BREXIT : UN CHOC ET UNE CHANCE. En 2013, les funérailles de Maggie

The witch is dead !

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(photo : Daniel MERMET)

En 2013, une étude d’OXFAM montrait que deux millions de Britanniques souffraient de malnutrition, en indiquant qu’un parent sur dix « se prive de nourriture pour subvenir aux besoins de la famille ».


L’année précédente, en 2012, David Cameron et son Parti conservateur lançaient une offensive contre la protection sociale (Welfare Reform Act) avec une réduction de 16,4 milliards d’euros du régime de protection sociale. Une politique punitive dirigée contre les pauvres, ces parasites assistés. Plus d’un million de britanniques se trouvèrent immédiatement privés de leurs allocations. Comment ne pas faire un lien avec le Brexit ?

Margaret Thatcher avait prévenu, pas d’alternative. En avril 2013, nous étions aux funérailles de Maggie. À Londres mais aussi dans le Yorkshire, à Goldthorpe, dans l’ancien pays minier où l’on chantait joyeusement et rageusement « the WITCH IS DEAD » en jetant son cercueil dans un grand feu de joie.

Retrouvez notre reportage en Grande-Bretagne du 18 avril 2013, avec Daniel MERMET, Antoine CHAO et Gaylord VAN WYMEERSCH :

The witch is dead ! (un reportage du 18 avril 2013)

Programmation musicale :
- Pete Wylie & Wah  ! : The Day That Thatcher Dies
- NOFX : Ronnie & Mags
- Billy Bragg : Thatcherites
- The Creation : Making time

Merci à Sylvain Savier (à Goldthorpe) et Jim Wolfreys (à Londres) pour la traduction.
Merci à tous les AMG du repaire de Londres.
Merci également à Franck Mathevon.

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

reportage : Daniel MERMET, Antoine CHAO et Gaylord VAN WYMEERSCH
réalisation : Lucie AKOUN et Chloé SANCHEZ

(Vous pouvez podcaster ce reportage en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.