Avec Jérôme Pimot, du Collectif des Livreurs Autonomes de Paris

Livreurs contre arnaqueurs : vers la fin de l’uberisation ? Abonnés

1

Le

C’est une avancée encourageante dans la lutte contre l’« uberisation » : dans un arrêt rendu mercredi 28 novembre, la Cour de cassation a reconnu un lien de subordination entre la plateforme de livraison Take Eat Easy et ses livreurs à vélo, ouvrant ainsi la voie à la requalification des travailleurs en salariés. Un énorme coup d’arrêt pour ce modèle d’exploitation des travailleurs.

Depuis 2009 et l’arrivée de la société américaine UBER en France, les plateformes numériques profitaient d’un flou juridique pour recruter des travailleurs sous le statut d’auto-entrepreneur.

Sans droit du travail, sans congés, tout leur modèle économique était ainsi construit : les travailleurs seraient chez eux des prestataires, pas des salariés ! Du travail à la tâche, en somme.

Un retour au 19ème siècle dénoncé depuis le début par certains travailleurs à bicyclette : le lien de subordination entre eux et les plateformes qui leur fournissent le travail et les contrôlent est tout à fait évident. C’est justement ce qu’a reconnu la Cour de cassation, estimant que « l’existence d’un pouvoir de direction et de contrôle de l’exécution de la prestation » caractérise bien « un lien de subordination ». Une décision historique qui va faire jurisprudence.

Jérôme Pimot, porte-parole du Collectif des Livreurs Autonomes de Paris, est l’une des figures de cette lutte contre les plateformes depuis 5 ans.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Comment ils nous ont volé le football Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Corruption, dopage, chauvinisme, machisme, outil des dictateurs, diversion, achat de joueurs, achat de votes, matchs truqués : qui s’intéresse au football ne peut ignorer ces dérives récurrentes. Ce sport reste pourtant l’un des plus populaires au monde, rassemblant dans plus de 17 000 clubs en France deux millions de licenciés et 200 000 bénévoles.
Entretien : Daniel Mermet

Aude Lancelin reçoit Arthur Messaud, de la Quadrature du Net Google et Facebook contre la démocratie AbonnésVoir

Le

Difficile de mobiliser les citoyens sur la question de la protection des données personnelles, ou des dangers que font courir aux libertés publiques des géants du web comme Google ou Facebook. C’est ce que tente de faire La Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, qui intervient depuis 2008 dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, ou encore de la régulation des télécoms.

« Les idées qui traînent dans l’air » Naomi Klein : le coronavirus du capitalisme Accès libreVoir

Le

La crise est-elle une opportunité pour le capitalisme ? Va-t-il appliquer sa stratégie du choc pour nous faire avaler des choses qui nous semblaient impossibles il y a un mois ? Tout dépend des idées qui traînent dans le fond de l’air et de celles qui s’imposeront. Et justement, il y a, dans l’air, des idées qui pourraient nous être favorables.