REPORTAGE aux Champs-Élysées

Acte XVIII. TOUS COMPLICES ! Abonnés

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« Tous ceux qui étaient là se sont rendus complices de ça. [1] » Lui n’était pas là, il avait préféré un petit week-end à la neige avec son épouse, mais il a dû rentrer plus vite que prévu. Emmanuel Macron n’était pas content du tout. Il suffit qu’il tourne le dos pour que les « gilets jaunes » en profitent pour mettre le feu. Jusque là, pour le beau monde, ces gueux n’étaient que des antisémites, des homophobes, des xénophobes, des ultras de gauche et des ultras de droite. Cette fois pour Emmanuel Macron, ces « gilets jaunes » sont des terroristes-casseurs-assassins.

Une dénonciation courageuse partagée par les visionnaires les plus engagés du pays, « du marxisme de bazar et du talibanisme de salon » éditorialise Jean-Michel Apathie sur Europe 1 [2]. « Ces manifs, pardon, mais elles devraient être désormais interdites » affirme Alba Ventura, éditorialiste sur RTL [3]. « Les gens, qui sont les casseurs avant tout, qui rejoignent les "gilets jaunes", sont quelque part des sortes de terroristes », prévient Gérald Barbier, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris sur BFMTV [4]. Rejoint par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, pour qui « ce sont des assassins. [5] »

Un petit souci cependant : les Français qui, malgré des semaines de lynchage médiatique, ne veulent décidément rien entendre [6]. Depuis 18 semaines, la violence n’a pas discrédité le mouvement. Le plus important, c’est ce phénomène historique sans précédent depuis longtemps et qui est le cauchemar du pouvoir. Les causes sont si évidentes et si profondes « qu’on trouve malheureux d’en passer par là pour se faire entendre » mais, que voulez-vous, « qui ne casse rien n’a rien ».

Alors que la police algérienne a déposé les armes pour sympathiser avec les manifestants vendredi dernier, « ici, les forces de l’ordre restent le dernier rempart entre la rue et le pouvoir ». C’est la conclusion de Monique, « gilet jaune » et cheffe d’entreprise venue de Moselle pour manifester ce samedi à Paris.

Car une question demeure. Qui sont et que veulent, les « gilets jaunes » qui manifestaient ce samedi en France et à Paris ? Sans cesse, les pouvoirs politiques, médiatiques et intellectuels, furieux et déroutés, parlent d’eux et font tout pour les discréditer et les salir, mais eux, vous les entendez ? Vous les connaissez ? Des milliards de messages et d’images violentes font écran, mais eux, finalement, qui sont ils ? Que veulent-ils ? Prenez le temps d’écouter les paroles de ces assassins et de leur complices rencontrés dans la manif de samedi. Un grand reportage de Dillah Teibi et Gaylord Van Wymeersch.

Programmation musicale :
- D1ST1 : Gilets Jaunes
- Kopp Johnson : Gilet Jaune
- Olive Laporte : Gilet Jaune

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À La Courneuve, les « gilets rouges » de la CGT réinventent un service public au service du public AbonnésÉcouter

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« L’électricité, c’est la vie, et nous, on est des "gilets rouges" ! » La formule est de Nicolas Noguès, un militant CGT. Avec des collègues syndicalistes, il occupe une ancienne boutique EDF à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Leur opération a débuté le 14 novembre 2018, soit trois jours avant le premier acte des « gilets jaunes ». Alors c’est vrai, c’est moins spectaculaire. Et du coup, il y a moins de journalistes pour couvrir l’événement. Pourtant, là aussi, dans ce coin du 93, il est question de proximité et d’accès aux services publics pour des usagers sacrifiés sur l’autel de la dématérialisation.

La bataille des retraites est lancée. Un entretien de Jérémie Younes avec Christophe Ramaux Comment Macron va baisser nos retraites AbonnésVoir

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Après la casse du code du travail et de la SNCF, la suppression des cotisations salariales et de l’impôt de solidarité sur la fortune, la prochaine grande régression sociale que nous propose Emmanuel Macron consiste à « réformer », une nouvelle fois, notre système de retraites. Ou plutôt, à l’affaiblir, afin de préparer l’entrée des compagnies d’assurance privées.

Une grande enquête de Dillah Teibi et Kévin Accart ADP : LA GRANDE ARNAQUE Accès libreVoir

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Pourquoi privatiser les aéroports de Paris ? Pourquoi offrir une telle machine à cash aux actionnaires ? Pourquoi vendre un « bijou de famille » construit avec les impôts des Français ? Les enquêtes d’opinion indiquent que 2/3 des Français sont opposés à cette privatisation. Ils n’ont pas oublié l’énorme arnaque de la privatisation des autoroutes et ils savent bien dans leur vie, autour d’eux, les dégâts entrainés par les privatisations depuis des années.