LÀ-BAS avec Joseph STIGLITZ (40’03)

85 MILLIARDAIRES DANS UN AUTOBUS Abonnés

Le

85 milliardaires dans un autobus représenteraient une fortune équivalente à celle de la moitié la plus pauvre de l’humanité, c’est-à-dire 3 milliards d’êtres humains. Aujourd’hui, 1% de la population de la planète détient près de la moitié de la fortune mondiale. Sous peu, les 1% vont détenir autant que les 99% restant. Ces 1% sont les maitres du monde. Le monde politique est entièrement à leur service et les médias sont leurs pom-pom girls. Qui parle ainsi ? Un gauchiste rabâcheur ? Un alternatif isolé ? Un anticapitaliste entêté ?

Non, c’est un Prix Nobel d’économie, ancien économiste en chef de la Banque mondiale et ancien conseiller du président Bill Clinton, le très populaire Joseph STIGLITZ. Mais rassurez-vous, il n’est pas anticapitaliste. Il est le chef de file du courant néo-keynésien américain. Il milite pour une sorte de capitalisme à visage humain qui ressemblerait au New Deal de Roosevelt ou à nos "trente glorieuses". Mais dans le déprimant climat ultralibéral européen de la troïka ou de Macron, le vieux Stiglitz a l’air d’un jeunot révolutionnaire. L’inégalité comme l’austérité et le chômage de masse sont autant de choix politiques qui reposent sur des idéologies que nous pouvons combattre.


Entretien avec Joseph Stiglitz

Programmation musicale
- B.K Anderson : The minimum wage
- The Chi-lites : (For God’s sake) Give more power to the people

N’oubliez pas que le répondeur attend vos messages au 01 85 08 37 37.

Entretien : Daniel MERMET
Traduction : Laura RAIM
Réalisation : Franck HADERER
Montage : Grégory SALOMONOVITCH
Préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page)


Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

Voir aussi

- La grande fracture, Les sociétés inégalitaires et ce que nous pouvons faire pour les changer, de Joseph E. Stiglitz (éditions Les Liens qui Libèrent, 2015).

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Les Rendez-vous des Repaires

  • Bonjour tout le monde, ce mois-ci, le troisième jeudi du mois tombe le 20 décembre. Nous nous retrouverons à 18h30 au bar du Canigou à Villefranche de Conflent pour fêter les 8 ans du Café Repaire du Conflent. En effet, en décembre 2010, après huit ou dix manifestations sur Perpignan, pour refuser la (...)

Dernières publis

Une sélection :

La Guerre Des Idées, « LE DÉCHAÎNEMENT DU MONDE » : un entretien de Daniel Mermet avec François Cusset François Cusset : l’État brandit la violence pour cacher celle qu’il pratique AbonnésVoir

Le

Génocides, grandes boucheries, hécatombes, le siècle passé fut le plus violent de l’Histoire. Aujourd’hui la violence diminue, c’est ce que nous croyons, c’est ce que nous disent les experts. Pour François Cusset, la violence n’a pas reculé, elle a changé de formes et de logiques. Et la comparaison avec la violence « bien pire jadis » ou la violence « bien pire ailleurs » nous empêche de mesurer celle que le désastre néolibéral nous inflige aujourd’hui.

Les « invididus cagoulés », idiots utiles de Macron ? Une enquête de Dillah Teibi MANIP DE MANIFS ! AbonnésÉcouter

Le

« — L’histoire du flic déguisé en black bloc, vous la connaissez ? Et l’histoire des CRS qui avaient pour consigne de "les laisser casser" ? Si c’est vrai, alors les "individus cagoulés" qui brûlent des McDo seraient des idiots utiles manipulés pour faire diversion ?
— Ça alors, chef, vous croyez ?
— Écoute le reportage de Dillah Teibi, tu vas tout comprendre. »

Un entretien de Daniel Mermet avec Laurence De Cock et Gérard Noiriel Gérard Noiriel : une histoire populaire de la France AbonnésVoir

Le

Rares, très rares sont les intellectuels qui mettent le savoir non pas au service du pouvoir, mais au service du contre-pouvoir. L’historien Gérard Noiriel fait partie de ce courant-là, de ceux qui partagent les armes et les clés pour l’émancipation de tous. Depuis des années, avec notre film sur Howard ZINN, Une Histoire populaire américaine, on nous demande si un tel livre d’histoire existe sur la France. Et bien le voilà !