Rencontre avec Francesca Albanese qui publie son rapport sur la torture en Palestine (vidéo et radio. Durée : 24’53)

Francesca Albanese : « Israël a reçu un permis de torturer les Palestiniens »

Le

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Cages de fer, attaques de chiens, tortures à l’électricité, viols collectifs avec matraques ou barres de fer, intestins éclatés…

À Genève, le 21 mars, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés FRANCESCA ALBANESE a présenté son dernier rapport « TORTURE ET GÉNOCIDE » dans les territoires palestiniens occupés.

Pas seulement bavures ou revanche, mais méthode systématique contre les Palestiniens dans les prisons mais aussi hors des lieux de détention, y compris sur des mineurs. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique qui s’exerce sur les corps comme sur les conditions de vie.

Le rapport précise : « la torture est une caractéristique structurelle du génocide en cours commis par Israël et, plus largement, de l’apartheid colonial de peuplement ».

Le rapport a été contesté par plusieurs gouvernements occidentaux et rejeté par les autorités israéliennes qui condamnent un « agenda obsessionnel et haineux visant à délégitimer l’État d’Israël ».

Génocide, torture ou peine de mort, la radio publique France Info reste courageusement neutre concernant Francesca Albanese, la présentant comme « encensée par certains, attaquée par d’autres » [1].

Même si les sondages indiquent qu’une large majorité de Français (74 %) sont favorables à des sanctions contre Israël, le monde médiatico-politique défend la politique de Nétanyahou.

Il faut rappeler qu’en février dernier le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait demandé la démission de Madame Albanese en s’appuyant sur des propos tronqués, ISRAËL L’ENNEMI COMMUN DE L’HUMANITÉ [2].

Si la France soutient officiellement la Cour pénale internationale, aucune mesure n’a été prise pour interpeller Nétanyahou et son ancien ministre Yoav Gallant, visés par un mandat d’arrêt depuis le 24 novembre 2024.

À Ramallah, en Cisjordanie, le 31 mars 2026, devant les bureaux de la Croix-Rouge, des manifestants protestent contre un projet de loi approuvé par le Parlement israélien qui autoriserait l’exécution de Palestiniens reconnus coupables d’actes terroristes ayant entraîné la mort (photo : Zain Jaafar/AFP)

Si la cause palestinienne a des soutiens à travers le monde, c’est sans commune mesure avec le puissant lobby pro-israélien. Depuis longtemps la HASBARA constitue la stratégie de communication et de propagande d’Etat d’Israël à destination de l’étranger. [3].

Seule l’Espagne, qui vient de mettre un terme aux fonctions de son ambassadeur en Israël, s’oppose à la politique de Nétanyahou.

Embargo sur les armes, soutien humanitaire à Gaza… En juillet 2025, selon un sondage officiel, 82 % de l’opinion espagnole estimait qu’Israël commet un génocide.

Comme pour renforcer le rapport de Francesca Albanese, Israël a adopté le 30 mars une loi pour la peine de mort par pendaison qui cible uniquement les Palestiniens. Une loi d’apartheid ethnique introduite par les députés d’extrême droite membres de la coalition qui soutient Nétanyahou.

Devant les caméras, le ministre de la sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a offert le champagne.

(photo : Itay Cohen)

Un badge a été édité pour l’occasion.

Daniel Mermet

Écouter l'émission version radio

Francesca Albanese : « Israël a reçu un permis de torturer les Palestiniens »

entretien : Daniel Mermet
réalisation : Jonathan Duong
montage : Jeanne Lorrain
son : Sylvain Richard
merci à : Giuditta Ricci du Cinélux à Genève,
Christophe Cotteret, réalisateur du film Nations désunies. Proche-Orient. L’ONU dans la tourmente (2024)
et Pierre Antoni de Libradio

Notes

[2Accusation lancée par le ministre français des affaires étrangères JEAN-NOËL BARROT suite à une citation truquée et diffusée par la députée CAROLINE YADAN, députée macroniste des Français en Israël. Vidéo postée par HILLEL NEUER de UN WATCH (ONG contre l’antisémitisme et les « préjugés anti-israéliens à l’ONU »). Une cinquantaine de députés français avait demandé la démission de Francesca Albanese. Elle n’a pas cessé de répéter que son discours « visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire ». Le 19 février 2026, au dîner annuel du CRIF, le premier ministre Sébastien LECORNU maintient la demande de démission pour emploi du mot « génocide ». Le 22 février, Jean-Noël Barrot fait machine arrière sans pourtant reconnaître son incompétence et sa lâcheté.

[3UN WATCH (animé par Hillel NEUER), en lien avec NGO Monitor, basée à Jérusalem et qui travaille à délégitimer les ONG internationales, Congrès juif mondial, Anti-Defamation League, American Jewish Commitee, Conseil représentatif des institutions juives de France, Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (en Suisse romande), ELNET, Committee for Accuracy in Middle East Reporting and Analysis.

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    Le problème à N corps est un problème mathématique qui vise à déterminer les trajectoires d’un ensemble de corps célestes qui s’attirent mutuellement. En 2006, le romancier chinois Liu Cixin s’est inspiré de ce problème pour écrire son best-seller de science fiction, Le Problème à trois corps.

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Une chanson anti-colonialiste peut-elle devenir un tube et se hisser dans les premières places du top 50 ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est ce qui est arrivé au groupe australien Midnight Oil avec leur chanson Beds Are Burning. Vous ignoriez comment les colons britanniques ont volé leurs terres aux Aborigènes d’Australie ? En 1987, il a suffi de quatre minutes et quinze secondes au groupe de rock Midnight Oil pour raconter cette histoire au monde entier.

Le monopole du réel AbonnésLire

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Il tombe en janvier tous les ans, régulier, inquiétant : le baromètre de confiance du public envers les médias. Chaque année il est un peu plus calamiteux que la précédente – on n’est pas surpris. 2026 ne déroge pas. On pourrait débattre ici du pourquoi et du comment ; on aurait bien notre petite idée. Mais on ne va pas le faire : ce n’est pas ça qui est intéressant. Les journalistes le font très bien eux-mêmes. Je veux dire les importants, ceux dont la voix compte. Les responsables – crédibles et autres modérés. Observons-les qui viennent, la mine grave, déplorer l’alarmant constat. Ils l’habillent de mots forts, pénétrés du sérieux de l’instant. Unanimes : c’est la démocratie en personne qui s’en trouve fragilisée. Ah tiens.

Faut-il avoir foi dans sa propre parole pour penser qu’en douter menace pareil édifice. Ainsi va l’hégémonie culturelle, pleine et entière. Habitée par sa mission : ici le doute n’a pas sa place. Légitime à dire le réel, la bourgeoisie médiatique dispose d’un droit endogène sur les choses du Vrai. Sa pensée souveraine distille une raison qu’elle assume chimiquement pure. Elle sait, la fake news c’est les autres. Elle les a nommés : complotistes, populistes, anti-système – la barrière est précise, infranchissable ; ne souffre nulle conteste. La bourgeoisie médiatique n’est pas du bon côté, elle est le bon côté – de façon native, propriétaire. C’est de bon droit qu’elle parle. Elle parle, on l’écoute : que vous faut-il de plus. Et la voilà piquée lorsque la multitude vient lui gâcher la fête.

Spéciale Brigitte Fontaine Ah, que la vie est belle ! AbonnésVoir

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Iconoclaste, indocile, insubmersible, imprévisible. On a cherché dans les mots qui définissent Brigitte Fontaine : romancière, comédienne, dramaturge, parolière, chanteuse jusqu’à la nuit des temps et reine des kékés.

Mais finalement on a préféré :

perchée

Ça lui va bien perchée, ça fait oiseau, oiseau excentrique, oiseau dingo qui va d’une branche à l’autre, d’un ciel à l’autre à sa guise en chantant bien au-dessus des sentiers battus, exactement là où on ne l’attend pas et où elle ne s’attend pas non plus elle-même.

Déconcerter, c’est résister, les résistants l’oublient.

Créer, inventer, perturber, tout ça s’oppose aux conservatismes, au maintien de l’ordre et à la glu réactionnaire qui nous colle de partout.

LA GRANDE MANIF DE DROITE. Un PODCAST historique ! LA GAUCHE EST FOUTUE, LA DROITE EST DANS LA RUE ! Accès libreÉcouter

Le

LES HOMMES DEVANT, LES FEMMES DERRIÈRE !

NOUS SOMMES FIERS DES VIOLENCES POLICIÈRES !

PÉTAIN AU PANTHÉON !

LA SPÉCULATION SAUVERA LE TIERS-MONDE !

LES RICHES À VERSAILLES, LES PAUVRES SUR LA PAILLE !

LES HOMOSEXUELS, C’EST PAS NATUREL !

Voilà quelques-uns des slogans de la GRANDE MANIF DE DROITE à Paris le 12 juin 2007. C’était juste après la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai et son discours triomphal place de la Concorde.

Enfin la vraie France osait s’exprimer dans la rue pour dire tout son rejet de l’esprit pervers et destructeur de MAI 1968 qui avait amené le pouvoir socialo-communiste de 1981. Cette MANIF de DROITE, à la fois acte de résistance et de vérité, fut une renaissance qui allait ouvrir la porte à la France qui vient !