Le film sur les GM&S est diffusé lundi 24 juin à 22h55 sur ARTE

ON VA TOUT PÉTER ! Abonnés

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Le documentaire sur la lutte des GM&S, On va tout péter, est diffusé ce lundi 24 juin sur ARTE, à 22h55. Et il est disponible tout l’été sur arte.tv. L’occasion de (re)voir notre reportage à Cannes, quand les GM&S déboulaient au festival avec Lech Kowalski, le réalisateur du film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs.

Deux ans de combat, une énergie folle, une proposition de loi contre les patrons voyous, et aujourd’hui, un film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes : ON VA TOUT PÉTER, de Lech Kowalski, retrace depuis les premiers jours la lutte exemplaire des GM&S. De La Souterraine à Cannes, c’est la parole des travailleurs jetables que les ouvriers viennent porter sur la croisette des notables. Quand les GM&S déboulent au Festival, un reportage de Dillah Teibi et Fabien Petitpré :

À quoi sert la classe populaire ? Un paillasson ou un marchepied ? C’est tantôt l’un, tantôt l’autre. Tantôt c’est un tas de bidochons, de racistes et d’assistés, tantôt c’est les héros du Front populaire, c’est les vraies valeurs, c’est le sel de la terre. Idéalisée, folklorisée, ridiculisée, la classe populaire, « on » parle à sa place, « on » pense à sa place. « On », c’est ceux du dessus, ceux qui regardent de haut et qui voient loin, les experts, les politiques, les économistes, les patrons bien sûr et les rupins, mais souvent aussi les intellos, les artistes, et même les cinéastes, puisqu’on est à Cannes.

Au cinéma, sauf pour un rare Ken Loach ou un Guédiguian et quelques autres, la classe populaire reste une classe étrangère. La classe des invisibles, des oubliés, des vaincus, pour reprendre les termes les plus utilisés par les « penseurs rapides » (fast thinkers) au sujet des « gilets jaunes ». ON VA TOUT PÉTER n’est pas un film SUR les travailleurs en lutte mais AVEC eux : ni paillasson, ni marchepied, c’est leur film, c’est leur résistance dont nous pouvons FAIRE PARTIE comme a fait le réalisateur du film, Lech Kowalski, au sens de PRENDRE PARTI. C’est ça ou c’est le parti de l’ennemi. Il n’y a pas d’arrangement. Lech Kowalski est anglais et il le sait, Margaret Thatcher avait raison : il n’y a pas d’alternative !

Daniel MERMET

Où en est-on de la lutte des GM&S ?

Les ouvriers de l’ex-usine GM&S, sous-traitant automobile, bougent encore et pas qu’un peu. Depuis 2017, ils livrent plusieurs combats pour sauver leur usine, mais aussi pour aider leurs collègues mis à la porte lors du dernier plan social, en janvier 2018, après que l’entreprise a été reprise par l’industriel Alain Martineau pour un euro symbolique, avec 120 emplois conservés sur 277.

Comment va l’entreprise aujourd’hui ? Depuis un an, l’usine GM&S – devenue LS Industrie – tourne au ralenti. La faute aux deux donneurs d’ordre et géants de l’industrie automobile, le groupe PSA et Renault. PSA s’était engagé à fournir 12 millions d’euros de commandes par an dès 2018, et Renault 10 millions d’euros. Mais les constructeurs automobiles n’ont pas tenu leur parole, comme l’expliquait Patrick Brun, délégué syndical CGT, à la fin de l’année 2018 : « par rapport à ce qui avait été annoncé par les constructeurs – 12 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels de PSA et 10 millions d’euros de Renault – on est loin du compte. On se rend compte qu’on va finir l’année certainement avec 11,7 millions d’euros de commandes mais pas plus. On est loin des engagements des constructeurs [1] ».

Parallèlement, l’entreprise LS Industrie (ex-GM&S) perd environ 350 000 euros par mois. Par conséquent, les salariés craignent un autre plan social, voire une liquidation de leur usine.

Mais ce ciel sombre est loin de décourager les ouvriers, qui ont remis de l’essence dans leur moteur grâce à la justice. En annulant l’homologation du « plan de sauvegarde de l’emploi », le tribunal administratif de Limoges leur a redonné de l’espoir. Cette décision a même été confirmée en appel. Mais l’administrateur judiciaire a contesté cette décision : le Conseil d’État doit encore statuer sur la faisabilité d’un tel pourvoi. Affaire à suivre donc, concernant la contestation du plan social.

En attendant, les ex-GM&S mènent bataille sur d’autres fronts. 85 licenciés de GM&S et 33 autres salariés repris au sein de l’entreprise LS Industrie réclament une somme totale de 7,4 millions d’euros à PSA et Renault.

Les deux géants de l’industrie automobile sont accusés d’avoir provoqué la chute de l’ex-équipementier automobile GM&S en le maintenant en situation de dépendance économique. Une assignation en justice pour « abus de position dominante » et « responsabilité pour faute » devant le tribunal de Guéret a été délivrée par huissier aux deux constructeurs.

Cette démarche est d’autant plus importante que les salariés licenciés ne roulent pas sur l’or. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, avait pourtant promis de ne laisser personne sur le carreau. Mais la cellule de reclassement s’est arrêtée fin mars et à la fin de l’année, les salariés qui sont aujourd’hui au chômage ne toucheront plus rien. Fin mars 2019, parmi les anciens salariés de GM&S, 36 étaient en CDI, 11 avaient des promesses d’embauche, 23 étaient en CDD de plus de six mois, 23 en CDD de moins de six mois. Huit avaient créé une entreprise ou avaient un projet de création, et au moins 50 étaient sans solution, dont 26 en grande difficulté.

Dans ce contexte, le film de Lech Kowalski, On va tout péter, sur la lutte des GM&S, est autant une piqûre de rappel qu’un appel à la lutte.

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    Vous l’avez sûrement remarqué : ces jours-ci, le très social-démocrate président de la Cour des comptes Pierre Moscovici saute comme un cabri de plateaux télé en studios radio pour alarmer comme il se doit sur une indispensable réduction des dépenses publiques. Mardi 12 mars, notre prédicateur officiait en direct sur France Culture, émission après laquelle j’ai fait un mail à la rédaction où je m’agaçais de ce que personne ne fît remarquer à l’illustre argentier de gauche que la somme envolée en évasion fiscale dépassait quand même de très loin le chiffre qu’il brandissait en nécessaire et urgente réduction des dépenses. Jean Leymarie, éditorialiste politique et co-intervieweur ce jour-là, m’a poliment répondu ceci :

    « J’attache autant d’importance que vous à la question de l’évasion fiscale. La rédaction aussi. J’y ai consacré plusieurs sujets ces dernières années, et j’y reviendrai bientôt. Bien cordialement ».

    Ce qui est exact et certainement sincère. Et qui appelait donc une réponse un peu développée. La voici.

    Olive Laporte

  • Après la paix des braves voilà la paix des gros ! Et Dillah, ça l’étonne ! (VIDÉO | 13’02) Too fat to fight ! (Trop gros pour se battre) Abonnés

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    Trop de sucre, trop de gras, trop de frites, trop de bière, nos petits gars en âge de faire la guerre sont trop gros. 50% sont en surpoids, on le répète partout. De Macron à Glucksmann, nos virils va-t-en guerre ont du souci à se faire. Comment envoyer nos bidasses mourir pour Mossoul s’il leur faut des tonnes de hamburgers bien gras, des tas de pizzas baveuses et des wagons de bière ?

Une sélection :

Avant le grand procès de Macron, le 07 mai, un tour dans les archives de Là-bas (juin 2006) BHL : LE PROCÈS DU POMPEUX CORNICHON Accès libreÉcouter

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Attendu par le monde entier, le Grand Procès de Macron aura donc lieu le 7 mai à la Bourse du travail de Paris à 18 heures. C’est le sixième procès du tribunal de Là-bas, créé en ...2003 à l’initiative du dessinateur CABU et de l’équipe de LA-BAS. Enregistrés au théâtre Dejazet à Paris devant des salles combles, d’importantes personnalités ont comparu : CHIRAC Jacques (2003) SARKOZY Nicolas (2005), KOUCHNER Bernard (2008), DSK Dominique (2011). C’est le procès du français le plus entarté au monde, LEVY Bernard-Henri dit BHL diffusé en juin 2006 que nous vous proposons de (re)découvrir aujourd’hui.

Le 13 mars 2010 Jean Ferrat prenait le dernier train. On n’oublie pas... FERRAT, C’EST NOUS TOUS ! Des chansons, des archives, des inédits… Accès libreVoir

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Il y a 13 ans, le 13 mars, Jean Ferrat prenait le dernier train. On n’oublie pas, car Ferrat, c’est nous tous. La montagne, c’est chez nous, les marins de Potemkine, c’est nos frères, ma môme, c’est la mienne, la nuit et le brouillard, c’est en nous, c’est nous qui ne guérissons pas de notre enfance, c’est nous qui aimons à perdre la raison.

Une série d’histoires dans les luttes pour l’émancipation, racontées par Olivier Besancenot Qui a inventé le 8 mars ? AbonnésVoir

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C’est maintenant à peu près acquis pour tout le monde, le 8 mars n’est pas la journée « de la femme », mais la « journée internationale des droits des femmes ». Un jour de manifestations et de grèves qui semble connaître un nouveau souffle avec le mouvement féministe récent, qui lutte autant contre les violences sexistes et sexuelles que pour réduire les inégalités salariales et améliorer les conditions de travail des métiers majoritairement exercés par des femmes. Mais saviez-vous qu’aux origines de cette journée du 8 mars se trouvait l’Internationale socialiste des femmes ?