Bosser sans protections dans un boulot pas nécessaire

On est comme les nettoyeurs de Tchernobyl Abonnés

1

Le

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le président de la Fédération française du bâtiment, Jacques Chanut

[EXTRAIT] On est comme les nettoyeurs de Tchernobyl [RADIO]

« C’est toujours les mêmes qu’on fait bosser jusqu’au bout. » Hervé est en colère. Technicien dans les produits chimiques, sa boîte l’oblige à bosser sans une vraie protection, alors que cette activité n’est pas indispensable.

C’est pourtant ce qu’exige la bande à Macron. La ministre du Travail Muriel Pénicaud l’affirme : « derrière, il faut aussi que l’activité économique continue », pas seulement dans ce qui est indispensable, mais aussi par exemple dans le bâtiment.

Et Muriel est scandalisée par le syndicat patronal du bâtiment (on dit bien « patronal »), dont le président explique pourquoi les ouvriers hésitent à mourir pour sauver l’économie française : « ils ne veulent plus venir sur les chantiers, ils ont peur et je les comprends, on ne veut pas être le métier qui permet la propagation de la pandémie. [1] » Des propos que la ministre du Travail qualifie de défaitistes.

La crise du CoViD-19 est un formidable révélateur de la lutte des classes en France. Tandis que des bourgeoises nous disent tout leur bonheur de savourer le printemps dans leur maison de famille au bord de l’océan, tout un peuple d’infirmières, des caissières, d’éboueurs, d’employés des pompes funèbres, de flics, de paysans, de livreurs, bref tout un peuple de travailleurs est astreint à bosser en risquant sa vie car « il faut aussi que l’ activité économique continue » répète Muriel Pénicaud et avec elle toute la bande à Macron et tout le Medef.

Et peu importe la peau de ceux qui font le boulot

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

journaliste : Maja Neskovic

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Notes

[1Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment, le 19 mars 2020 sur LCI.

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Pierre Seel, homosexuel déporté Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Les provocations homophobes du député UMP Christian VANESTE sur "la légende de la déportation des homosexuels" a ramené l’attention sur l’histoire de Pierre Seel, mort en 2005, après un combat pathétique pour faire connaître la persécutions des homosexuels par les nazis.

Tchernobyl, c’est notre paradis ! Avec les derniers habitants de la zone interdite Les joyeux fantômes de Tchernobyl Accès libreÉcouter

Le

Elles préféraient rester dans la zone contaminée plutôt que de quitter leur maison. Des centaines de milliers d’habitants furent évacués de gré ou de force dans une zone de 30 km après la catastrophe du 25 avril 1986. Mais ces quelques femmes avaient voulu rester, malgré dénuement et abandon.

Environ 700 irréductibles, les SAMOSELY, survivaient ainsi dans la zone la plus contaminée par la radioactivité dans le monde, 2 600 km2, devenue aujourd’hui un « parc involontaire » où se développent une faune et une flore étranges, avec toujours ces habitants tenaces depuis trente ans. (...)

LE GRAND PROCÈS DE MACRON [INTÉGRAL] AbonnésVoir

Le

Et voici les vidéos tant attendues du grand procès public d’Emmanuel Macron. Avec le procureur Frédéric Lordon, le juge Daniel Mermet, les avocats de la défense Christophe Clerc et Jean-Marc Daniel et des témoins prestigieux, comme François Ruffin, Juan Branco, Mathilde Larrère, Didier Porte, Aurélie Trouvé, Marion Esnault, Arié Alimi, Taha Bouhafs… Macron sera-i-il condamné ?