Un texte d’Olivier Azam (Les Mutins de Pangée)

Réponse aux perfidies de l’AFP sur Julian Assange

Le

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Dans l’apparente neutralité d’une dépêche du 10 décembre 2021 annonçant que la Haute Cour de Londres venait de rendre de nouveau possible l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis, l’AFP prend fait et cause contre un confrère journaliste, fondateur de WikiLeaks, lentement assassiné dans la prison de haute sécurité de Belmarsh à Londres.
Le titre annonce la couleur : « Julian Assange, héros controversé de la liberté d’informer ».

Controversé ? Vraiment ?

L’auteur de la dépêche (Sylvain Peuchmaurd) note que Julian Assange « a vu son image se troubler avec le temps ». De quel trouble s’agit-il ? Et qui estime que trouble il y a ?

Depuis les révélations de Chelsea Manning via WikiLeaks en 2010, documentant les crimes de guerre et les actes de torture commis régulièrement par l’armée des États-Unis en Afghanistan, en Irak et dans la prison de Guantánamo, Julian Assange est officiellement devenu « une cible prioritaire  » pour Washington. Plus que « troublée », nous avons assisté en dix ans à la totale destruction de l’image d’Assange, organisée par les États-Unis et leurs subordonnés, autour des allégations de « délits sexuels » dans l’affaire suédoise qui, après neuf ans de procédure, s’est soldée par un abandon des poursuites dans un relatif silence médiatique si on le compare à l’empressement à l’accuser de viol.

Après son arrestation dans l’ambassade d’Équateur à Londres le 11 avril 2019, Julian Assange a purgé la lourde peine de 50 semaines de prison dans une prison de haute sécurité pour n’avoir pas respecté les conditions de sa liberté conditionnelle (ayant épuisé tous ses recours face à la justice britannique, l’extradition vers la Suède était imminente en juin 2012, il avait alors brisé son bracelet électronique avant de se réfugier dans l’ambassade équatorienne). Il a ensuite été maintenu en détention à Belmarsh à la demande de Washington qui veut juger le journaliste australien sur la base de chefs d’inculpation essentiellement fondés sur l’Espionage Act qui est une loi interne aux États-Unis, créée en 1917 pour enfermer les opposants à l’entrée en guerre.

La dépêche de l’AFP précise : « Son image de “cyber-warrior” aux cheveux blancs s’est brouillée au fil des ans, en particulier avec la diffusion par sa plateforme, en 2016, pendant la campagne présidentielle américaine, de milliers de courriels piratés provenant du Parti démocrate et de l’équipe d’Hillary Clinton.  »

Le journaliste de l’agence de presse n’a pas trouvé la place de préciser ce que contiennent les révélations de ces courriels qui ont « brouillé l’image » d’Assange :

 la publication par WikiLeaks de courriels prouvant comment la direction du Parti démocrate américain a manipulé les primaires pour favoriser Hillary Clinton au détriment de Bernie Sanders, notamment comment la candidate a triché lors des débats en ayant accès à l’avance aux questions ;

 les révélations par WikiLeaks d’extraits des conférences payées par Goldman Sachs en 2013 et le financement de la Fondation Clinton par l’Arabie saoudite alors que les records de ventes d’armes à ce pays ont été battus sous le mandat de secrétaire d’État Hillary Clinton.

En février 2016, WikiLeaks avait aussi publié les « NSA Targets World Leaders » révélant comment, pendant la présidence de Barack Obama, les services américains avaient espionné une réunion privée sur la stratégie de lutte contre le changement climatique entre le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin ainsi que la mise sur écoute de plusieurs grands diplomates et hauts dirigeants (dont Nicolas Sarkozy), le chef de cabinet du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), des hauts responsables de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et de l’Union européenne.


Toutes ces vérités, que personne n’a pu nier, l’AFP semble les ignorer ou les juger désormais non publiables. Pourquoi ?

« Selon la CIA, ces documents ont été obtenus auprès d’agents russes, ce que nie la plateforme  », dit la dépêche, renvoyant dos à dos les deux parties en oubliant de préciser que ces allégations n’ont pu être prouvées par les États-Unis, notamment dans la très longue et très coûteuse enquête du procureur spécial Robert Mueller sur la soi-disant ingérence russe dans ce dossier (lire Aaron Maté « CrowdStrikeOut : Mueller’s own report undercuts its core Russia-meddling claims » [1]).
L’AFP ne précise pas que WikiLeaks n’a pas seulement publié des documents révélant la surveillance massive de leur propres citoyens par les services de renseignement – publics et privés – états-uniens mais aussi celle de leurs équivalents russes sur leur population (« Spy Files Russia », septembre 2019, en partenariat avec Mediapart et La Repubblica), mais sans que ces révélations ne provoquent une demande d’extradition de Julian Assange du Royaume-Uni vers la Russie.

« Ces révélations avaient alors suscité des éloges appuyés du candidat Donald Trump, qui avait lancé lors d’un meeting : "J’adore WikiLeaks !" », se souvient l’AFP, en occultant le fait que WikiLeaks avait dénoncé en janvier 2017 la promesse de campagne non tenue de Trump sur la publication de sa déclaration d’impôts, et en oubliant aussi que, le 21 avril 2017, le ministre US de la Justice Jefferson « Jeff » Session avait fait de l’arrestation d’Assange une « priorité » pour les États-Unis et que le président Trump n’a jamais fait le moindre geste pour arrêter les poursuites contre lui, son « soutien » à WikiLeaks s’étant limité à une boutade de meeting de campagne.

« En 2011, les cinq journaux (dont The New York Times, The Guardian et Le Monde) associés à WikiLeaks condamnent la méthode de la plateforme, qui rend publics des télégrammes du département d’État américain non expurgés. Ils estiment que les documents sont susceptibles de « mettre certaines sources en danger ». La critique sera reprise par le lanceur d’alerte Edward Snowden », pointe l’AFP qui semble ignorer quelques détails importants :

 ces grands titres de la presse internationale ont justement publié de nombreuses révélations en partenariat avec WikiLeaks, dont les « Afghans War Diaries », « The Iraq War Logs » et le « Cablegate » en 2010 ;

 lors des audiences d’extradition en 2020, aucun des journalistes de ces journaux n’est venu dénoncer les méthodes d’Assange. Au contraire, le journaliste américain John Goetz, qui travaillait au Spiegel au moment de ces grandes révélations, a témoigné en faveur du fondateur de WikiLeaks, insistant sur sa déontologie exigeante. Selon lui, Assange a personnellement veillé à ce que les noms des informateurs vulnérables apparaissant dans des centaines de milliers de documents secrets du gouvernement américain ne soient jamais publiés ;

 WikiLeaks a sollicité le Pentagone pour qu’il efface lui-même les noms des agents potentiellement menacés mais les autorités américaines n’ont pas donné suite. On peut notamment le voir dans le documentaire de Laura Poitras, Risk (2016) ;

 en 2010, Julian Assange a lui-même refusé au Gardian de publier des documents car il estimait que ceux-ci risquaient de mettre en danger des personnes. Il n’a pas cédé au harcèlement des journalistes du quotidien britannique, pressés de rendre publics les documents dont ils avaient obtenu une copie ;

 en février 2011, dans leur livre WikiLeaks. Inside Julian Assange’s War on Secrecy (Guardian Books), David Leigh et Luke Harding, journalistes au Guardian, ont publié le mot de passe confié par Assange permettant d’accéder aux 250 000 câbles diplomatiques non expurgés.

« Ce faisant, David Leigh et le Guardian ont violé de manière répétée les conditions de sécurité de WikiLeaks, notamment notre consigne que les câbles non publiés soient mis à l’abri des services secrets en les conservant sur des ordinateurs non connectés à internet  », déplorait Julian Assange dans un communiqué.

Quoi qu’il en soit, les États-Unis n’ont jamais apporté le moindre début de preuve contre Julian Assange permettant de l’accuser d’avoir « du sang sur les mains » comme avait pourtant titré le New York Times, en désignant celui qui, justement, avait révélé à quel point ses accusateurs trempent dans le crime.

Pour avoir publié ces vérités, que personne ne peut aujourd’hui contester, Assange a payé de sa liberté depuis presque dix ans et risque aujourd’hui de mourir en prison sans avoir été condamné pour le moindre crime. Ce n’est pas seulement, comme l’écrit l’AFP, un « noyau dur  » qui « lui est resté fidèle à l’instar de la créatrice britannique Vivienne Westwood, et nombre d’associations de journalistes ou de défense des droits humains » (ce qui est déjà beaucoup), mais des experts médicaux indépendants, ainsi que ceux qui dénoncent les conditions de détention d’Assange comme Doctors for Assange, un collectif international de plus de 300 médecins, et bien sûr le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Nils Melzer.

L’AFP laisse entendre que Snowden serait désormais contre Assange, or le lanceur d’alerte de la NSA ne cesse de soutenir le fondateur de WikiLeaks, suggérant même à Donald Trump avant la fin de son mandat que « s’il fallait gracier une seule personne, il fallait gracier Assange  ». Pas plus tard que ce 10 décembre, Edward Snowden exprimait son indignation face au jugement de ce jour dans plusieurs tweets et retweets. Autant d’éléments que l’AFP ne peut ignorer si elle connaît l’existence de Twitter.

Les avocats de Julian Assange vont saisir la Cour suprême pour tenter d’éviter sa probable extradition vers les États-Unis où il risque 175 ans de prison pour avoir dit la vérité et fait ce que tout journaliste est censé faire, comme l’AFP est bien placée pour le savoir. La persécution est rendue possible par la passivité voire la complicité des médias dominants et ce genre de dépêche qui valide les arguments de Washington contre la liberté d’informer en répétant les « fake news » et calomnies habituelles.

N’en déplaise à l’AFP, Julian Assange est le journaliste le plus primé du XXIe siècle et il est soutenu par de nombreux confrères dans le monde, des syndicats de journalistes (en France par le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes, à l’échelon international par la FIJ), des ONG comme RSF, Amnesty International, Human Rights Watch...

En espérant que s’il reste encore à l’AFP quelques journalistes attachés aux faits, ils prendront en compte ces éléments en vue d’un correctif et des excuses publiques pour cette dépêche qui « porte la plume dans la plaie » de la torture qui tue à petit feu leur confrère.

Olivier Azam,
Les Mutins de Pangée

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    Au tribunal d’Orléans, mardi 8 septembre, à l’issue de deux jours d’audience où Olivier Bouygues comparaissait pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée », la procureure de la république Emmanuelle Bochenek-Puren n’a pas cru une seule seconde aux simagrées du milliardaire et a requis, étant donné l’abondance de « preuves matérielles », la peine maximale à son encontre, soit 5 ans de prison avec sursis et 750 000 euros d’amende avec interdiction d’exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans.

    « Je ne savais pas pour ces destructions d’espèces protégées. C’est dans l’ADN de notre groupe de déléguer, de faire confiance, j’ai fait ça sur nos chantiers, je fais ça sur mon domaine. Cela a été un choc quand j’ai appris ces faits, je leur ai passé un savon et aussitôt exigé que ces pratiques cessent. » (Olivier Bouygues)

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    Un viandard, un obsédé de la chasse, un cinglé du sang chaud des bêtes, du faisan à l’éléphant, de l’ours à l’antilope, du buffle à la perdrix, partout dans le monde, de Chambord au Tibet, des forêts de Pologne au cœur de l’Afrique, il était hanté par une obsession : chasser, chasser, chasser ! Peu importe le protocole et les affaires du monde, d’abord, il fallait tuer. Non pas tuer, d’ailleurs, mais tirer. Il ne laissait pas les gardes achever les bêtes, il voulait tirer sans cesse. Et le lendemain, on trouvait dans les fourrés les bêtes tremblantes, encore dans leur agonie.

  • La lutte des chasses Oui, les milliardaires sont des nuisibles ! Abonnés

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    À l’université d’été de La France insoumise, la députée européenne Manon Aubry a affirmé « que taxer les riches, c’est pas suffisant. Et que si l’on veut être clair dans une société où on va remettre les choses à l’endroit, c’est qu’il ne faudra pas seulement taxer les riches, mais interdire les milliardaires. Parce que s’il n’y a plus de milliardaires, il n’y a plus personne qui détient les médias. S’il n’y a plus de milliardaires, il n’y a plus personne qui massacre la planète. (…) Si on regarde dans le détail, je veux vous convaincre aussi à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles. »

    Très bonne idée ! Interdire les milliardaires, c’est aussi protéger toute la faune chassée et pourchassée par les milliardaires dans leurs chasses de Sologne.

    Le procès qui s’ouvre les 7 et 8 septembre à Orléans contre le milliardaire et homme d’affaires Olivier Bouygues, pour destruction d’espèces animales protégées, en apporte une preuve éclatante.

    La Sologne est depuis longtemps le terrain de jeu des ultrariches. Abattre du gibier est le loisir préféré d’une petite trentaine de milliardaires qui ont ici leurs terres et leurs châteaux : Seydoux, Wertheimer, Bich, Vuitton, Provost, etc.

    Et donc aussi du milliardaire Olivier Bouygues, co-actionnaire du groupe qui détient TF1, Bouygues Telecom, Colas, Bouygues Immobilier, etc.

    Or les 7 et 8 septembre prochain, au tribunal correctionnel d’Orléans, six prévenus devront répondre devant la justice pénale et pas moins de 15 parties civiles, dont la Fédération départementale des chasseurs du Loiret, du délit de destruction d’espèces protégées en bande organisée.

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    Réputée la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’école en France ne fait que suivre l’augmentation des inégalités de patrimoine et de revenus qui atteignent leur plus haut niveau depuis trente ans. Inégalité sociale, linguistique, économique ou culturelle, la ségrégation scolaire s’installe dès l’école maternelle et persiste ; la pauvreté en France s’élève à 20 % pour les moins de 18 ans alors qu’elle atteint 15 % pour l’ensemble du pays.

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    C’est où ton pays quand t’en as plus ? Et quand t’en as jamais eu ? C’est quoi tes rues, tes saisons, tes odeurs, tes amours, ton école, ta boussole ? Tony Gatlif a la réponse : la musique. Voilà le pays qu’il nous fait aimer dans ses films, Latcho Drom, Gadjo dilo et tous les autres, des histoires différentes mais toujours dans la même patrie sans bord, celle des Gitans, Tsiganes, Roms, Manouches et celle de tous ceux qui ont des semelles de vent.

  • La vraie nature des cuistres L’entarteur Noël Godin s’est follement amusé Accès libre

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    Entartons ! Entartons les pompeux cornichons ! Noël Godin, le Belge aussi célèbre que Jean-Claude Van Damme et Plastic Bertrand comme il se présentait lui-même, est mort à Bruxelles ce dimanche 23 août à 80 ans. « L’anarchiste burlesque » qui a fait de la tarte à la crème une arme politique redoutable, bien au-delà de la blague potache, restera dans l’histoire celui qui, selon Pierre Desproges, a révélé « la vraie nature des cuistres ».

  • Bertrand Russell, un libre-penseur contre la propagande officielle Bien redémarrer avec Bertrand Russell ! Abonnés

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    ENDOCTRINER, ÉVANGÉLISER, MANIPULER.

    Les stratégies pour dominer les foules sont connues depuis longtemps.

    On peut aujourd’hui ajouter : INFORMER.

    Certes des contre-feux existent. Là-bas y tient sa place modeste [1]. Mais les forces sont inégales.

    La propagande, nouvelle méthode de gouvernement qui s’empare des armes des publicitaires, ne se contente plus d’interdire les positions dissidentes, elle les étouffe par la pression économique et la distorsion des preuves.

    Elle offre ainsi un avantage indu sur le terrain des idées à ceux qui concentrent pouvoir et richesse.

    De graves menaces pèsent sur la liberté de penser.

    C’était en 1922 l’avertissement visionnaire du philosophe britannique Bertrand RUSSELL (1872-1970), témoin privilégié de l’essor des techniques modernes de propagande, qui seront cyniquement décrites par Edward Bernays quelques années plus tard dans son PROPAGANDA.

    Une occasion de (re)découvrir le parcours et l’œuvre d’un des intellectuels les plus stimulants pour aujourd’hui.

    Chantal Santerre et Norman Baillargeon présentent le parcours de celui qui disait : « trois passions, simples mais irrésistibles, ont commandé ma vie : le besoin d’aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain ».

    Auteur de 70 livres et d’au moins 3 000 articles, académiques ou autres, il conseillait : « ne craignez pas d’être excentrique dans vos opinions, car chaque opinion aujourd’hui acceptée fut un jour excentrique. »

  • Arnaques sentimentales : un reportage de Charlotte Perry. PODCAST RADIO Les arnacœurs Abonnés

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    « C’est une vieille maladie honteuse
    Un sacré manque d’amour qui creuse
    Dans nos villes, dans nos campagnes
    Ça gagne… »

    Alain Souchon a mis les mots dessus, il y a presque 50 ans.

    La solitude colle à l’humanité comme son ombre, pleurer des rivières est notre plus ancien blues.

    Mais tout ça, c’était avant.

    Avant l’informatique et les réseaux qui ont permis de faire de la solitude un énorme business. On parle d’un « capitalisme de la solitude ». L’escroquerie aux sentiments engendre des milliards d’euros. L’université du Texas avance un chiffre de 65 milliards d’euros entre 2020 et 2024. Témoignages, enquêtes, reportages se multiplient. L’Afrique de l’Ouest prend sa revanche, les « brouteurs » capables de vous tondre jusqu’à l’os avec un simple portable chantent le bonheur de « niquer la France/depuis l’étranger ».

    On arnaque par le cœur, par le cul et par le fric.

    Pour pratiquer l’arnaque aux sentiments, vous pouvez trouver des kits de phishing sur Telegram entre 75 et 300 euros. Vous apprendrez à utiliser l’IA, vous apprendrez le « boomer trap », le piège à séniors. Des milliers se font piéger chaque année, parfois jusqu’à la ruine complète.

  • Tout un été Là-bas : que de l’amour ! La victoire de Zohran Mamdani, un laboratoire pour la gauche Abonnés

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    Dans ces jours qui n’en finissent pas de déchanter, la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York le 4 novembre 2025 a été une formidable embellie. Crédité de 1 % un an auparavant, ce pétulant musulman est devenu le premier maire « socialiste » dans la plus grande ville américaine qui compte le plus de milliardaires au monde.

    Une brève éclaircie ou bien le début d’un durable contre-feu ?

    Enseignant à l’université Johns Hopkins, l’historien Tristan Cabello voit dans cette victoire un laboratoire pour la gauche.

    Alors que nos gauches s’entretuent avec application en offrant un boulevard aux réacs les plus déboutonnés, il y a là sans doute pour nous du grain à moudre, surtout à la veille des municipales.

    Gel des loyers, bus gratuits, crèches abordables.

    C’est en répondant aux galères populaires que Mamdani a réussi. Avec bien moins de moyens financiers, il a battu Andrew Cuomo, figure de l’establishment démocrate, le parti qui, en méprisant les préoccupations des modestes, a favorisé l’élection de Trump.

    Accusée bien sûr d’antisémitisme et de soutien du Hamas, toute la jeunesse de la communauté juive de New York a voté pour lui.

    Et surtout Mamdani a laissé tomber les « culture wars », les guerres culturelles, c’est-à-dire les conflits identitaires et moraux qui masquent un agenda économique pro-patronat. Des débats dont notre gauche culturelle se gave depuis longtemps, loin des soucis du populo beauf et mal élevé.

    Un entretien contre la déprime générale avec une surprise à la fin…

  • Tout un été Là-bas : que de l’amour ! Johnny Cash : « The Ballad of Ira Hayes » Abonnés

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    Connaissez-vous l’histoire d’Ira Hayes ? Né en 1923 dans la réserve indienne de Gila River, en Arizona, le jeune Ira Hayes s’engagea à 19 ans dans les Marines. Démobilisé après la fin de la Seconde guerre mondiale, Ira Hayes ne parvint jamais à se réinsérer dans la vie civile et mourut d’alcoolisme dix ans plus tard. L’histoire banale d’un soldat atteint de stress post-traumatique comme tant d’autres ? Pas tout à fait banale, puisqu’Ira Hayes est l’un des six soldats que l’on aperçoit lever le drapeau sur Iwo Jima le 23 février 1945, dans la fameuse photographie de Joe Rosenthal. Ce qui lui valut une gloire éphémère et un destin tragique auxquels le grand Johnny Cash consacra une ballade : La Ballade d’Ira Hayes.

  • Tout un été Là-bas : que de l’amour ! Les Américains sont-ils en train de lâcher Israël ? Accès libre

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    Mais que se passe-il aux États-Unis ? Les New-Yorkais élisent un maire qui qualifie Israël d’État d’« apartheid » et la guerre à Gaza de « génocidaire ». L’influenceuse d’extrême droite Candace Owens invite dans son podcast Norman Finkelstein, l’auteur de L’Industrie de l’Holocauste très critique de l’ « exploitation » par Israël de la souffrance des juifs. L’ancien présentateur star de Fox News, Tucker Carlson, proche de Trump, reçoit pendant plus de deux heures John Mearsheimer, universitaire remarqué pour son ouvrage Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, qui dénonce « l’orientation de la politique étrangère américaine » par des organisations comme l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

  • Tout un été Là-bas : que de l’amour ! Pour une nouvelle abolition des privilèges Abonnés

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    Alice de Rochechouart, c’est la grande noblesse, les grandes écoles, les grands moyens et pourtant elle part en guerre contre les privilèges. Ceux d’aujourd’hui, ceux qui n’ont pas été abolis en 1789, ceux qui n’ont fait que prospérer depuis.

    Oui, souvenez-vous, le quatorze juillet, le peuple avait pris la Bastille mais il voulait plus, il voulait l’égalité et d’abord du pain. Alors dans son élan, il a ouvert la chasse au noble. La vraie chasse. Et d’eux-mêmes, comme par enchantement, dans la fameuse nuit du quatre août, les nobles ont dit d’accord, et ils ont aboli leurs privilèges, d’accord, fini le régime féodal.

    Une victoire et même une révolution. Mais les racines étaient profondes, d’autres privilèges sont apparus, des espèces souvent inconnues. On a beau couper et arracher, ça repousse.

    Aujourd’hui, les inégalités sont plus monstrueuses que jamais et le plus monstrueux, c’est tout ce qui réussit à nous faire encaisser les privilèges d’aujourd’hui. En soutenant l’extrême droite dans sa marche vers le pouvoir, les grandes fortunes entendent légitimer et augmenter leurs gentils privilèges.

    Alors ? L’impuissance a gagné, on a renoncé ?

    Pas Alice de Rochechouart. C’est ce qu’elle explique à Marième.

    Tremblez privilégiés, vos jours sont comptés !

Une sélection :

Rencontre avec Francesca Albanese qui publie son rapport sur la torture en Palestine (vidéo et radio. Durée : 24’53) Francesca Albanese : « Israël a reçu un permis de torturer les Palestiniens » Accès libreVoir

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Cages de fer, attaques de chiens, tortures à l’électricité, viols collectifs avec matraques ou barres de fer, intestins éclatés…

À Genève, le 21 mars, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés FRANCESCA ALBANESE a présenté son dernier rapport « TORTURE ET GÉNOCIDE » dans les territoires palestiniens occupés.

Pas seulement bavure ou revanche, mais méthode systématique contre les Palestiniens dans les prisons mais aussi hors des lieux de détention, y compris sur des mineurs. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique qui s’exerce sur les corps comme sur les conditions de vie.

Le rapport précise : « la torture est une caractéristique structurelle du génocide en cours commis par Israël et, plus largement, de l’apartheid colonial de peuplement ».

« Fils de pute », « enculé » Accès libreLire

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À sept reprises en moins de six minutes, en direct et en public, le 19 décembre 2025, le député d’extrême droite Charles Alloncle a répété « fils de pute », « enculé » dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public dont il est le rapporteur. Des termes rarement usités dans un cadre officiel qui lui ont valu des milliers de messages dans les réseaux d’extrême droite et dans tous les médias appartenant au milliardaire Vincent Bolloré.

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Nous avons réuni tous nos articles sur Gaza depuis le 7 octobre 2023.
76 articles (!) Vidéos et podcasts, beaucoup en accès libre.
Ignorance et ressentiment permettent toutes les manipulations et tous les chantages. Les partisans du génocide n’hésitent pas à instrumentaliser la mémoire juive pour accuser d’antisémitisme la moindre solidarité pour le peuple (…)