Chaque vendredi : Didier Porte Hebdo, la revue de presse indispensable !

Didier Porte a changé de Barbier Abonnés

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Ami abonné,

J’ai une mauvaise nouvelle pour toi, ainsi que le reste de l’humanité souffrante. Figure-toi qu’en plus des symptômes extrêmement désagréables par lesquels elle se manifeste, tout particulièrement aux dépens des plus de 60 ans (ah, le fumier !), la Covid-19 a pour particularité de rendre fou. J’en ai eu la confirmation en visionnant un récent numéro de C dans l’air, totalement surréaliste pour un habitué comme ton serviteur. Pendant 50 minutes, l’animatrice (la charmante) Caroline Roux, et ses invités, dont l’inénarrable Christophe Barbier, nous ont vanté les vertus d’une dette publique opulente, de budgets joyeusement déficitaires et des politiques de relance en général. J’ai cru à un canular, mais non. J’en ai parlé à mon ami, Didier Raoult, et nous partageons le même diagnostic : le coronavirus les a rendus gueudins !

Notre journaliste Dillah Teibi, lui, a passé sa semaine à regarder une chaîne YouTube, comme 500 000 autres abonnés à cette chaîne : celle de Thierry Casasnovas, adepte du crudivorisme et surtout de la vente par correspondance. Tu ne sais pas ce qu’est le crudivorisme, ami abonné ? Dillah va tout t’expliquer.

Et enfin, notre employé de la semaine, Jonathan Duong, nous raconte… sa journée de dimanche, avec le Journal du dimanche ! Si tu n’as pas l’habitude de lire cet hebdomadaire, ami abonné, Jonathan l’a fait pour toi…

Bon visionnage.

Didier Porte

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revue de presse : Didier Porte
journalistes : Dillah Teibi et Jonathan Duong
réalisation : Cécile Frey
son : Jules Krot

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.