bien ancré dans le réel, faisant face à leurs propres contradictions, composent un concentré d’humanité encourageant pour qui a besoin de l’être.

Loin des visions étroites relatées dans les salons parisiens et les rédactions-réactions, ce film montre comment un autre monde est encore possible. C’est pour taper encore quelques coups de marteau sur ce clou que nous avons eu envie d’éditer ce film.

Les Mutins de Pangée, 2018

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