I pay for your story Abonnés

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À Utica, ville sinistrée des États-Unis, Lech Kowalski propose aux habitants de payer pour écouter leur histoire. Avant Trump, un portrait poignant de l’Amérique des marges, entre tragédie et survie.

Suspendu à une véranda, un néon bleu et rouge clignote avec la mention "I pay for your story". À Utica, ville moyenne de la "Rust Belt" dans le nord-est des États-Unis, dont le rêve américain s’est évanoui depuis longtemps avec la désindustrialisation, Lech Kowalski (La malédiction du gaz de schiste, À l’est du paradis) fait caméra ouverte pour les habitants et les rémunère deux fois le salaire minimum pour les entendre. Noirs pour la plupart, les volontaires déroulent simplement le fil de leur vie, avec deux gros dénominateurs communs : la fatalité misère-drogue-prison et l’instinct de survie, avec l’espoir ténu et tenace d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Des condensés de destins où ils affirment aussi leur identité et leur dignité, loin des statistiques où l’on tend à les enfermer, comme leur refus de la stigmatisation. À travers leurs récits résistants se dessine, de l’intérieur, le chaos d’une cité sinistrée, qui hier encore s’enorgueillissait de son industrie textile et de son usine de la General Electric. Dans un ancien night-club désaffecté, rempli de gravats, un père évoque les soirées festives d’autrefois, avant le basculement. Et avant même l’élection de Trump, ces rescapés cabossés pressentent déjà des émeutes à venir.

Lech Kowalski, enfant d’émigrés Polonais, qui a passé son adolescence à Utica, parvient à travers la force brute des témoignages à ausculter la ville éreintée par la pauvreté, miroir piqué de l’Amérique. Une cité démembrée, singulièrement cinématographique, qui émerge au détour de brefs et beaux plans, souvent de nuit. Sans excès d’empathie ni de curiosité, le réalisateur restitue puissamment, par la sobriété du dispositif, la parole de ces "sans-voix", comme ce sexagénaire qui a passé vingt-cinq ans derrière les barreaux et envisage son retour en prison pour la promesse d’un lit et de soins médicaux. Le portrait abyssal d’une époque, où se glisse, comme une lueur vacillante, un hommage à la mère du cinéaste.

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Les Rendez-vous des Repaires

  • Le repaire de St-Affrique vous invite pour une projection des 4 courts-métrages ’film du mois’ sur le Brésil diffusés sur Là-bas. Rendez-vous ce samedi 27 avril au Lieu-Dit, au 5 bis rue l’industrie. Entrée gratuite (évidemment) !

  • Notre prochain repaire aura lieu le lundi 6 mai. Les intervenants(es) seront des gilets jaunes du centre-Manche : St-Lô, Coutances et Carentan. Ils ont accepté notre invitation et nous les en remercions. Elles et ils pourront témoigner, expliquer leur démarche et répondre à nos questions. (...)

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ÉPISODE #02 : une nouvelle enquête de nos deux stagiaires Manipulez-nous mieux : Gilets jaunes, au goulag ! AbonnésÉcouter

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Cette semaine, nos deux journalistes débutants ont chaussé leur équipement de terrain (casque, brassard-presse, déontologie et courage) pour arpenter les Champs-Élysées et la rue du Faubourg Saint-Honoré. Leur rédacteur en chef leur a passé commande d’un reportage délicat et hautement sensible. Leur angle : « Les Gilets Jaunes, les français comme les médias veulent que cela s’arrête… Vous êtes d’accord, hein ? »

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1995, c’était notre première émission avec les PINÇON-CHARLOT, il y a 23 ans ! Emissions, vidéos, films, livres, B.D, débats, à eux deux, depuis des années, dans les grandes émissions de télés comme dans un café-repaire de LA-BAS, ils donnent des outils pour démonter ce monde et en construire un autre à partir de leurs recherches sociologiques concentrées sur le monde de la bourgeoisie et de l’oligarchie. Démonter la domination des riches et de l’oligarchie, construire l’émancipation et l’égalité, avec une certitude, les mauvais jours finiront. Leur engagement et leur réussite est un formidable encouragement pour cette rentrée. Voilà leur dernier livre, une BD avec Etienne LECROART au dessin. « LES RICHES AU TRIBUNAL. L’affaire Cahuzac et L’évasion fiscale », qu’ils signeront à la tête de l’Humanité !

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Le premier reportage dessiné de LÀ-BAS ! (5 épisodes) 42 nuances de libéralisme AbonnésLire

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En fait, vois-tu, il y a des petits rayons de soleil, même dans les existences les plus mornes. Et c’est heureux.
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« Foulards rouges » ou « gilets jaunes » : que choisir ? Place de la République, sous la pluie, les « foulards rouges » pro-Macron étaient exactement 29. Juste à côté, à la Bourse du travail, ils étaient 800 sur le thème « FIN DU DÉBAT, DÉBUT DU GRAND DÉBARRAS », pour préparer l’ACTE XVIII de ce samedi, avec, entre autres, un appel à LA GRÈVE GÉNÉRALE lancé par Jérôme RODRIGUES, et aussi Frédéric LORDON qui hésite à répondre à l’invitation d’Emmanuel MACRON. Pour vous aider à faire votre choix (en toute objectivité), voici notre reportage express.