Travailler mieux, moins, tous ? Avec la journaliste Claire Lecœuvre

La réduction du temps de travail est inévitable : partageons-le ! Abonnés

1

Le

Jean-François Millet, La Méridienne, 1866

La question n’est pas « faut-il réduire la durée légale du travail ? ». Dans la plupart des pays de l’OCDE, le temps que consacre une personne à travailler au cours d’une année ne cesse de diminuer. C’est le fruit mécanique de l’augmentation de la productivité et de la croissance de la population active.

Puisque cette tendance est amenée à se poursuivre, le temps n’est plus à se demander s’il faut – oui ou non – travailler moins, la question est de savoir s’il faut organiser cette diminution ou laisser le travail s’émietter « naturellement ». Faut-il laisser une partie des gens se tuer à la tâche pendant que six millions de personnes sont au chômage, que les personnes de plus de 50 ans n’arrivent plus à trouver du travail, que les femmes sont assignées à du temps partiel et que les auto-entrepreneurs pédalent après les heures de livraison à faire ? Ou bien faut-il travailler moins, mieux et tous ? Oui, mais si on travaille moins, que ferons-nous de notre temps libéré ? Voici des clefs pour comprendre les grands enjeux de la réduction du temps de travail, avec la journaliste Claire Lecœuvre, qui publie « Travailler moins pour polluer moins » dans Le Monde diplomatique de juin.

Programmation musicale :
- Didier Super : À bas les gens qui bossent
- TTC : Travailler

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Chlordécone. Grand reportage radio Chlordécone, un crime impuni Accès libreÉcouter

Le

Trois manifestations simultanées. Une en Martinique, une en Guadeloupe et une place de la République à Paris. Ce qui a réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi 27 février 2021, c’est le risque de voir la prescription empêcher la justice de condamner les responsables de la pollution au chlordécone. Entre 1972 et 1993, cet insecticide a été autorisé et utilisé dans les bananeraies des Antilles, alors que sa dangerosité était connue et documentée. Pire même, entre 1990 et 1993, il est enfin retiré de la vente en métropole, mais des dérogations successives permettent au chlordécone de continuer à être utilisé en Martinique et en Guadeloupe, entraînant une contamination des sols et des eaux et une explosion du nombre de cancers.

Julian Assange, cyberterroriste ? Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Pour toute une génération aujourd’hui dans le monde, Julian Assange est le héros qui invente Wikileaks, qui dévoile les crimes de guerre des États-Unis en Irak, qui diffuse des milliers de pages de documents officiels, qui fait trembler États et services de renseignement.

IL EST OÙ LE BONHEUR ? Un entretien de Daniel Mermet avec François Ruffin FRANÇOIS RUFFIN, LEUR ÉCOLOGIE ET LA NÔTRE AbonnésVoir

Le

Comme tout le monde Francois RUFFIN se repeint en vert et part en guerre pour le climat. Tous ensemble, nous sommes tous sur le même bateau, riches, pauvres, prolétaires et actionnaires, chouette, alors ! Finie la guerre des classes ! Macron et ses copains se frottent les mains. Eh non, dit Ruffin, au contraire, la crise écologique renforce la lutte des classes.

La chronique écosocialiste de Corinne Morel Darleux En Californie, les vieux tués par le climat AbonnésVoir

Le

Donald Trump a l’air de se foutre royalement du climat. En tout cas, il s’intéresse plus aux emplois américains qu’à la survie de la planète : c’est ce qu’il avait déclaré en juin dernier en retirant les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Et pourtant, s’il veut vraiment aider les Américains – ce qu’on peut lui reconnaître – il n’y a pas que le chômage, il y a aussi le climat qui les menace…