AMIS PAUVRES, VOUS ÊTES PRIÉS DE NE PLUS TOMBER MALADES

Réforme des retraites : la mort de la médecine de ville ? Abonnés

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La médecine libérale est un des secteurs menacés par la réforme des retraites. Médecins, infirmiers, paramédicaux sont de toutes les manifs : « la réforme des retraites, c’est la mort de la médecine en ville ». Mais de quoi se plaignent ces personnels de santé libéraux ?!

Il faut rappeler qu’à la différence du régime de retraite général les libéraux cotisent pour des régimes autonomes. C’est donc avec leurs cotisations qu’ils financent la totalité de leur régime de retraite. Mais si la réforme des retraites passe, le montant de leurs cotisations doublerait et passerait de 14 à 28 % de leurs bénéfices. Cette augmentation se traduirait par des milliers d’euros en moins à la fin de l’année. Et par conséquent, ces milliers d’euros en moins pèseraient lourdement sur les finances des paramédicaux, les chevilles ouvrières de la médecine en ville. En particulier dans les maisons de santé.

Pourtant, ces maisons de santé sont des structures pluridisciplinaires qui ont été créées pour lutter contre les déserts médicaux. Que ce soit en ville ou à la campagne. Autrement dit, si les paramédicaux doivent cotiser plus, beaucoup risqueraient de disparaître. Et avec eux les structures médicales comme les maisons de santé qui sont en secteur 1. C’est-à-dire un secteur où médecins et paramédicaux ne pratiquent pas les dépassements d’honoraires. C’est la médecine libérale dite conventionnée. Donc si la réforme des retraites passe, les pauvres seront priés de ne pas tomber malades.

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