« Liberté ! À bas les Versaillais ! » 150 ans après la Commune de Paris, les flics ont reculé face aux héritiers des Communards. Des images rares à Paris

[VIDÉO] Célébration de la Commune : enfin au bout de 150 ans, les Communards font reculer les versaillais !

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1 minute 35 de bonheur ! Ça dure 1 minute 35, regardez : « CASSEZ-VOUS ! CASSEZ-VOUS, VERSAILLAIS ! » Et en effet, les flics s’en vont !

Place de la République, samedi 29 mai, on célèbre les 150 ans de la Commune de Paris. Alors que tout est prévu, convenu, autorisé, alors que tout est calme, les flics de Darmanin s’apprêtent à cogner et à gazer sans la moindre raison. Mais on ne se laisse pas faire « LIBERTÉ, À BAS LES VERSAILLAIS ! » Et finalement, les flics reculent assez piteux. Images bien rares dans Paris. Une scène symbolique bien sûr, et qui donne raison à un certain Marx (Karl) qui affirmait : « les grands évènements se répètent deux fois, la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce ». Oui mais, par cette magnifique journée de retrouvailles de République au mur des Fédérés, on a vu là le signe annonciateur du grand rebondissement !

Le 29 mai 2021, des milliers de personnes ont défilé devant le mur des Fédérés pour les 150 ans de la Commune (photo : Mathieu Dejean/LÀ-BAS SI J’Y SUIS)

Magnifique journée ensoleillée au bout du tunnel. C’est plus d’une centaine d’organisations qui avaient appelé à faire de cette journée un moment particulier d’union et de retrouvailles, à l’occasion de la traditionnelle « montée au mur des Fédérés » au cimetière du Père-Lachaise.

Seulement voilà : sur le retour, l’histoire repasse encore les plats ! Des militants de gauche sont tombés nez à nez avec une procession catholique ! Les pèlerins commémoraient, eux, l’exécution de religieux lors de la Commune en mai 1871… La rencontre entre les deux groupes a fait des étincelles, sur le boulevard de Ménilmontant, comme on le voit dans cette vidéo du diocèse de Paris relayée par le journaliste à La Croix Laurent de Boissieu :

« À BAS, À BAS, À BAS LES VERSAILLAIS ! » et « TOUT LE MONDE DÉTESTE LES VERSAILLAIS », scandent les contre-manifestants. Comme si les camps jadis en guerre s’étaient reconstitués. Cette fois-ci cependant, un homme a été hospitalisé. En 1871, les Versaillais avaient tué sommairement quelques 20 000 Communards. Pendant la Semaine sanglante, les Communards, acculés, avaient exécuté 52 otages, rue Haxo, dont dix religieux. Inexcusable, assurément. Mais incomparable assurément. Tout ça montre bien que la Commune n’est pas morte !

À Là-bas, on a gravé cette commémoration des 150 ans de la Commune dans le marbre. Retrouvez tout notre dossier sur les 150 ans de la Commune ci-dessous !

Mathieu Dejean

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.