CHAQUE SAMEDI, LES SEXPLORATEURS (2) | Podcasts et belles images

Suzanne vous initie à l’amour et les putains sont respectueuses Abonnés

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Suzanne Ballivet, Les chansons de Bilitis, 1943 (détail)

« Ces vaches de bourgeois les appellent des filles de joie », nous disait Tonton Georges. Mais comment le deviennent-elles ? Comment ça se passe, la première fois, le premier client ? Ces vaches de bourgeois ferment les yeux sur tout ça.

La prostitution, les uns sont pour son abolition, les autres sont pour sa réglementation. C’est un vieux sujet qui ressemble au vieux débat entre la réforme et la révolution. Aspasie en parlait sans doute déjà au temps de Périclès. Aspasie était à la fois une courtisane et une intellectuelle, dans la Grèce ancienne. C’était une référence pour Grisélidis Réal, qui a fait graver trois mots sur sa tombe : écrivaine, artiste, prostituée. C’est elle qui a créé l’association Aspasie à Genève, pour la protection et l’émancipation des prostituées. Les « infirmières de la sexualité publique » disait-on. C’est elles que nous étions allés voir dans le quartier des Pâquis à Genève avec Sylvain, c’est à elles (et eux) que nous avions posé la question : la première fois ? Le premier client ? Et ensuite ? Elles ont bien voulu nous parler franchement d’elles et de leur clients pas toujours romantiques. C’était il y a quinze ans, les choses ont elles changées depuis ? En tout cas tonton Georges avait raison, c’est pas tous les jours qu’elles rigolent.

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