Un reportage d’Anaëlle VERZAUX

Saint-Étienne-du-Rouvray, contre la division

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Il y a les profiteurs d’abîme, il y a ceux qui raccommodent. À Saint-Étienne-du-Rouvray, après les grandes pompes de l’enterrement du vieux prêtre assassiné, quand le beau monde est reparti avec le grand media circus, les habitants se sont retrouvés comme avant, chrétiens, musulmans, mécréants, peu importe car la différence n’est pas là.


C’est ce que voudraient faire croire Monsieur Valls, Madame Le Pen ou Madame Badinter, mais non la différence n’est pas là. Elle est dans une longue histoire sociale, de travail et de luttes communes où Nénette, Michèle, Amar et les autres trouveront le cœur, et la force, et le fil, et les aiguilles, et le temps qu’il faudra.

À la sortie de la cathédrale de Rouen, la foule a applaudi sur le passage du cercueil du Père Hamel, 86 ans, égorgé dans son église. Applaudissements, oui, c’est la société du spectacle. Et puis le monde d’en haut est reparti et on est resté là avec ceux d’en bas, ceux d’ici, musulmans, chrétiens, mécréants peu importe on vous le répète, on est resté là avec ceux de la France de tous les jours, ceux qui, loin des tambours, des trompettes et des caméras, recousent et réparent comme toujours, comme jadis sur les quais on réparait les voiles et les filets pour reprendre la mer. Mais ce sera un peu plus long cette fois-ci.

Un reportage d’Anaëlle VERZAUX réalisé en août 2016 :

reportage : Faut des moments comme ça pour se retrouver (EXTRAIT)

Les différentes séquences du reportage :

01. Sur le parvis de la cathédrale de Rouen

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

reportage : Anaëlle VERZAUX
montage : A.V. et Grégory SALOMONOVITCH
réalisation : Sylvain RICHARD

(Vous pouvez podcaster ce reportage en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

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« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

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