Élection à Saint-Étienne-du-Rouvray. Reportage : Anaëlle Verzaux

Législatives, une poche de résistance Abonnés

1

Le

(photo : Anaëlle Verzaux)

Les politiques, tous des pourris ? Non, pas tout à fait, nous avons rencontré quelques oiseaux rares. Un exemple ? Hubert Wulfranc, le maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen, en Seine-Maritime.

Ses mots ont bouleversé la France entière lors de l’assassinat du Père Hamel le 26 juillet, vous vous souvenez ? Sa vraie émotion et sa totale sincérité ont touché le cœur profond du pays. Aujourd’hui, maire communiste depuis 2002, Hubert Wulfranc est candidat aux législatives ce dimanche sur une liste « gauche de résistance ». PCF, Ensemble !, EELV, France Insoumise, Gauche Démocratique et Sociale, plus des militants du NPA et de la gauche du PS… bref, toute la gauche est là. Un oiseau rare ou au contraire le modèle d’une résistance possible ? Anaëlle Verzaux l’a rencontré en pleine campagne dans la fête de la ville.

Gauche de résistance

Hier encore, être de gauche était une façon agréable d’être de droite. Aujourd’hui, la gauche est exsangue après des années de duperie et de trahison. Il faut préciser, dire « gauche de gauche », ou dire « gauche radicale », ou encore « la vraie gauche ». Mais même ces béquilles ne suffisent plus. Ici, la liste s’appelle « gauche de résistance » et ces mots n’ont pas perdu leur sens. Saint-Étienne-du-Rouvray est une ville ouvrière où depuis longtemps cohabitent et luttent ensemble les communistes et les catholiques. Dans cette ville d’immigration espagnole et portugaise, l’Action Catholique Ouvrière et le Parti Communiste de la « main tendue » ont créé une culture politique encore présente et vivante, comme l’ont montrés les habitants face au drame qui les a frappés en juillet dernier. La tolérance au fait religieux, y compris l’Islam aujourd’hui, a permis de développer la solidarité face aux adversaires essentiels.

Un reportage à Saint-Étienne-du-Rouvray d’Anaëlle Verzaux.

Les différentes séquences du reportage :

01. Le maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, un drôle d’oiseau

Programmation musicale :
- Les Barbeaux : Soleil

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Spécial infogrèveEnvoyez vos infos à infogreve@la-bas.org

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Macron, quand tu tires la chasse, pense à eux ! « MISÉRABLES ÉGOUTIERS » AbonnésVoir

Le

« Misérables égoutiers ! » C’est comme ça que l’avocat Richard Malka qualifie ceux qui ont publié les photos de son client Benjamin Griveaux. Une insulte pour les égoutiers, au moment même où ils se battent contre la réforme des retraites qui va repousser l’âge du départ, alors que les risques et la pénibilité de leur métier sont depuis longtemps reconnus. Un reportage avec les égoutiers en lutte contre ce mépris révoltant.

Hommage à Daniel Bensaïd en sept podcasts (ÉPISODE 07) Pour un socialisme du XXIe siècle Accès libreÉcouter

Le

« Si le postier et le philosophe sortent un livre et appellent à prendre parti, c’est qu’un grand évènement va se produire ! » Le 5 février 2009, Olivier Besancenot et Daniel Bensaïd étaient dans Là-bas si j’y suis pour parler de la refondation de la Ligue Communiste Révolutionnaire, qui se transformait alors en NPA, le Nouveau Parti Anticapitaliste. « Je reviendrai et je serai des millions ! »