Bicentenaire de la naissance de Marx. Un entretien de Jonathan Duong avec Antony Burlaud

Karl Marx, 200 ans de lutte de classes

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

« Un spectre hante l’Europe » (Martin Rowson / SelfMadeHero)

Écouter l'émission

  • 01. « Un spectre hante l’Europe »

    - MP3 - 19.6 Mo

  • 02. La révolution de 1848

    - MP3 - 19.9 Mo

  • 03. Marx et la Commune de Paris

    - MP3 - 21.3 Mo

[RADIO] Antony Burlaud : Karl Marx, 200 ans de lutte de classes

« À la place de l’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous. [1] » Telle fut l’utopie de Marx et Engels, une utopie toujours partagée par des millions de femmes et d’hommes, mais une utopie qui fut souvent récupérée, détournée et pervertie. Maintes fois jeté dans les poubelles de l’histoire, Marx revient aujourd’hui dans la lutte contre la violence capitaliste. Le bicentenaire de sa naissance fournit l’occasion de retracer son parcours.

Un entretien de Jonathan Duong avec Antony Burlaud, auteur de l’article « Au pays de l’"ardeur révolutionnaire" » dans Le Monde diplomatique de mai et coordinateur, avec Jean-Numa Ducange, de l’ouvrage Marx, une passion française (La Découverte, 2018).


Programmation musicale :
- The Souljazz Orchestra : Kapital

Merci à Sophie Durand-Ngô du Monde Diplomatique.

journaliste : Jonathan Duong
réalisation : Sylvain Richard
montage : Jérémie Younes

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Notes

[1Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du parti communiste, 1848, Londres

Voir aussi

-  À LIRE :

Le Monde diplomatique du mois de mai, en kiosques et en ligne sur www.monde-diplomatique.fr

Antony Burlaud, « Au pays de l’"ardeur révolutionnaire" », Le Monde diplomatique n°770, mai 2018

Sous la direction de Jean-Numa Ducange et Antony Burlaud, Marx, une passion française, La Découverte, 2018, paris

Daniel Bensaïd et Charb, Marx, mode d’emploi, éditions La Découverte, 2009

Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du parti communiste, 1848, Londres

Karl Marx, Les Luttes de classes en France, 1850

Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, 1852

Karl Marx, Le Capital. Critique de l’économie politique, 1867, Paris

Karl Marx, La Guerre civile en France, 1871

-  À VOIR

Raoul Peck, Le Jeune Karl Marx, 1h58, 2017

Victoria Mercanton et Marguerite de la Mure, La Révolution de 1848, 20 minutes, 1949

Sur notre site

À écouter

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

La pollution atmosphérique tue vingt fois plus que la Covid-19 1972 : DES VÉLOS, PAS D’AUTOS ! Accès libreVoir

Le

La Covid-19 nous a obligés à faire passer nos vies avant l’économie. Mais maintenant, retour à la normale. Avec la pollution atmosphérique qui tue vingt fois plus, l’économie passe avant nos vies. Voici un petit retour sur la première manif écolo en faveur du vélo, le 22 avril 1972, organisée par les Amis de la Terre et suivie par 25 000 doux dingues…

Pour un programme de PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE. Avec le sociologue Razmig Keucheyan Monde d’après : mode d’emploi Accès libreÉcouter

Le

Demain, le paradis ? Ce n’est pas certain. Mais quel avenir avec ce choc énorme ? Il est urgent de faire front face à un pouvoir qui va revenir comme avant, mais en pire. Voici le projet de deux chercheurs, Razmig Keucheyan et Cédric Durand, une PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE avec un programme en cinq points : un contrôle public de l’investissement, une garantie de l’emploi, la relocalisation de (...)

Comment en est-on arrivé là en si peu de temps ? Voilà la réponse dans une super BD ! LA GRIPPETTE DU PANGOLIN AbonnésLire

Le

C’est passé si vite… Une histoire de pandémie, de confinement et de résidence secondaire : voilà qu’un éternuement de pangolin en Chine fait trembler le monde entier. Enfin, presque le monde entier. Parce qu’en France, la clairvoyance présidentielle nous a évité de tomber dans la panique, puis de paniquer parce qu’il était temps. De ne pas porter de masques inutiles, puis de porter des masques indispensables. De confiner, de déconfiner. On passe son temps sur Internet à essayer de comprendre ce qui nous tombe sur la tête et on finit noyé sous le flot d’informations continues. Alors arrêtons-nous un instant. Prenez le temps – grâce à Mathieu Colloghan – de regarder ce qui s’est passé depuis le rhume du pangolin.

SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

Le

Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »