Besancenot : Che Guevara, une braise qui brûle encore

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[08 octobre 2007] Che Guevara : une braise qui brûle encore…

(couverture de Valeurs actuelles, 28 septembre 2017 : Mélenchon, le péril rouge)

« Ernesto “Che” Guevara n’était ni un saint, ni un surhomme, ni un chef infaillible : il était un homme comme les autres, avec ses forces et ses faiblesses, ses lucidités et ses aveuglements, ses erreurs et ses maladresses. Mais il avait cette qualité rare chez les acteurs de la scène politique : la cohérence entre les paroles et les actes. De ce point de vue, il était exceptionnel, et cette singularité est pour beaucoup dans l’attraction qu’il exerce aujourd’hui encore à travers le monde.

Médecin argentin devenu ministre de l’Industrie à Cuba, il est mort en combattant la dictature militaire en Bolivie le 09 octobre 1967. Il existe déjà un bon nombre de biographies consacrées au Che. Nous, nous avons fait le choix de nous intéresser aux idées, aux valeurs, aux analyses, aux propositions, aux rêves de l’homme. Certes, il était un combattant qui maniait avec autant d’aisance la plume que le fusil. Mais pour quelle cause se battait-il ? Quelle image avait-il de la société enfin émancipée du cauchemar capitaliste ? Voilà les questions qui nous occupent dans ce livre, sans avoir la prétention de livrer la réponse. »

Olivier Besancenot et Michael Löwy

Un entretien de Daniel Mermet avec Olivier Besancenot et Michael Löwy autour de leur livre Che Guevara, une braise qui brûle encore (éditions Mille et une nuits, 2007), diffusé la première fois le 08 octobre 2007 sur France Inter.

Programmation musicale :
- Carlos Puebla : Hasta siempre

journaliste : Daniel Mermet
réalisation : Yann Chouquet et Khỏi Nguyen

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-  À LIRE :

Che Guevara, une braise qui brûle encore, un livre d’Olivier Besancenot et Michael Löwy (éditions Mille et une nuits, 2007)

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Dans les livres

  • Che Guevara. Une braise qui brule encore

    Transmettre la mémoire du Che et ses idéaux, à la jeune génération . Voilà l’ambition de cette biographie à laquelle se sont attachés Olivier Besancenot et Michael Löwy : « nous avons fait le choix de nous intéresser aux idées, aux valeurs, aux analyses, aux propositions, aux rêves de l’homme. Pour quelle cause se battait-il ? Quelle image avait-il de la société enfin émancipée du cauchemar capitaliste ? Voilà les questions qui nous occupent dans ce livre, sans avoir la prétention de livrer la réponse ».

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.