Une lettre à Jean d’Ormesson, touriste du génocide rwandais (1994)

Jean d’Ormesson au Rwanda : « des massacres grandioses dans des paysages sublimes »

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

Rwanda. Photo d’Alex en 2014 avec sa photo enfant, en 1995, un an après le génocide. (photo : Daniel Mermet)

Hommage unanime à l’académicien Jean d’Ormesson qui vient de s’éteindre à l’âge de 92 ans. Des flots d’éloges, des superlatifs en boucle, des bons mots d’anthologie, la fabrique des médias perd son meilleur « bon client », pas la moindre petite ombre au tableau.

En voici une pourtant, une ombre en forme de casserole, un peu encombrante pour l’emporter au paradis.

En mai 1994, dans notre émission sur France Inter, nous avons diffusé une série de reportages sur le génocide du Rwanda, notamment dans le charnier de Nyarubuyé que nous avions découvert et où, parmi des centaines de cadavres, nous avions trouvé une fillette de 13 ans qui avait survécu parmi les cadavres, Valentine Iribagiza. Inutile de dire le choc profond que furent pour nous et pour les auditeurs ces scènes inimaginables du génocide des Tutsis du Rwanda, où nous sommes revenus plusieurs fois.

Quelques semaines plus tard, début juillet, une fois les massacres achevés, Jean d’Ormesson se rendait au Rwanda pour le compte du Figaro, assisté d’une escorte militaire française. Le nombre de victimes en cent jours de tuerie était alors estimé à environ 800 000. La qualification de « génocide » était unanimement reconnue.

À 69 ans, Jean d’Ormesson découvrait le Rwanda. Il en a rapporté trois articles publiés les 19, 20 et 21 juillet 1994 dans Le Figaro. Jean d’Ormesson de l’Académie française n’épargne pas ses lecteurs de toutes les inepties sur les Rwandais et sur le Rwanda que vraisemblablement le service d’information de l’armée française (SIRPA) lui a gentiment fournies, selon la militante rwandaise Kagatama sur son blog. Il reprend tous les clichés racistes imposés par les colonisateurs :

« Les Tutsis parlent anglais et swahili. Les Tutsis seraient grands, élégants, rapides, organisés. Les Hutus seraient petits et moins bien physiquement. Il n’est pas impossible que les Tutsis aient des origines nilotiques. Ils rappellent à certains égards le type égyptien. On a pu dire que les Tutsis jouaient le rôle des Israéliens et les Hutus, celui des Palestiniens. On a même avancé, avec un peu trop de subtilité, que les Hutus ne veulent pas tuer – mais qu’ils tuent ; et que les Tutsis veulent tuer – mais qu’ils se contrôlent. »
(…)
« Un pas de plus et on passe à la conviction que le FPR, mélange de fascisme, de marxisme et de Khmers rouges, est tout simplement l’ennemi. »
(…)
« S’il faut tirer une leçon du Rwanda, c’est que les hommes sont tous coupables et qu’ils sont tous innocents. »
(…)
« Sortez vos mouchoirs : il va y avoir des larmes. Âmes sensibles s’abstenir : le sang va couler à flot sous les coups de machette. »
(…)
« Partout, dans les villes, dans les villages, dans les collines, dans la forêt et dans les vallées, le long des rives ravissantes du lac Kivu, le sang a coulé à flots – et coule sans doute encore. Ce sont des massacres grandioses dans des paysages sublimes. »

Voici la suite que j’ai donnée à cet article dans notre émission du 19 septembre 1994. La diffusion fut suivie de quelques remous du côté de la direction de France Inter qui avait été saisie par le secrétariat de l’Académie francaise. Mais le roublard d’Ormesson n’alla pas plus loin. L’encre sèche vite et l’oubli fait son œuvre.
Oui, mais pas toujours.

TOUS COUPABLES , TOUS DIFFERENTS

« La leçon de cette tragédie, c’est que les hommes sont tous coupables et tous innocents. » Voilà la leçon que M. Jean d’Ormesson, de l’Académie française, envoyé spécial au Rwanda pour le journal Le Figaro, le 21 juillet 1994, tirait. Et M. Jean d’Ormesson a raison. Tous innocents. Tous coupables. Vous prenez un type comme Hitler. On a dit qu’il était coupable. Certes. Mais, en même temps, au fond, Hitler était innocent. Prenons les Arméniens, les Juifs, les Tsiganes, les Khmers, les Kurdes et les Tutsis. Ils sont innocents, certes, mais, en même temps, ils sont coupables.

Le 21 juillet 1994, lorsque Le Figaro publie le papier de Jean d’Ormesson, la tragédie rwandaise était identifiée. Il ne s’agissait pas seulement d’une tragédie comme une autre, il s’agissait d’un génocide. En France, c’est Mme Lucette Michaux-Chevry qui, la première, a employé ce terme ensuite repris par le ministre des Affaires étrangères d’alors, M. Alain Juppé.

M. d’Ormesson, grande lumière de notre hexagone, homme informé, académicien, envoyé spécial d’un quotidien prestigieux, ne pouvait pas ignorer qu’il était en présence d’un génocide.

Aujourd’hui, quatre-vingts années après le génocide des Arméniens, M. d’Ormesson pourrait-il se présenter devant les Arméniens et leur dire : « La leçon de votre tragédie, c’est que les hommes sont tous coupables et sont tous innocents » ? Pourrait-il prononcer les mêmes mots face aux Juifs, aux victimes des Khmers rouges… ? Mais laissons d’Ormesson, car enfin il n’est pas en face de moi pour répondre, et puis c’est un homme charmant, et je dois dire que j’apprécie le soin qu’il apporte au choix de ses cravates…

Mais, inconsciemment, sans aucun doute, il dit notre regard sur le génocide du Rwanda. Sous un prodigieux édredon de cynisme, de lâcheté et d’ignorance, nous avons procédé à une perte de conscience. Plus de frontière. Et si c’était ça le naufrage, l’idée même de sans frontière ? Plus de limites, plus de morale, plus de tabous. À quoi bon la justice ? Pourquoi ce commandement : « Tu ne tueras pas » ? S’il a fallu un commandement, c’est que ça n’allait pas de soi. Le plus grand geste civilisationnel a été d’établir ce partage des eaux entre nos instincts de mort et nos instincts de vie. Ils sont très proches. Ils voisinent là-derrière, dans notre vieux cerveau, là où, très précisément, tapaient les machettes.

Le rempart n’est pas épais entre les deux. Les plombs peuvent péter à tout moment. L’histoire des hommes, c’est cette digue. Digue chaque jour à construire, chaque jour menacée. Tous nous travaillons sur cette frontière sans toujours le savoir. Pas seulement les philosophes, les politiques, les religieux, les journalistes, les artistes, les géomètres et les poètes. Pas seulement Sonny Rollins et Gilles Deleuze, mais aussi la maman qui dit à son petit : « On ne tape pas sur son frère », « Va faire dans ton pot », « Ne fais pas ci, ne fais pas ça ». C’est aussi chaque jour, chaque soir, la mémoire ordinaire. C’est mon frère qui nous raconte les camps pendant que ma mère fait la vaisselle.

La leçon de la tragédie du Rwanda, c’est qu’il y a des coupables et qu’il y a des innocents. Le seul espoir, c’est que les coupables soient jugés.

Il n’y a pas d’oubli, pas de deuil, pas de pardon sans justice. Depuis trente-cinq ans, depuis le début du cycle des massacres au Rwanda et au Burundi, les tueurs sont impunis. Pas de châtiment. C’est notre devoir à tous de tout faire pour que la justice soit faite, même si notre pays est impliqué. Blaise Pascal disait en substance : les hommes veulent la justice mais ils ne savent pas laquelle. Trouver une justice est un défi énorme. Mais c’est la seule façon d’empêcher que la lumière ne s’éteigne tout à fait.

La leçon de la tragédie du Rwanda, c’est qu’il n’y a pas que le racisme des skinheads sans conscience. Il y a aussi celui, plus pervers, plus mondain, plus refoulé, plus inconscient, d’hommes dont j’apprécie le soin qu’ils apportent à choisir leurs cravates.

Daniel Mermet
19 septembre 1994

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

  • Les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural soumises aux lois du marché Comment les Safer font des affaires Abonnés

    -

    Écouter

    Les Safer, ce sont les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural. Inventés en 1960 afin « de régler, d’orienter, d’organiser, de tempérer » la cession des terres agricoles – selon les mots du ministre de l’Agriculture du général de Gaulle, Edgard Pisani –, ces organismes censés réguler le marché du foncier agricole ont vu leur financement étatique définitivement supprimé en 2017. Depuis, financées par le produit de la vente des terres, les Safer font l’inverse de ce qu’elles étaient censées faire : les prix des terres s’envolent. L’inflation intéresse les investisseurs extérieurs au monde agricole, et la spéculation menace l’installation de nouvelles exploitations. La journaliste Lucile Leclair nous raconte comment ces Safer, hier puissant instrument de régulation du marché foncier agricole, aujourd’hui font des affaires.

  • Un appel de Daniel Mermet NON À LA VIOLENCE ! Accès libre

    -

    Lire

    14 JUILLET 2019 : toute la France se faisait une joie d’aller BRUNCHER (à partir de 95 euros seulement) au FOUQUET’S, qui rouvrait aujourd’hui après quatre mois de fermeture suite aux manifestations du 16 mars. Mais hélas, des « gilets jaunes » et autres casseurs sont venus perturber notre grande fête nationale. Aussi nous le répétons encore : NON A LA VIOLENCE !

  • Le tourisme de masse, c’est dégueulasse ! Abonnés

    -

    Écouter

    Le tourisme, c’est très sympa. Ça permet de découvrir des œuvres d’art, de visiter des monuments historiques, de se plonger dans la culture d’un pays. Ça apporte aussi beaucoup de richesses aux régions visitées, puisque le touriste consomme, et donc le touriste crée de la croissance, et donc le touriste crée de l’emploi. Oui, sauf quand le touriste n’est pas le seul à avoir eu l’idée géniale de visiter cet endroit unique au monde. Et le tourisme, ça devient beaucoup moins sympa quand il y a trop de monde : attirés à grand renfort de campagnes publicitaires, les touristes finissent par détruire ce qu’ils étaient venus admirer. Exemple avec l’inscription à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, un « label » décerné par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Une consécration ou un cadeau empoisonné ?

  • Chacun a en soi un bourgeois qui sommeille François Bégaudeau : « Je rêverais qu’une assemblée populaire administre France Inter » Abonnés

    -

    Voir

    Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».

  • Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter Abonnés

    -

    Écouter

    Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.

  • Le chômage, la faute aux allocations ? Abonnés

    -

    Voir

    D’après la société de sondage Elabe et Les Échos, les Français trouveraient que le système d’indemnisation des chômeurs constitue la première raison du haut niveau de chômage en France (pour 42 % d’entre eux). Problème : ce chiffre est faux et résulte d’une pure construction (idéologique).

  • Coupe du monde 2019. Un article de David Garcia La femme, avenir du foot business ? Abonnés

    -

    Lire

    On n’est pas en finale ! Éliminées en quart de finale par les États-Unis, les Bleues ne disputeront pas la finale de la Coupe du monde de football qui se jouera à Lyon dimanche 07 juillet. Jusqu’à sa défaite, l’équipe de France féminine a suscité un engouement inédit dans le pays, qui accueillait la compétition pour la première fois de son histoire. Une grande avancée pour le féminisme ? Surtout, un nouveau marché juteux pour le foot business.

    « La femme est l’avenir du football ». Prononcée en 1995 par Joseph Blatter, le président de la fédération internationale du ballon rond (Fifa), cette sentence éculée passerait presque aujourd’hui pour un oracle, tant le mondial qui s’achève a crevé les écrans… et rempli les tiroirs-caisses.

    Le quart de finale de coupe du monde féminine France–États-Unis, vendredi dernier, a été suivi par 10,7 millions de téléspectateurs. Soit 51 % de part de marché et la meilleure audience de l’année 2019 pour la chaîne privée ! Euphorie à tous les étages de la tour TF1, diffuseur de la compétition. Grâce à des tarifs publicitaires relevés au fil de la compétition et des victoires des Bleues, la chaîne devrait empocher 13 millions d’euros. Opportuniste, la chaîne de Bouygues ? « TF1 a fait un pari en achetant les droits et en prévoyant de diffuser les matchs en prime time. Même si la chaîne n’a pas payé un prix excessif », salue Philippe Nouchi, expert médias tout terrain chez Publicis.

  • Val-de-Reuil : un commissariat attaqué par des hordes d’islamistes ? LE FIGARO ENTEND « ALLAH AKBAR » PARTOUT ! Abonnés

    -

    Lire

    Le Figaro publie le vendredi 29 juin un scoop EXCLUSIF : « un commissariat de l’Eure attaqué par des jeunes aux cris d’“Allah Akbar” ». Le grand quotidien du groupe Dassault nous apprend que des hordes de jeunes islamistes cagoulés ont attaqué des fonctionnaires de police dans une zone perdue de la République ! Quelques heures plus tard, on découvrait le pot aux roses : le scoop était en fait une fausse information.

  • Didier Porte Hebdo : dernière avant l’été ! Didier Porte souhaite la Santé à Balkany Abonnés

    -

    Voir

    Ami abonné, j’en ai une bien bonne pour toi ! Figure-toi, mon lascar, que la fraude fiscale, la corruption passive ou active et le recel qui va avec, la prise illégale d’intérêt, le recel d’abus de bien social, le détournement de fonds publics, bref, tout ce que pratiquent à plus ou moins grande échelle, depuis plus ou moins longtemps, nos Balkanoches nationaux, ce n’est pas juste de la bonne vieille carambouille comme tous les escrocs de la terre la pratiquent depuis que le monde est monde ; non, c’est beaucoup plus subtil que ça : c’est du business de l’ancien monde !

  • Un entretien de Daniel Mermet avec Philippe Poutou FORD : POUR POUTOU, C’EST PAS FOUTU ! Abonnés

    -

    Voir

    Tout semble perdu pour les 850 salariés de Ford. La production s’arrête en août et les lettres de licenciement arrivent en septembre. Pourtant, ils sont quelques-uns à y croire encore. Ce qui n’a pas été obtenu par la mobilisation ni par l’intervention de l’État, ils espèrent l’obtenir par la justice. Un jugement doit être rendu le 02 juillet. C’est ce que vient nous expliquer aujourd’hui Philippe Poutou.

  • Un entretien avec David Garcia Barrages hydroélectriques : l’obsession de la privatisation Abonnés

    -

    Écouter

    Construits au XXe siècle grâce à des fonds publics, les barrages français sont devenus tout à fait rentables, contrairement au nucléaire qui nécessite beaucoup d’investissements et attire peu les entreprises privées. Une rentabilité qui suscite l’intérêt de sociétés multinationales qui se verraient bien gérer certaines concessions : cette menace plane sur les barrages depuis maintenant vingt-cinq ans ans, et a récemment été réactivée par la Commission européenne au nom de la sacro-sainte ouverture à la concurrence. Pourtant, rien ne vient justifier de confier au privé la gestion des barrages, au détriment de l’opérateur public historique, EDF.

Une sélection :

Avec Gérard Filoche Et maintenant, l’assurance chômage ! AbonnésVoir

Le

Mercredi 20 février, les négociations sur l’assurance chômage ont été rompues, sans que les représentants de salariés et de patrons ne trouvent d’accord, ouvrant la voie à la reprise en main par l’État. C’est le genre d’infos qu’on voit passer rapidement, dont on entend vaguement parler à la radio, mais qu’on laisse filer, comme ça, sans y attacher plus d’importance, tant la question est vidée de son contenu politique par certains journalistes. Et pourtant : qui gère les 35 milliards d’euros de l’assurance chômage ? Qui décide de la façon dont sont indemnisés les chômeurs ? Pourquoi les négociations ont échoué, et qui y avait intérêt ? Voilà quelques questions simples que les médias dominants oublient de poser ! Heureusement, Gérard Filoche est là pour y répondre.

Émission spéciale de Gaylord Van Wymeersch avec l’historienne MAUD CHIRIO BRÉSIL : PERSONNE NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS AbonnésVoir

Le

« PERSONNE NE POURRA DIRE CETTE FOIS QU’IL NE SAVAIT PAS. » La voix du film de Chris Marker sur le Brésil, en 1969, en pleine dictature militaire, résonne terriblement aujourd’hui. Alors qu’Emmanuel Macron approuve au Venezuela un coup d’État militairement soutenu par son ami Donald J. Trump, il salue au Brésil l’arrivée au pouvoir d’une extrême droite qui reprend et restaure la dictature que dénonçait Chris Marker. Autoritaire, sexiste, homophobe, niant le réchauffement climatique, et surtout et avant tout « ultra-libéral », JAIR BOLSONARO a été élu le 28 octobre dernier à 55,13 %.

Troisième et dernier épisode : réquisitions et jugement ! GRAND PROCÈS DE MACRON : LE VERDICT ! AbonnésVoir

Le

Et voici les vidéos tant attendues du grand procès public d’Emmanuel Macron. Avec le procureur Frédéric Lordon, le juge Daniel Mermet, les avocats de la défense Christophe Clerc et Jean-Marc Daniel et des témoins prestigieux, comme François Ruffin, Juan Branco, Mathilde Larrère, Didier Porte, Aurélie Trouvé, Marion Esnault, Arié Alimi, Taha Bouhafs… Macron sera-i-il condamné ?