Cages de fer, attaques de chiens, tortures à l’électricité, viols collectifs avec matraques ou barres de fer, intestins éclatés…
À Genève, le 21 mars, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés FRANCESCA ALBANESE a présenté son dernier rapport « TORTURE ET GÉNOCIDE » dans les territoires palestiniens occupés.
Pas seulement bavures ou revanche, mais méthode systématique contre les Palestiniens dans les prisons mais aussi hors des lieux de détention, y compris sur des mineurs. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique qui s’exerce sur les corps comme sur les conditions de vie.
Le rapport précise : « la torture est une caractéristique structurelle du génocide en cours commis par Israël et, plus largement, de l’apartheid colonial de peuplement ».
Le rapport a été contesté par plusieurs gouvernements occidentaux et rejeté par les autorités israéliennes qui condamnent un « agenda obsessionnel et haineux visant à délégitimer l’État d’Israël ».
Génocide, torture ou peine de mort, la radio publique France Info reste courageusement neutre concernant Francesca Albanese, la présentant comme « encensée par certains, attaquée par d’autres » [1].
Même si les sondages indiquent qu’une large majorité de Français (74 %) sont favorables à des sanctions contre Israël, le monde médiatico-politique défend la politique de Nétanyahou.
Il faut rappeler qu’en février dernier le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait demandé la démission de Madame Albanese en s’appuyant sur des propos tronqués, ISRAËL L’ENNEMI COMMUN DE L’HUMANITÉ [2].
Si la France soutient officiellement la Cour pénale internationale, aucune mesure n’a été prise pour interpeller Nétanyahou et son ancien ministre Yoav Gallant, visés par un mandat d’arrêt depuis le 24 novembre 2024.

À Ramallah, en Cisjordanie, le 31 mars 2026, devant les bureaux de la Croix-Rouge, des manifestants protestent contre un projet de loi approuvé par le Parlement israélien qui autoriserait l’exécution de Palestiniens reconnus coupables d’actes terroristes ayant entraîné la mort (photo : Zain Jaafar/AFP)
Si la cause palestinienne a des soutiens à travers le monde, c’est sans commune mesure avec le puissant lobby pro-israélien. Depuis longtemps la HASBARA constitue la stratégie de communication et de propagande d’Etat d’Israël à destination de l’étranger. [3].
Seule l’Espagne, qui vient de mettre un terme aux fonctions de son ambassadeur en Israël, s’oppose à la politique de Nétanyahou.
Embargo sur les armes, soutien humanitaire à Gaza… En juillet 2025, selon un sondage officiel, 82 % de l’opinion espagnole estimait qu’Israël commet un génocide.
Comme pour renforcer le rapport de Francesca Albanese, Israël a adopté le 30 mars une loi pour la peine de mort par pendaison qui cible uniquement les Palestiniens. Une loi d’apartheid ethnique introduite par les députés d’extrême droite membres de la coalition qui soutient Nétanyahou.
Devant les caméras, le ministre de la sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a offert le champagne.

(photo : Itay Cohen)
Un badge a été édité pour l’occasion.


