Une grande enquête de Dillah Teibi et Kévin Accart

ADP : LA GRANDE ARNAQUE

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Le seuil du million de signatures atteint !

Malgré les couacs informatiques, malgré le service minimum de l’État et des médias, le projet de référendum d’initiative partagée contre la privatisation des aéroports de Paris a dépassé le million de signatures, selon la dernière comptabilisation du Conseil constitutionnel du mercredi 4 décembre.

On est encore loin des 4,7 millions de signatures (soit 10 % du corps électoral) exigés par la Constitution d’ici mi-mars, mais ce seuil du million est en soi un exploit. Et un palier qui n’est pas que symbolique : Emmanuel Macron avait justement proposé en avril dernier, dans le cadre de son projet de réforme constitutionnelle, d’abaisser le nombre requis de signatures à 1 million pour déclencher un référendum !

« Et bien, on y est. Chiche ! » répondent au président les parlementaires à l’initiative du RIP, Gilles Carrez (LR) et Valérie Rabault (PS) en tête.

« Le gouvernement ne prendra aucune décision sur la privatisation d’Aéroports de Paris jusqu’à la fin de la collecte des signatures pour l’organisation d’un référendum », a déclaré hier le ministre de l’économie Bruno Le Maire, refusant toutefois de concéder à ce seuil des 1 million voulu l’année dernière par Emmanuel Macron.

Alors, chiche ? Pour célébrer le cap du million de signatures et à la demande générale des abonnés, nous rediffusons en libre accès l’enquête de Dillah Teibi et Kévin Accart sur cette étrange privatisation des aéroports de Paris. Mais vous le savez, le journalisme indépendant a un prix ! Une seule solution pour qu’il continue d’exister : abonnez-vous quand même !

Pourquoi privatiser les Aéroports de Paris ? Pourquoi offrir une telle machine à cash aux actionnaires ? Pourquoi vendre un « bijou de famille » construit avec les impôts des Français ? Entêtement idéologique en haut de l’État ou arrangement entre copains ?

Ou les deux ?

Une grande enquête de Dillah Teibi et Kévin Accart.

ADP, LA GRANDE ARNAQUE
par Là-bas si j'y suis

Pour ADP la loi est votée, la machine est en marche. Seul le RIP (Referendum d’Initiative Partagée) peut remettre tout en cause. Mais pour ça il faut 4 717 396 signatures d’ici au mois de Mars 2020. Aujourd’hui, nous sommes péniblement à 879 000 signatures. C’est pas gagné ! Macron et son petit monde comptent sur l’apathie générale pour faire avaler ce qui ressemble à une énorme entourloupe dont nous sommes les braves dindons.

Les libéraux au pouvoir nous avait déjà habitués à privatiser ce qui était, de fait, des monopoles naturels, comme les autoroutes ou le gaz par exemple, avec les conséquences que l’on connait : les prix augmentent, le service est moins bien rendu. Cette fois, à la faveur de la fameuse loi PACTE, ce sont les Aéroports de Paris qui vont être bradés, c’est à dire Paris-Charles de Gaulle, Orly, Le Bourget, et une dizaine d’aérodromes en Ile-de-France. 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 10 000 employés, 173 millions de dividendes pour l’État l’année dernière : en bref, une affaire tout à fait rentable pour l’État actionnaire à plus de 50%.

Alors, pourquoi vendre ADP ? L’État avance deux types d’arguments : « nous vendons pour rembourser la dette de l’état », ou alors « nous vendons pour créer un fond d’innovation de rupture ». Deux arguments qui ne résistent pas longtemps à l’analyse : faire baisser la dette en se séparant d’une rente garantie est une idée saugrenue, quant au fond pour l’innovation, il en existe déjà plusieurs. Des fonds qui ne servent déjà pas à grand chose, sauf à rendre la gestion de l’argent public opaque. Quelles sont les véritables raisons de cet entêtement de l’exécutif à privatiser ? Est-ce par fidélité à la doctrine libérale chère au président Macron ou un petit arrangement entre amis ? Quand est-ce que cette histoire commence, qui en sont les acteurs, et quels réseaux sont à la manœuvre ? Une enquête de Dillah Teibi et Kévin Accart.

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À La Courneuve, les « gilets rouges » de la CGT réinventent un service public au service du public AbonnésÉcouter

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« L’électricité, c’est la vie, et nous, on est des "gilets rouges" ! » La formule est de Nicolas Noguès, un militant CGT. Avec des collègues syndicalistes, il occupe une ancienne boutique EDF à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Leur opération a débuté le 14 novembre 2018, soit trois jours avant le premier acte des « gilets jaunes ». Alors c’est vrai, c’est moins spectaculaire. Et du coup, il y a moins de journalistes pour couvrir l’événement. Pourtant, là aussi, dans ce coin du 93, il est question de proximité et d’accès aux services publics pour des usagers sacrifiés sur l’autel de la dématérialisation.

La bataille des retraites est lancée. Un entretien de Jérémie Younes avec Christophe Ramaux Comment Macron va baisser nos retraites AbonnésVoir

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Après la casse du code du travail et de la SNCF, la suppression des cotisations salariales et de l’impôt de solidarité sur la fortune, la prochaine grande régression sociale que nous propose Emmanuel Macron consiste à « réformer », une nouvelle fois, notre système de retraites. Ou plutôt, à l’affaiblir, afin de préparer l’entrée des compagnies d’assurance privées.

Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter AbonnésÉcouter

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Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.