Pour un renouveau de la liberté de la presse le jour d’après

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La chute brutale des recettes publicitaires touche un certain nombre de médias. Au lieu de subventionner les publicitaires, comme le propose une députée de la majorité, les médias – dont Là-bas si j’y suis – signant cette tribune proposent que cette crise soit l’occasion de poser la question de l’indépendance des médias et du renouveau de la liberté de la presse.

Cette tribune est publiée conjointement par Arrêt sur images, Là-bas si j’y suis, Le Média, Frustration, Le Vent se lève, Next INpact et Reporterre.

La députée des Yvelines Aurore Bergé (La République En Marche), rapporteuse générale du projet de loi relatif à la communication audiovisuelle, propose la mise en place d’un crédit d’impôt sur les dépenses publicitaires. Cette mesure serait, selon elle, un moyen de soutenir les médias en difficulté.

En tant que médias indépendants, reposant pour leur travail sur les ressources que nous apportent nos lectrices et lecteurs par leurs dons ou par leurs abonnements, nous nous opposons fermement à cette proposition qui, si elle était appliquée, représenterait une distorsion de concurrence inacceptable.

Depuis des années, nous nous battons pour une information libre, et gagnons la confiance croissante d’un public qui comprend que l’indépendance est la garantie d’un vrai débat démocratique. Nous critiquons la presse dominante, qui est massivement détenue par des banques, opérateurs des télécoms, entreprises du luxe et autres entreprises d’armement. Non contente de bénéficier de subventions d’État, qui pouvaient avoir un sens à une époque antérieure, elle continue à se reposer sur la publicité.

Dans la situation extraordinaire que traverse en ce moment le monde, nous pensons qu’il faut que l’univers médiatique saisisse lui aussi la chance d’un renouveau pour ne pas répéter les errements d’un passé qui nous a conduits à la crise actuelle.

Nous proposons donc, plutôt qu’une subvention de plus, des états généraux des médias qui réfléchiront :

 à l’indépendance des sociétés de journalistes ;

 à la création d’un fonds de soutien équitable à la presse gérée par une instance indépendante du gouvernement ;

 à une loi interdisant la possession de plusieurs médias.

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