En attendant le 17 décembre, retour en images sur la manifestation du 12

GARDER LE PAVÉ CHAUD ! Abonnés

1

Le

« Retrait de la réforme des retraites ! » Près de dix jours après le début du grand mouvement social contre la casse des retraites, le mot d’ordre reste le même. Dans les rangs des travailleurs la détermination ne faiblit pas, elle augmente même depuis les annonces du Premier ministre. Ne reste que le Medef parmi les « partenaires sociaux » pour saluer une réforme « juste et équitable ».

Dans le cortège parisien du jeudi 12 décembre, un reportage express de Gaylord Van Wymeersch et Kévin Accart.

Même le très réformiste Laurent Berger s’est fâché tout rouge à la suite de ces annonces. Le secrétaire général de la CFDT ne veut plus de la réforme qu’il a pourtant lui-même négociée avec le gouvernement. « La ligne rouge a été franchie et clairement franchie » dénonce-t-il, visant l’âge pivot de départ reculé à 64 ans et une réforme avec « un angle budgétaire accru ». Il appelle ses troupes à se joindre au mouvement dès mardi prochain, le 17 décembre.

La première centrale syndicale du pays (600.000 adhérents) se fera-t-elle retourner entre temps par une « concession stratégique sur l’âge pivot » prévue à l’avance par le gouvernement et mise en scène pour casser la mobilisation ? Bien des éléments le laissent penser. En attendant la grève et les blocages se renforcent dans de nombreux secteurs. Les salariés de la SNCF, de la RATP, les enseignants mais aussi les dockers entrés dans la danse se disent prêts à tenir pendant les fêtes de fin d’année.

Aussi, de concert, l’ordre bourgeois appelle à une trêve des confiseurs. Édouard Philippe trouve que la "menace sur Noël est inacceptable" [1], Marine Le Pen "pense qu’il faut qu’il y ait une trêve pour Noël", tandis que BFMTV propose un sondage dont la formulation demeurera un modèle de neutralité : "Transports : la CGT menace Noël. Soutenez vous la CGT ?" Oups... mauvaise réponse : 80% des 21000 sondés soutiennent la CGT (ou préfèreraient que Philippe Martinez remplace le Père Noël cette année !)

(photo : sondage de BFM TV sur le réseau social Twitter, 13 décembre 2019)

Et ils étaient encore nombreux hier jeudi 12 décembre à battre le pavé partout en France, afin de le garder chaud en vue de la grande manifestation de mardi prochain. Dans le cortège parisien, un reportage express de Gaylord Van Wymeersch et Kévin Accart.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

La pollution atmosphérique tue vingt fois plus que la Covid-19 1972 : DES VÉLOS, PAS D’AUTOS ! Accès libreVoir

Le

La Covid-19 nous a obligés à faire passer nos vies avant l’économie. Mais maintenant, retour à la normale. Avec la pollution atmosphérique qui tue vingt fois plus, l’économie passe avant nos vies. Voici un petit retour sur la première manif écolo en faveur du vélo, le 22 avril 1972, organisée par les Amis de la Terre et suivie par 25 000 doux dingues…

Pour un programme de PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE. Avec le sociologue Razmig Keucheyan Monde d’après : mode d’emploi Accès libreÉcouter

Le

Demain, le paradis ? Ce n’est pas certain. Mais quel avenir avec ce choc énorme ? Il est urgent de faire front face à un pouvoir qui va revenir comme avant, mais en pire. Voici le projet de deux chercheurs, Razmig Keucheyan et Cédric Durand, une PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE avec un programme en cinq points : un contrôle public de l’investissement, une garantie de l’emploi, la relocalisation de (...)

Comment en est-on arrivé là en si peu de temps ? Voilà la réponse dans une super BD ! LA GRIPPETTE DU PANGOLIN AbonnésLire

Le

C’est passé si vite… Une histoire de pandémie, de confinement et de résidence secondaire : voilà qu’un éternuement de pangolin en Chine fait trembler le monde entier. Enfin, presque le monde entier. Parce qu’en France, la clairvoyance présidentielle nous a évité de tomber dans la panique, puis de paniquer parce qu’il était temps. De ne pas porter de masques inutiles, puis de porter des masques indispensables. De confiner, de déconfiner. On passe son temps sur Internet à essayer de comprendre ce qui nous tombe sur la tête et on finit noyé sous le flot d’informations continues. Alors arrêtons-nous un instant. Prenez le temps – grâce à Mathieu Colloghan – de regarder ce qui s’est passé depuis le rhume du pangolin.

SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

Le

Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »