RETOUR AU MUSÉE DU QUAI BRANLY (REPORTAGE 39’53)

DES OBJETS MAIS PAS DE SUJETS

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(Dessin : Willem) À Paris, le Musée de l’Homme rouvre ses portes avec une nouvelle présentation. Une occasion de revenir en 2006 lors de l’inauguration du Musée du Quai Branly voulu, disait-on, par Jacques Chirac, grand amateur d’« Art premier ». Quelques rares voix s’étaient élevées à l’époque pour protester contre ce nouveau musée peuplé d’objets mis en scène hors de tout contexte et qui provenaient des collections du Musée de l’Homme jugé trop poussiéreux et trop didactique et qui avait donc été fermé.

Avec Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture du Mali, nous avions visité le nouveau Musée du quai Branly qui faisait la une en octobre 2006. « L’illustration parfaite de l’incohérence des rapports Nord - Sud » disait Aminata Traoré, consternée parmi les visiteurs enchantés par les objets présentés en provenance notamment d’Afrique. Avec nous Semega Gaoussou et Posso Inza deux étudiants africains délogés d’un foyer d’étudiants en lutte à Cachan, près de Paris, tout aussi choqués par ces objets arrachés à leur contexte et mutilés de toute signification. De même pour les autres "objets d’arts tribaux" d’Océanie, d’Asie ou des Amériques réduits à l’état de trophées et de bibelots pittoresques.

Et, pendant ce temps, dans les immenses galeries - vides -, du Musée de l’Homme, Bernard Dupaigne évoquait ce qu’on ne trouve plus à Branly, à savoir l’ethnologie. Tandis que la direction du "MQB", quant à elle, refusait de discuter avec nous.

Au musée du Quai Branly (2006)
Là-bas si j’y suis

Un reportage de Daniel MERMET et Renaud LAMBERT, 17 et 18 octobre 2006.

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Dans les livres

  • Le scandale des arts premiers - La véritable histoire du musée du quai Branly

    Directeur du laboratoire d’Ethnologie du musée de l’Homme, Bernard Dupaigne est en colère. De l’autre côté de la Seine, le Président Chirac a fait ouvrir un Musée qui a vidé le sien de ses collections, afin de mettre en valeur la « beauté » de ces pièces et d’aider la France à tourner la page de son passé colonial. Ecrit à l’acide, ce livre présente un autre point de vue sur ce musée...

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Faut-il avoir foi dans sa propre parole pour penser qu’en douter menace pareil édifice. Ainsi va l’hégémonie culturelle, pleine et entière. Habitée par sa mission : ici le doute n’a pas sa place. Légitime à dire le réel, la bourgeoisie médiatique dispose d’un droit endogène sur les choses du Vrai. Sa pensée souveraine distille une raison qu’elle assume chimiquement pure. Elle sait, la fake news c’est les autres. Elle les a nommés : complotistes, populistes, anti-système – la barrière est précise, infranchissable ; ne souffre nulle conteste. La bourgeoisie médiatique n’est pas du bon côté, elle est le bon côté – de façon native, propriétaire. C’est de bon droit qu’elle parle. Elle parle, on l’écoute : que vous faut-il de plus. Et la voilà piquée lorsque la multitude vient lui gâcher la fête.

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perchée

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LA GRANDE MANIF DE DROITE. Un PODCAST historique ! LA GAUCHE EST FOUTUE, LA DROITE EST DANS LA RUE ! Accès libreÉcouter

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Voilà quelques-uns des slogans de la GRANDE MANIF DE DROITE à Paris le 12 juin 2007. C’était juste après la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai et son discours triomphal place de la Concorde.

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