1er juillet 1916, beau temps sur la Somme

Le , par L’équipe de Là-bas

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

(dessin : "La Grande Guerre : le premier jour de la bataille de la Somme" (détail), par Joe Sacco (2014, éditions Futuropolis)
Rencontre avec Joe Sacco
Vingt mille soldats britanniques tués ce jour-là. Dix mille dans la première heure. Comment représenter le sens de ces chiffres ? Au cours de la semaine précédant l’assaut, l’artillerie britannique avait tiré 1 732 873 obus sur les lignes allemandes, 3 500 coups par minute, cinq obus pour chaque soldat allemand, le sang des artilleurs leur sortait des oreilles, le bruit était tel qu’on ne pouvait plus penser.
L’assaut fut donné avec ordre de marcher au pas. Les anglais furent massacrés par paquet par les mitrailleuses allemandes. Au total, en cinq mois la bataille de la Somme fera un million de victimes. Un siècle après nous cherchons encore le sens de cet effroi. La terre vomit toujours la guerre. Des obus éclatent encore, des ossements sont mis à jour, on trouve un encrier, une fleur séchée, un carnet de croquis. Peinture, cinéma, littérature, photo, la représentation de cette guerre à chaque époque peut raconter le siècle écoulé. Avec Jacques TARDI, la bande dessinée a dit toute l’horreur et toute la connerie de cette guerre. Aujourd’hui Joe SACCO dessine une autre approche et une autre représentation.
Entretien : Daniel Mermet et Giv Anquetil
Programmation musicale :
- It’s a Long Way to Tipperary, par John McCormack
- In the Trenches, par Major A. E. Rees
À lire :

La Grande Guerre : le premier jour de la bataille de la Somme


, de Joe Sacco (2014, éditions Futuropolis)
À voir :

14-18 : le Bruit et la Fureur


, un documentaire de Jean-François Delassus (100 min, 2008, produit par Program33)

Écouter l'émission

  • 15:04:41 - 1/12

    - MP3 -

  • 15:09:42 - 2/12

    - MP3 -

  • 15:14:42 - 3/12

    - MP3 -

  • 15:19:42 - 4/12

    - MP3 -

  • 15:24:42 - 5/12

    - MP3 -

  • 15:29:42 - 6/12

    - MP3 -

  • 15:34:42 - 7/12

    - MP3 -

  • 15:39:42 - 8/12

    - MP3 -

  • 15:44:42 - 9/12

    - MP3 -

  • 15:49:42 - 10/12

    - MP3 -

  • 15:54:42 - 11/12

    - MP3 -

  • 15:59:42 - 12/12

    - MP3 -

  • 16:04:42 - 13/12

    - MP3 -

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

08 mars : Journée internationale des droits des femmes Thérèse Clerc, les derniers jours Accès libreÉcouter

Le

Féministe poing levé, à 88 ans, Thérèse Clerc est partie paisiblement au bout d’un beau parcours d’engagement, d’insoumission et de gaieté subversive. Quelques jours avant sa mort survenue le mardi 16 février 2016, Anaëlle Verzaux l’avait revue chez elle à Montreuil avec quelques amis. Voici en hommage cet ultime entretien, une superbe incitation à la lutte, c’est-à-dire à la vie.

DÉSENTUBAGE. Un démontage d’une émission de Tébéo-TébéSud Heureusement que tous les journalistes ne font pas comme Inès Léraud ! AbonnésVoir

Le

Depuis des années, Inès Léraud enquête sur les horreurs de l’agroalimentaire en Bretagne. Pas facile. Ce beau monde est très malin pour s’entourer de silences et de connivences. Il faut de l’entêtement et du temps. Pour être têtue, elle est têtue, Inès. On la connaît, c’est une ancienne modeste et géniale de Là-bas. Et pour avoir le temps, elle s’est installée pendant quatre ans dans un village au cœur de la Bretagne.

Rencontre avec l’archéologue britannique David Wengrow, qui publie une « nouvelle histoire de l’humanité » avec David Graeber Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? AbonnésÉcouter

Le

Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? C’est la promesse ambitieuse du dernier livre de David Graeber, Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité. Anthropologue et anarchiste britannique, David Graeber est connu aux États-Unis pour son engagement dans le mouvement Occupy Wall Street. En France, on se souvient de lui pour ses travaux sur l’histoire de la dette (Dette : 5 000 ans d’histoire), sur la bureaucratie (Bureaucratie, l’utopie des règles) et sur les boulots à la con (« bullshits jobs »). Avant de mourir d’une maladie en 2020, David Graeber avait eu le temps de terminer cette nouvelle histoire de l’humanité avec l’archéologue David Wengrow.