Le suicide de Christine Renon soulève le monde enseignant

Comment j’ai survécu à l’Éducation nationale

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

C’est dans le hall de son école maternelle à Pantin que le corps de Christine Renon a été retrouvée. À 58 ans, cette directrice d’école s’est donné la mort sur son lieu de travail, le 23 septembre dernier.

Deux jours plus tôt, elle envoyait une lettre à son inspecteur d’académie qui ne laisse aucun doute sur les raisons de son suicide : manque de temps, manque de moyens, manque de considération, manque d’aide, Christine a signé sa lettre en tant que « directrice épuisée ». Publiée avec l’accord de sa famille et de son syndicat, cette lettre est un témoignage accablant des conditions de travail des directrices et directeurs d’école, qui se tuent à la tâche. Littéralement, désormais.

Cliquez ici pour télécharger le document.


Cette lettre a bouleversé l’une de nos auditrices, Hélène Pengam, jeune retraitée de l’Éducation nationale après quarante années d’enseignement et à la tête d’une école publique.

Si le suicide de Christine Renon a particulièrement touché Hélène, c’est qu’elle était directrice d’une école maternelle, comme Christine. Comme Christine, Hélène a dû affronter l’impuissance, l’hostilité de l’administration, l’impossibilité de bien faire le travail qu’elle avait choisi. Hélène a donc préféré partir à la retraite avant qu’on la retrouve un matin, comme Christine, dans le hall de son école. Voici le témoignage d’Hélène :

réalisation : Jonathan Duong

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

DÉSENTUBAGE. Un démontage d’une émission de Tébéo-TébéSud Heureusement que tous les journalistes ne font pas comme Inès Léraud ! AbonnésVoir

Le

Depuis des années, Inès Léraud enquête sur les horreurs de l’agroalimentaire en Bretagne. Pas facile. Ce beau monde est très malin pour s’entourer de silences et de connivences. Il faut de l’entêtement et du temps. Pour être têtue, elle est têtue, Inès. On la connaît, c’est une ancienne modeste et géniale de Là-bas. Et pour avoir le temps, elle s’est installée pendant quatre ans dans un village au cœur de la Bretagne.

Rencontre avec l’archéologue britannique David Wengrow, qui publie une « nouvelle histoire de l’humanité » avec David Graeber Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? AbonnésÉcouter

Le

Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? C’est la promesse ambitieuse du dernier livre de David Graeber, Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité. Anthropologue et anarchiste britannique, David Graeber est connu aux États-Unis pour son engagement dans le mouvement Occupy Wall Street. En France, on se souvient de lui pour ses travaux sur l’histoire de la dette (Dette : 5 000 ans d’histoire), sur la bureaucratie (Bureaucratie, l’utopie des règles) et sur les boulots à la con (« bullshits jobs »). Avant de mourir d’une maladie en 2020, David Graeber avait eu le temps de terminer cette nouvelle histoire de l’humanité avec l’archéologue David Wengrow.

Première guerre mondiale : la mémoire des auditeurs de Là-bas. Un reportage de Thierry Scharf (2002) Les lettres de Craonne Accès libreÉcouter

Le

En novembre 1998, Là-bas si j’y suis avait proposé aux auditeurs une série d’émissions pour commémorer la 1ère Guerre mondiale et les centaines de milliers de sacrifiés de cette Grande boucherie. Quatre émissions qui ont beaucoup marqué les auditeurs, à la suite desquelles nous avions reçu des dizaines de témoignages, de lettres manuscrites, de messages sur le répondeur. Une avalanche de souvenirs que (...)