Avec Hélène Richard du Monde diplomatique

Quand les États-Unis s’ingéraient dans les élections russes Abonnés

1

Le

[RADIO] Quand les États-Unis s’ingéraient dans les élections russes [INTÉGRALE]

Time, « Les Yankees à la rescousse. L’histoire secrète des conseillers américains qui ont aidé Eltsine à gagner », New York, 15 juillet 1996

« Brexit : la Russie aussi y a mis le doigt, révèlent les grandes oreilles britanniques » (Libération, 15 novembre 2017). « Madrid dénonce une ingérence de la Russie en Catalogne » (Le Monde, 16 novembre 2017). « "Gilets jaunes" : La Russie accusée d’envenimer la situation » (Les Échos, 09 décembre 2018). « Comment les Russes ont espionné l’équipe Clinton, et chamboulé la présidentielle américaine » (Ouest France, 13 juillet 2018). « La menace d’une ingérence russe plane-t-elle sur les élections européennes ? » (France Culture, 22 mars 2019). À force d’être obnubilé par le spectre russe qui hante l’Europe, on oublie un peu vite que les champions du monde de l’ingérence sont les États-Unis. Y compris les États-Unis de Donald J. Trump, qui avait pourtant fait campagne en promettant de mettre fin à l’interventionnisme yankee : « les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde [1] ». Mais c’est bien le même Donald J. Trump qui soutient un coup d’État contre le président vénézuélien Nicolás Maduro, sans exclure « une option » militaire de la part des États-Unis. Une vieille tradition d’ingérence en Amérique latine, on se souvient du 11 septembre 1973, quand la junte militaire soutenue par les États-Unis renversait le gouvernement socialiste de Salvador Allende.

Mais c’est arrivé aussi que les États-Unis manipulent les élections… en Russie ! En 1996, le président des États-Unis s’appelait Bill Clinton, et le candidat à faire réélire était Boris Elstine. Une histoire moins connue, que nous raconte Hélène Richard, auteure de l’article « Quand Washington manipulait la présidentielle russe » dans Le Monde diplomatique de mars.

Programmation musicale :
- Vladimir Vissotsky : Vers Les Cimes
- Soviet Suprem : Tsar War

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

journaliste : Jonathan Duong
réalisation : Sylvain Richard et Julien Ar Coz
montage : Jérémie Younes

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Notes

[1Donald J. Trump à la base aérienne d’Al-Asad en Irak, le 26 décembre 2018.

Voir aussi

- À LIRE :

Le Monde diplomatique du mois de mars, en kiosques et en ligne sur www.monde-diplomatique.fr

Hélène Richard, « Quand Washington manipulait la présidentielle russe », Le Monde diplomatique, mars 2019

- À VOIR :

Roger Spottiswoode, Spinning Boris, 1h53, États-Unis, 2003

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

C’est l’été ! L’occasion de redécouvrir cette série de podcasts de Sophie Simonot Qu’est-ce qui a provoqué vos premiers désirs amoureux ? [INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

Le

Nos visages ne sont que des masques et notre apparence est un déguisement. La vérité, c’est les idées que nous avons derrière la tête mais nous les ignorons. Et pas seulement derrière la tête. Voilà ce qui intéresse Sophie, vous faire mettre des mots sur votre essentiel avec des questions faussement simples et vous étonner vous-mêmes. Et étonner chacun. Exemple : tout le monde se souvient de sa première fois. Mais avant la première fois, qu’est-ce qu’il y avait ?

Face à la deuxième vague, inquiétude et colère des soignants. REPORTAGE RADIO et TEXTE À L’APPUI HÔPITAL PUBLIC, RISQUE DE SATURATION. « Macron paralyse le pays parce que l’hôpital manque de lits » AbonnésÉcouter

Le

Risque de saturation, crainte d’impuissance. Face à la nouvelle vague de la pandémie, les soignants de l’hôpital public tiendront-ils une seconde fois ? C’est la grande inquiétude du pouvoir. Pour l’urgentiste Patrick Pelloux, « on doit paralyser le pays parce que les hôpitaux manquent de lits. » Manque de lits, manque de personnels, la déprime gagne avec un sentiment de trahison. Pourtant, au printemps, la pandémie avait entraîné un soutien enthousiaste et une prise de conscience du désastre des politiques de santé appliquées depuis des années. Il y avait là un élan unanime pour changer radicalement de logiciel. L’opinion était prête.

Pourquoi nous manquons d’infirmières dans les hôpitaux aujourd’hui ? Il y a cinq ans, l’hôpital était déjà à bout Accès libreVoir

Le

Il y a cinq ans, la lettre d’une infirmière nous avait tous bouleversés. Clémentine disait à Martin Hirsch pourquoi elle démissionnait. Un incident insignifiant dans la casse globale de l’hôpital. Sauf que cette vidéo a été vue des centaines de milliers de fois, Clémentine a été invitée partout sur des télés et dans les médias. Le sujet n’était pas nouveau. La destruction systématique du secteur public dure depuis bientôt 40 ans, en application de l’idéologie néo-libérale. Ce, qu’avec d’autres, nous dénonçons depuis trente ans. Si la crise monstrueuse que nous subissons aujourd’hui entraîne des réponses difficiles, une grande partie des dysfonctionnements mortels qui se multiplient sont le résultat direct de cette idéologie criminelle.

« Les idées qui traînent dans l’air » Naomi Klein : le coronavirus du capitalisme Accès libreVoir

Le

La crise est-elle une opportunité pour le capitalisme ? Va-t-il appliquer sa stratégie du choc pour nous faire avaler des choses qui nous semblaient impossibles il y a un mois ? Tout dépend des idées qui traînent dans le fond de l’air et de celles qui s’imposeront. Et justement, il y a, dans l’air, des idées qui pourraient nous être favorables.