La décennie - le cauchemar des années 80 (IV) : 1985-1986

Le , par L’équipe de Là-bas

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

La « nouvelle gauche » devient « moderne ». En clair, elle reprend les idées de « la vieille droite ».
Impensable ?
Peut-être, mais pas autant que le projet de la « nouvelle droite », inspirée, toujours, par les « pays qui gagnent », les États-Unis et le Royaume-Uni : « mettre la barre à droite ». Pour beaucoup, cela tient de la gageure, mais le gouvernement Chirac saurait montrer qu’en termes de « libéralisme », l’impensable est à sa portée.
Reste à rallier « le peuple » aux nouvelles valeurs : après « la morale » et « l’éthique » de SOS Racisme, voici celle de l’argent. L’argent qui libère, l’argent qu’il faut protéger de ses « ennemis », l’argent, comme ultime lien social.
Alors l’on devient « actionnaire » comme on était « citoyen ». L’on participe à la « vie de l’entreprise » comme on s’impliquait dans celle de la « Cité ». L’argent sépare le bon grain de l’ivraie, les « gagnants » des « perdants », ceux qui prennent des risques, de ceux qui s’attachent à leurs « privilèges ».
Quelques années plus tard, pourtant - alors que l’économie « libéralisée » renouera avec les accros oubliés du capitalisme dérégulé -, les cracks boursiers ne manqueront pas de grossir les rangs des « perdants »... y compris dans les rangs des « boursicoteurs modernes ».
Nouvelle version d’une émission préparée par Renaud Lambert, diffusée le 12 avril 2007.

Programmation musicale :


 Code APE : "Il danse avec les milliards"
 DJ Shadow : "Une autre introduction"
 Renaud : "Putain de camion"
 Run DMC et Aerosmith : "Walk this way"
 Sonata Artica : "Paid in full"

A réécouter sur La-bas.org :


 « Vive la crise : pédagogie de la soumission », le 26 juin 2006
 « Libération - de Sartre à Rothschild », actualisée le 15 janvier 2007

A lire :


 Lettre ouverte à ceux qui sont passés du Col Mao au Rotary, de Guy Hocquenghem
 La décennie, le cauchemar des années 80, de François Cusset
 Le grand bond arrière et Quand la gauche essayait, de Serge Halimi
 Et la vertu sauvera le monde et Fonds de pension, piège à cons, de Frédéric Lordon
 Journalistes précaires - Journalistes au quotidien, sous la direction d’Alain Accardo, avec une longue contribution de Gilles Balbastre
 Libération - de Sartre à Rothschild, de Pierre Rimbert

Et aussi :


 D’une révolution conservatrice et de ses effes sur la gauche française, de Didier Eribon
 Une nouvelle vassalité : Contribution à une histoire politique des années 1980, d’André Bellon

Écouter l'émission

  • 15:04:41 - 1/12

    - MP3 -

  • 15:09:41 - 2/12

    - MP3 -

  • 15:14:41 - 3/12

    - MP3 -

  • 15:19:42 - 4/12

    - MP3 -

  • 15:24:42 - 5/12

    - MP3 -

  • 15:29:42 - 6/12

    - MP3 -

  • 15:34:42 - 7/12

    - MP3 -

  • 15:39:42 - 8/12

    - MP3 -

  • 15:44:42 - 9/12

    - MP3 -

  • 15:49:42 - 10/12

    - MP3 -

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

« Je vous rends ma médaille », un reportage de Sylvie COMA Mort étrange d’un insoumis (1/2) AbonnésÉcouter

Le

Ébéniste, anar, musicien, Michel FERCHAUD était un ami de Là-bas. Il était de la génération des appelés en Algérie, il en était marqué à vie comme beaucoup de ceux qui n’ont jamais parlé. Lui en avait fait une chanson superbe, « JE VOUS RENDS MA MÉDAILLE ». C’était son histoire, c’était sa vie, une vie de travers, réfractaire et cabossée qu’il avait fini par raconter dans un livre. Il n’a pas eu le temps d’aller plus loin, il est mort à la fin février, dans des conditions bizarres, il avait 78 ans. L’enquête est en cours, mais nous avons voulu en savoir plus, sur lui, sur son monde, sur son parcours. Voici la première partie de ce reportage en forme d’hommage à un insoumis modeste et génial.

Avec Éric Hazan, qui publie « Le tumulte de Paris » (La Fabrique) Éric Hazan : « Le danger, c’est que la Commune perde son sens révolutionnaire pour devenir une image d’Épinal » AbonnésÉcouter

Le

À Belleville, dans les rues où se tenaient les dernières barricades de la Commune de Paris, l’écrivain et éditeur Éric Hazan rend hommage aux insurgés, et remet les récupérateurs de mémoire à leur place. Cent-cinquantenaire de la Commune oblige, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a décidé de commémorer l’événement en grande pompe, à grand renfort de cérémonies officielles, du 18 mars au 28 mai. Le programme a même un nom : « Nous la Commune ! », et il a été vigoureusement dénoncé par les élus de droite au conseil de Paris… « Nous », vraiment ? Il ne faudrait pas que la mémoire de la Commune de Paris, à l’occasion de cet anniversaire, passe pour lisse, neutre, et finalement consensuelle.

Un entretien de Daniel Mermet avec John Shipton, le père de Julian Assange. VIDÉO et radio (PODCAST) LIBÉREZ ASSANGE ! LIBÉREZ PROMÉTHÉE ! La France doit accorder l’asile à Julian Assange AbonnésVoir

Le

La Haute-Cour de Londres a annulé, ce vendredi 10 décembre, une première décision qui empêchait l’extradition de Julian Assange aux États-Unis. La justice britannique devra donc statuer à nouveau sur la requête des États-Unis, qui veulent juger le fondateur de WikiLeaks pour avoir diffusé des documents confidentiels repris par les médias du monde entier. Aux États-Unis, Julian Assange risquerait 175 années de prison. Comment sauver Assange ? Il faut que la France lui accorde l’asile ! C’est ce que réclament beacuoup de ses soutiens, dont son père John Shipton, que nous avons rencontré le mois dernier lors de son passage à Paris.