Vote par adhésion ou vote par défaut ? Seulement 16% ont voté pour son programme

Vive le président Macron ! Vive la Révolution !

Le

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Tout comme Fidel CASTRO et ses guerilleros, Emmanuel MACRON vient de montrer qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une majorité pour prendre le pouvoir. En effet, au moins 75% des électeurs inscrits ne voulaient pas de lui ! Il suffit de voir les résultats officiels.

Le jour de l’élection, le 07 mai, nous vous disions que 81% des inscrits ne voulaient pas de Monsieur MACRON [1]. Aujourd’hui, avec les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur et avec des informations plus complètes, il se confirme clairement qu’entre 75% et 82,5% des Français inscrits sur les listes électorales ne voulaient tout simplement pas de ce président.

Second tour de l’élection présidentielle, 07 mai 2017 (chiffres du ministère de l’Intérieur)
Population française 66 990 826
Inscrits sur les listes électorales 47 568 588
Abstentions 12 101 416 Soit 25,44% des inscrits
(record depuis le 2d tour Alain POHER -
Georges POMPIDOU en 1969)
Votants 35 467 172 Soit 74,56% des inscrits
Blancs 3 019 724*

*record sans précédent
Soit 6,35% des inscrits
Soit 8,51% des votants
Nuls 1 049 532 Soit 2,21% des inscrits
Soit 2,96% des votants
Total blancs et nuls 4 069 256 Soit 8,55% des inscrits
Soit 11,47% des votants
Total abstentions,
blancs et nuls
16 170 672 Soit 33,99% des inscrits
Plus d’un tiers des Français a choisi de ne pas choisir
Suffrages exprimés 31 397 916 Soit 66,01% des inscrits
M. Emmanuel
MACRON
20 753 798 Soit 43,63% des inscrits
Soit 66,10% des suffrages exprimés
Mme Marine LE PEN 10 644 118*

*en réalité,
Madame LE PEN
est en troisième
position.
Avec 10,6 millions de
voix, elle arrive
derrière les abstentions
(12,1 millions)
Soit 22,38% des inscrits
Soit 33,90% des suffrages exprimés
Vote d’adhésion ou vote par défaut ? Combien de voix POUR Monsieur MACRON ?

Selon une étude d’Ispos/ Sopra Steria publiée le 07 mai, « la volonté de faire barrage au FN a été la principale motivation de voter pour Emmanuel MACRON : 43% de ceux qui ont glissé son bulletin dans l’urne ont d’abord voulu marquer « leur opposition à Marine LE PEN ». »

Ce qui revient à dire que 8 924 133 personnes ont voté pour Emmanuel MACRON par défaut. En prenant en compte ces votants par défaut, les votes blancs, nuls, les abstentionnistes et les électeurs de Marine LE PEN, on arrive à un total de 35 738 923 de personnes qui ne veulent pas d’Emmanuel MACRON. On peut donc conclure selon cette étude que 75% des inscrits ne veulent pas de ce président.

On trouve aussi dans cette étude l’élément « qui a le plus compté dans votre choix de voter pour Emmanuel MACRON » :

Le renouvellement politique qu’il représente 33%
Son programme 16%
Sa personnalité 8%

Il n’y aurait donc que 16% de ses électeurs qui soutiennent son programme ?

Plusieurs autres études vont dans le même sens :

▶ selon une étude de l’institut Viavoice pour le journal Libération du 26 avril 2017, ce sont 41% des électeurs de Macron qui ont voté pour lui par défaut dès le premier tour (et 58% par conviction)

selon un sondage OpinionWay réalisé le jour du second tour, 49% des électeurs d’Emmanuel MACRON ont voté pour lui « pour que l’autre candidate soit battue ».

un sondage Harris Interactive pour M6 réalisé le 07 mai 2017 indique que 59% des électeurs d’Emmanuel MACRON ont voté pour lui avant tout parce qu’ils ne souhaitent pas « que Marine LE PEN devienne Présidente de la République ».

selon un sondage Ifop/Fiducial réalisé en ligne le 07 mai 2017 pour Paris Match, C News et Sud Radio, ce sont 57% des électeurs d’Emmanuel MACRON qui ont choisi ce bulletin avant tout pour « que son adversaire ne soit pas élue présidente de la République. »

une autre étude Ipsos/Sopra Steria pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) publié le 03 mai 2017 indique que 60% des électeurs ayant l’intention de voter pour Emmanuel MACRON le feraient « par défaut », contre « 40% par adhésion ».

Sur les 20 753 798 électeurs de MACRON, ce serait donc 12 452 279 personnes qui auraient voté « par défaut ». En ajoutant à ces électeurs « par défaut » les votes blancs, nuls, les abstentionnistes et les électeurs de Marine LE PEN, on peut donc conclure selon cette étude que 82,5% des inscrits ne veulent pas de ce président.

Conclusion : études et sondages indiquent un taux de vote par défaut de 43 à 60%, donc entre 75% et 82,5% des Français inscrits sur les listes électorales ne veulent pas de ce président.

Côté MACRON, on ne manque pas de rappeler que SARKOZY en 2007 ou HOLLANDE en 2012 furent eux aussi élu plus « par défaut » que « par adhésion ». Et c’est peut-être là qu’on trouve la raison du rejet de ces élus qui n’ont pas l’adhésion de la majorité et qui au contraire représentent les intérêts d’une minorité.

À noter, selon l’étude Viavoice publiée le 26 avril, après le premier tour, si les principaux candidats recueillaient de 78% à 84% de vote de conviction, Emmanuel MACRON, lui n’avait que 58% de vote de conviction.

Par ailleurs :
Un sondage « Questions de l’économie » réalisé par BVA-La Tribune du 03 au 04 mai 2017 indique que 70% des Français sont « opposés au recours aux ordonnances » pour la réforme du droit du Travail souhaitée par Emmanuel Macron

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    Dans ses Chroniques de Mai 68, l’écrivaine Mavis Gallant remarquait que la vente de livres à Paris avait bondi de 40 % en mai et juin 1968. On ne sait pas encore si les « gilets jaunes » ont acheté beaucoup de bouquins, en tout cas ils se renseignent, ils se documentent, ils s’informent, dans la vraie vie ou en ligne, sur les réseaux sociaux ou sur le site Là-bas si j’y suis ! Pour celles et ceux qui achètent encore des bouquins, en voici deux qu’on vous conseille, et pas seulement parce que Gérard Mordillat en est l’auteur.

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    Un retour au réel. Voilà ce que les « gilets jaunes » sont depuis trois mois : un retour des classes populaires dans le débat public, dont elles avaient été consciencieusement chassées. Cette exclusion des classes populaires du champ politique, les tenants de l’ordre néolibéral l’ont pensée, théorisée. L’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn l’écrivait noir sur blanc dans son livre La Flamme et la Cendre (Grasset, 2002 ) : « les couches sociales regroupées dans le terme générique d’“exclus” ne votent pas pour (la gauche), pour cette raison simple que, le plus souvent, elles ne votent pas du tout. Au risque de l’impuissance, (la gauche) se voit dans l’obligation de trouver à l’intérieur d’autres catégories sociales le soutien suffisant à sa politique. »

  • Soyons plus répressifs : interdisons les manifs ! Abonnés

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    À Là-bas, on s’est dit que la com’ gouvernementale avait besoin d’un petit coup de main. Nos deux envoyés un peu spéciaux, Anaëlle et Gaylord, nouvelles recrues prometteuses de la Direction des systèmes d’information et de communication du ministère de l’Intérieur (ça existe vraiment) et militants des JAM, les Jeunes avec Macron (eux aussi existent vraiment), sont allés place Georges-Pompidou, à Paris, faire la retape pour la « loi anti-casseurs »… pardon, la « loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations ».

Une sélection :

« Le Président des ultra-riches », le nouveau livre des Pinçon-Charlot (Zones, 2019) LA VIOLENCE DES ARROGANTS : JUSQU’OÙ ? AbonnésVoir

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Rien à faire, malgré les gros moyens, la com’, les médias, la frime et les débats, l’entourloupe Macron ne marche plus. Il ne reste qu’à faire tirer contre le peuple, faire arracher les yeux et les mains des gueux, le samedi de préférence. Mais les gueux résistent et les Français sont avec eux. À l’appui de cette guerre de classes, les Pinçon-Charlot apportent des armes et des outils efficaces et tranchants contre cette oligarchie aux pieds d’argile. En attendant l’autopsie finale. Un entretien avec Monique Pinçon-Charlot, qui publie avec Michel Pinçon Le Président des ultra-riches. Chronique du mépris de classe dans la politique d’Emmanuel Macron (Zones, 2019).

À La Courneuve, les « gilets rouges » de la CGT réinventent un service public au service du public AbonnésÉcouter

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« L’électricité, c’est la vie, et nous, on est des "gilets rouges" ! » La formule est de Nicolas Noguès, un militant CGT. Avec des collègues syndicalistes, il occupe une ancienne boutique EDF à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Leur opération a débuté le 14 novembre 2018, soit trois jours avant le premier acte des « gilets jaunes ». Alors c’est vrai, c’est moins spectaculaire. Et du coup, il y a moins de journalistes pour couvrir l’événement. Pourtant, là aussi, dans ce coin du 93, il est question de proximité et d’accès aux services publics pour des usagers sacrifiés sur l’autel de la dématérialisation.

Une série de reportages en dix épisodes Vous êtes seul, célibataire ? Là-bas vous aide à rencontrer quelqu’un ! [INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

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Tout le monde ne se pose pas la question, mais beaucoup quand même : comment rencontrer quelqu’un ? Où choper un mec ? Où draguer une fille ? Dans la rue, dans un bar, au bureau ? Sur un site de rencontre, avec une application ? Pour une nuit, pour la vie ? Chacun ses trucs, mais au fait, comment font les autres ? Sophie Simonot est allée vous poser la question. Une série de reportages en dix épisodes, dans des milieux et des générations différentes, des réponses et des silences inattendus…