MANUEL VALLS RESSORT LE VOILE

RAPHAËL LIOGIER RÉPOND À CAROLINE FOUREST !

Le

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Raphaël Liogier répond à Caroline Fourest
par Là-bas si j'y suis

Le chercheur Raphaël LIOGIER n’en revient pas. Caroline FOUREST l’a carrément démoli en direct dans la séquence de l’émission C À VOUS, interviewée par Patrick COHEN (France 5, 06 avril 2016).

Sauf que LIOGIER n’était pas invité sur le plateau ! Caroline a pu sans risque taper à bras raccourcis sur cet affreux partisan du port du voile islamique, ce « complice » de nos ennemis dans « la bataille culturelle que nous sommes en train de perdre » et autres amabilités.

Oui, vous avez bien lu, le voile, revoilà le voile !

C’est Manuel VALLS qui l’a ressorti pas plus tard que ce lundi 04 avril. Alors que toute la place de la République vibre de la NUIT DEBOUT qui est en train de gagner le pays, au coin même de la place, discrètement, au théâtre Déjazet, lors d’un colloque sur l’islamisme et le populisme en Europe, Manuel VALLS ressortait l’épouvantail du voile, « asservissement de la femme », et contre lequel « il faut agir ». Alors que la jeunesse est dans la rue, alors que la révolte sociale gronde un peu partout, le Premier ministre tente de faire diversion. « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire. » Au moins c’est clair.

Incapable de faire face au chômage, à la précarité, aux inégalités, tout comme à l’évasion fiscale des grosses fortunes, Valls tente de dissimuler la bombe sociale sous le voile et les vieux amalgames chers au FN et aux partisans de la « guerre des civilisations ».

En cela il peut compter sur le fidèle soutien de Caroline FOUREST. Si Laurent RUQUIER a décidé de ne plus jamais l’inviter dans son émission suite à de trop gros mensonges, Caroline est toujours présente dans les médias quand il s’agit de protéger la France du péril islamiste.

Tout comme la philosophe Elisabeth BADINTER qui appelle au boycott des marques faisant dans la « mode islamique ». Malheureusement, on apprenait au même moment qu’Élisabeth BADINTER, 47ème fortune française, est la principale actionnaire de PUBLICIS qui assure avec zèle la communication de… l’Arabie Saoudite !


Merci à Raphaël LIOGIER.

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

entretien : Daniel MERMET
réalisation : Jeanne LORRAIN & Jonathan DUONG
son : Franck HADERER

(Vous pouvez podcaster cet entretien en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page.)

Télécharger la vidéo au format .mp3 :

Raphaël Liogier répond à Caroline Fourest

Écouter la vidéo au format audio :

Raphaël Liogier répond à Caroline Fourest

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- Lutter contre le voile et… être chargée de la com’ de l’Arabie Saoudite : le troublant mélange des genres d’Elisabeth Badinter, un article de metronews.fr du 05 avril 2016

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- La guerre des civilisations n’aura pas lieu, notre LÀ-BAS Hebdo #34 du 05 février 2016, avec Raphaël LIOGIER

- Ce populisme qui vient, un entretien avec Raphaël LIOGIER du 24 septembre 2013

- Le mythe de l’islamisation, une obsession collective, un entretien avec Raphaël LIOGIER du 15 février 2013

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- Raphaël LIOGIER : « La marque Daech a tout compris au marché global de la terreur », un supplément vidéo du 05 février 2016

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    Or, nous voilà aujourd’hui dans cette régression.

    Nous voilà dans l’angoisse et l’infantilisation. L’angoisse d’une crise sanitaire d’autant plus profonde qu’elle est incontrôlée, à quoi s’ajoute une crise économique et sociale qui dévaste les plus modestes. On compte 3 000 inscriptions nouvelles au RSA chaque jour. Mais ce n’est pas tout, deux attentats terroristes à la suite sont venus traumatiser le pays d’autant plus violemment que le gouvernement et les grands médias ont exacerbé ces drames à outrance, avec une vague d’incitation à la haine raciale propagée par le pouvoir lui-même.

    Et quelle opposition pour contredire et pour contenir ? Rien ou presque. À peine quelques voix éparpillées. Les conditions de confinement et la peur ambiante rendent difficile les échanges, les débats, les manifs et tout ce qui est nécessaire pour la vie de l’opposition et de la contestation. L’exercice du jeu démocratique minimum nécessaire s’en trouve gravement entravé. On ne parle pas de radicalité ni de grand soir, mais de l’opposition la plus ordinaire.

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