Rassemblement contre le licenciement d’un syndicaliste de la poste. Un reportage de Dillah Teibi et Jonathan Duong

Répression syndicale, grève générale Abonnés

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Malgré les casseroles qui en tout lieu l’accompagnent, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a donc courageusement décidé d’autoriser le licenciement du syndicaliste Gaël Quirante. Quel est le crime de Gaël Quirante, secrétaire départemental de Sud-Poste 92 ? Avoir participé à une occupation de locaux et à la séquestration de cadres (durant deux heures) lors d’un conflit qui avait duré deux mois en 2010.

Le licenciement demandé par la Poste a été refusé à plusieurs reprises, par l’inspection du travail, par la direction générale du travail et même par le ministre du Travail de l’époque, le peu gauchiste Xavier Bertrand.

Au passage, on peut rappeler que la même année, en 2010, Le Canard enchaîné a révélé que 671 infractions au Code du Travail ont été constatées à Business France, lorsque Muriel Pénicaud dirigeait l’agence publique [1]. Mais ce n’est pas tout. En 2013, Muriel Pénicaud, alors directrice des ressources humaines du groupe Danone, revend ses stock options reçues en 2009, réalisant ainsi une plus-value de 1,13 million d’euros [2], dont 280 000 € environ sont concomitants à la hausse, début 2013, de la valeur des actions du groupe au moment de l’annonce de 900 suppressions d’emplois de cadres en Europe [3]. Muriel Pénicaud est chevalier de la légion d’honneur (2008) et officier de l’ordre national du Mérite (2014).

On laisse faire encore longtemps ?

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