Le 21 janvier LA-BAS a fêté sa première année sur la toile. Bonne nouvelle, le décollage a réussi grâce à vous ! Mais ce n’est qu’un début...

POUR QUE LÀ-BAS CONTINUE…

Le

Chers amis, chers AMG,

« Ils nous ont enterrés mais ils ne savaient pas que nous sommes des graines. » C’était il y a un an, une jolie phrase de poète, histoire de se consoler. [1] Sauf que c’est devenu vrai. Grâce à votre soutien, le nouveau Là-bas a pris racine en l’espace d’un an , c’est même déjà une bien belle plante.

Sans publicité, sans subvention, sans actionnaire, sans marchand de béton ou de canons, le nouveau LÀ-BAS est reparti de plus belle sur le net, en radio, en vidéo, en débat, en reportage, en musique.

Déjà 26 000 abonnés soutiennent et participent à ce nouveau LÀ-BAS. [2] Voilà ce qui garantit notre réelle indépendance et nous protège de toutes les pressions financières ou politiques. En France, la quasi totalité des médias sont entre les mains d’une poignée de milliardaires. Dans quel intérêt ? Leurs intérêts. Celui qui paie l’orchestre choisit la musique. Et souvent hélas, les médias publics perdent le sens de leur mission et se mettent dans leur sillage. Comme il y a une malbouffe, il y a une mal info. L’info industrielle pour gaver les poulets en batterie, leur faire peur, les passer à l’eau de javel, les rendre impuissants et résignés. Voilà pourquoi nous continuons le combat.

Notre équipe d’une dizaine d’équivalents temps plein a trouvé à s’installer depuis cet été au bord du bassin de la Villette à Paris, loin des beaux quartiers. Nous nous sommes équipés de matériel léger pour enregistrer et diffuser en radio partout en extérieur. Nous développons aussi la vidéo et surtout nous ne sommes pas peu fiers de notre super studio – conçu par l’équipe – et que nous venons d’inaugurer. Tout cela va nous permettre enfin de décrocher la lune.

Nous nous sommes embarqués sur la toile depuis un an, mais ce n’est ni un refuge ni une revanche

Là-bas si j’y suis a démarré il y a plus d’un quart de siècle sur France Inter. Avec des centaines de reportages à travers le monde et plus de cinq mille émissions, ceux qui ont fait LÀ-BAS ont toujours été précurseurs sur la forme et sur le fond avec un grand succès populaire et toujours d’excellents scores d’audience. Nous ne croyons pas au journalisme neutre qui neutralise, ni aux postures vertueuses qui dissimulent une soumission à l’ordre établi. Nos engagements ont toujours été le résultat de nos reportages et d’un travail journalistique rigoureux et respectueux des faits.

Mais il est vrai que nous avons toujours été plus près des jetables que des notables, plus près des routiers que des rentiers. Après bien des croche-pieds et des pressions, en juin 2014, Radio France a fini par supprimer brusquement cette « anomalie ». Mais aussitôt nous avons été poussés par une énorme vague de soutiens. Confrères, syndicats, auditeurs, pour tous il s’agissait bien là d’une atteinte au pluralisme des médias. Il fallait faire taire des voix dissidentes. Pour Christiane Taubira, ministre de la Justice, c’était une « pensée mutilée ». Voilà ce qui nous a poussés de la trappe à la toile, fidèles au grand principe : affliger les satisfaits et satisfaire les affligés.

Faites un tour sur notre site

En moins d’un an, nous avons produit des dizaines d’heures d’émissions et de reportages en radio et en images. Mais en novembre, en quelques jours, les temps ont changé.

Suite au drame du 13 novembre, nous vivons un coup d’état d’urgence qui cache un tas d’urgences. Pour déjouer la haine et le repli, c’est d’abord à cette peur d’État qu’il faut résister en recherchant les causes de la tragédie. Un autre journalisme est possible, indépendant, rigoureux, populaire, inventif, joyeux, engagé, modeste et génial.

Nous glissons dans des temps étranges moitié chien et moitié loup. Il faut d’autres contre feux, d’autres ripostes, le temps presse. [3]

Daniel Mermet

Ce n’est qu’un début, pour que Là-bas continue, abonnez-vous…

EN CADEAU

Avec votre abonnement modeste et génial, vous disposerez dès le mois de janvier d’une page personnelle de blog, sur laquelle vous pourrez publier des contenus et contribuer ainsi aux débats et aux engagements de Là-bas.

Vous bénéficiez aussi d’une réduction de 50% à valoir sur le site des Mutins de Pangée pour l’achat des DVD suivants, réalisés en partenariat avec Là-bas si j’y suis :
- Howard Zinn, une histoire populaire américaine, un film de Olivier Azam et Daniel Mermet
- Chomsky & Cie (coffret 2 DVD), un film de Olivier Azam et Daniel Mermet

L'équipe de Là-bas attend vos messages sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Notes

[1Ernesto Cardenal « Épitaphe pour la tombe d’Adolfo Baez »

[230 000 visites chaque jour, un million par mois

[3En moins de deux semaines, vous êtes déjà près de 100 000 à avoir suivi, sur notre site, la conférence d’Alain Badiou au sujet des tueries du 13 novembre que nous avons filmée, dans les jours qui ont suivi.

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

  • Une nouvelle série de reportages en 18 épisodes À qui voulez-vous casser la gueule ? [NOUVEAUX ÉPISODES] Abonnés

    -

    Écouter

    Bien sûr, on est contre la violence, bien sûr, la violence, c’est pas bien. Pourtant, les « gilets jaunes » ont montré qu’en politique, il ne restait guère que la violence pour se faire entendre et malgré ça, les Français continuent de les soutenir. Et vous, à qui voudriez-vous casser la gueule ? Macron, bien sûr ! Mais sinon ? Votre chef, votre mari, votre prof ou qui encore ?

  • Corinne Morel Darleux : « plutôt couler en beauté que flotter sans grâce » Abonnés

    -

    Voir

    Bernard Moitessier, vous connaissez ? En 1968, ce navigateur était sur le point de gagner le premier tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Contre toute attente, alors qu’il est donné gagnant, Moitessier renonce à franchir la ligne d’arrivée, fait demi-tour et met le cap sur la Polynésie : « je continue sans escale vers les îles du Pacifique parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme », c’est le message qu’il envoie avec un lance-pierre sur un autre bateau avant de s’en aller. Ce « refus de parvenir », Corinne Morel Darleux en fait le point de départ de son livre, Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce. Réflexions sur l’effondrement, qu’elle publie aux éditions Libertalia.

  • Didier PORTE ne comprend rien à l’amour, mais cette belle histoire peut lui ouvrir le coeur. Et vous ? L’AMOUR FOU S’EN FOUT ! Accès libre

    -

    Écouter

    L’âge ? La distance ? L’argent ? La beauté ? Les diplômes ? La couleur de peau ?L’amour fou s’en fout. Même si vous ne parlez pas la même langue, il s’en moque. On parle de l’amour, le vrai, le grand, pas l’ordinaire tout plat, tout mou. La preuve ? L’ histoire des AMANTS DE BELFORT, Jeannette et Philippe, qui se retrouvent 48 ans après la guerre. Oui, ça ressemble à ces retrouvailles qui viennent de faire pleurer la terre entière (à part Didier Porte qui a un cœur de pierre). Sauf que nous, c’était en 1994, il y a 25 ans (!) qu’ANNE RIOU les a rencontrés sur le quai de la gare de Belfort.

  • Didier Porte Hebdo : chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte n’a pas de cœur Abonnés

    -

    Voir

    Ami abonné, tu ne peux pas être passé à côté du merveilleux reportage (?) du 20h (!) de France 2 (?!) mettant en scène les retrouvailles amoureuses d’un vétéran américain du débarquement et d’une petite Française qui a attendu qu’il débarque une seconde fois pendant 75 ans. Par sécurité, voici quand même une séance de rattrapage, légèrement remaniée à ma sauce. Il faut dire qu’en voyant ce sujet larmoyant, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à « Perdu de vue », cette calamiteuse émission de téléréalité diffusée par TF1 dans les années 1990 (qui coûta sa carrière à Jacques Pradel), et ça m’a un peu gâché la fête…

  • Reportage à Alfortville Quand La Poste exploite des travailleurs sans papiers Abonnés

    -

    Écouter

    Au lendemain de l’arrestation de notre journaliste Taha Bouhafs, nous sommes retournés devant l’agence Chronopost d’Alfortville, dans le Val-de-Marne, pour vous faire entendre le reportage qu’il était en train de faire quand il a été placé en garde à vue. Une trentaine de sans-papiers occupent toujours l’agence. Ils sont employés par des sous-traitants de Chronopost dans des conditions particulièrement difficiles, que permet un système malsain de sous-traitance en cascade.

  • LA RÉPRESSION CONTRE LES JOURNALISTES CONTINUE TAHA, NOTRE JOURNALISTE, BRUTALISÉ ET ARRÊTÉ LORS D’UN REPORTAGE Accès libre

    -

    Voir

    Alors qu’il couvrait une manifestation de sans-papiers, notre journaliste TAHA BOUHAFS a été arrêté et placé en garde à vue au commissariat d’Alfortville (94). Dans une video tournée lors de son arrestation, TAHA se plaint : « ils m’ont déboîté l’épaule ». Bien que LÀ-BAS, site de presse en ligne, soit l’employeur de TAHA, salarié en qualité de journaliste, le commissariat d’Alfortville a refusé de nous donner la moindre information. Les députés Éric COQUEREL (La France insoumise) et Mathilde PANOT (La France insoumise) se sont mis en contact avec la préfecture.

  • Didier Porte Hebdo : chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte jalouse Jadot Abonnés

    -

    Voir

    Ami abonné, si tu crois à la fable selon laquelle la journaliste d’investigation Isabelle Saporta a démissionné de RTL par amour pour son grand tout vert Yannick Jadot, grand vainqueur des européennes, c’est que tu es victime d’une coupable naïveté, doublée d’une indécrottable candeur. En réalité, ayant pressenti son potentiel de présidentiable, la belle Isabelle a infiltré le chef de file des Verts dans la perspective de 2022.

  • Jordan Bardella voit des Polonais et des Roumains partout Abonnés

    -

    Voir

    Tête de liste du Rassemblement national aux européennes, Jordan Bardella a affirmé récemment qu’il y avait « 516 000, aujourd’hui, travailleurs détachés en France (…), essentiellement venus d’Europe de l’Est » – ce qui est faux et illustre une nouvelle fois la propension de l’extrême droite à stigmatiser les étrangers. Rien ne sert en effet d’agiter une invasion de Polonais ou de Roumains pour critiquer une disposition européenne qui crée réellement, elle, une course aux bas salaires.

  • LE GRAND MANIPULATEUR. Comment Macron a trompé son monde. Un entretien avec Marc ENDEWELD. Les réseaux secrets d’Emmanuel Macron Abonnés

    -

    Voir

    Pour Macron, le pouvoir est au bout des réseaux. Non pas au bout des débats, au bout des programmes, au bout des promesses, non, le pouvoir est au bout des magouilles, des entourloupes et des coups de poker menteur, au bout des mensonges les plus énormes et du cynisme le plus froid. C’est ce que Marc ENDEWELD décortique soigneusement dans son livre. Oui, pour le premier de cordée, tout passe par les réseaux plus ou moins avouables de la République : lobbies divers et variés, agents d’influences, communicants rois, intermédiaires de tout poil, barbouzes, barons locaux et loges franc-maçonnes. Aujourd’hui, la baudruche se dégonfle, les rats préparent leurs bouées pour quitter le navire, mais le grand manipulateur est prêt a tout pour imposer sa vieille politique néolibérale qui prend l’eau de toute part. Mais qui et quoi pour s’y opposer ?

  • Leon Redbone est mort « à 127 ans » Ne parlez pas de moi quand je serai parti Accès libre

    -

    Voir

    Leon Redbone a poussé l’élégance jusqu’à permettre au journaliste du service « nécrologie » de profiter de son week-end. « Please don’t talk about me when I’m gone », avait-il chanté. Crooner anachronique, dandy énigmatique, un look à la Zappa et la moustache de Groucho (qui lui-même affirmait avoir emprunté sa moustache à sa femme de chambre). Impeccable prince sans rire, vendredi, Leon Redbone a fait cet élégant petit salut de la main en effleurant le bord de son panama. Le dernier. N’en parlons plus, donc. Mais écoutons. Leon laisse un merveilleux chef-d’œuvre de musique populaire, originale, belle et drôle. Qui peut résister à son Diddy Wa Diddie, son Shine on harvest moon ou son Champagne Charlie ? Chapeau !

  • Et si on mettait des visages sur le système ? LE PDG NE TOUCHE QUE 220 FOIS LE SALAIRE D’UNE FEMME DE CHAMBRE ! Abonnés

    -

    Lire

    À force de montrer des femmes précaires en grève, on finit par se faire une fausse image de l’honorable entreprise Elior Group. Rassurez-vous, tout le monde n’y est pas sous-traité ! Surtout pas le directeur général, Philippe Guillemot.

    En grève depuis le 11 avril, les femmes de chambre de l’hôtel de luxe NH Collection à Marseille occupent l’entrée de l’hôtel pour protester contre leurs conditions de travail. Malgré les pressions musclées de la police et de la direction, elles tiennent depuis bientôt huit semaines. Leur employeur, sous-traitant de cet hôtel de luxe, est le groupe ELIOR, un puissant groupe français de restauration, 132 000 « collaborateurs et collaboratrices » dans le monde, presque 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018 et adepte du « développement durable » et autres « principes d’éthique ».

    Treizième mois, paiement des heures supplémentaires, augmentation le dimanche, conditions de travail, reconnaissance de leur qualification : les revendications des femmes de chambre sont claires et légitimes.

    Pourtant, le 24 mai, la direction d’ELIOR a saisi le Tribunal de grande instance de Marseille pour exiger l’arrêt de la grève et une condamnation de 500 euros par gréviste. La police a relevé l’identité des femmes présentes sur le piquet avec une brutalité devenue courante.

  • Didier Porte Hebdo : chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte a le secret pour réussir une soirée électorale Abonnés

    -

    Voir

    Sois franc, ami abonné, conviens qu’à toi non plus il ne déplaît pas de voir et surtout d’entendre Gilbert Collard et Daniel Cohn-Bendit s’attribuer des noms de volatiles, tous plus infamants les uns que les autres, pendant une soirée électorale où tout le monde s’emmerde copieusement. À TF1 aussi, ils adorent ça, mais ils n’ont pas le droit de le dire. À Quotidien, ils ont le droit de tout dire, mais ils évitent néanmoins de pointer trop explicitement l’hypocrisie de leur chaine mère (TF1 donc) qui invite sur un même plateau deux multirécidivistes de l’esclandre et simule l’indignation horrifiée (Gilles Bouleau fait ça très bien) quand l’inévitable baston verbale se déclenche. Tout ça n’est ni très nouveau, ni très original, mais toujours amusant à voir à l’œuvre.

Une sélection :

Avec Gérard Filoche Et maintenant, l’assurance chômage ! AbonnésVoir

Le

Mercredi 20 février, les négociations sur l’assurance chômage ont été rompues, sans que les représentants de salariés et de patrons ne trouvent d’accord, ouvrant la voie à la reprise en main par l’État. C’est le genre d’infos qu’on voit passer rapidement, dont on entend vaguement parler à la radio, mais qu’on laisse filer, comme ça, sans y attacher plus d’importance, tant la question est vidée de son contenu politique par certains journalistes. Et pourtant : qui gère les 35 milliards d’euros de l’assurance chômage ? Qui décide de la façon dont sont indemnisés les chômeurs ? Pourquoi les négociations ont échoué, et qui y avait intérêt ? Voilà quelques questions simples que les médias dominants oublient de poser ! Heureusement, Gérard Filoche est là pour y répondre.

Émission spéciale de Gaylord Van Wymeersch avec l’historienne MAUD CHIRIO BRÉSIL : PERSONNE NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS AbonnésVoir

Le

« PERSONNE NE POURRA DIRE CETTE FOIS QU’IL NE SAVAIT PAS. » La voix du film de Chris Marker sur le Brésil, en 1969, en pleine dictature militaire, résonne terriblement aujourd’hui. Alors qu’Emmanuel Macron approuve au Venezuela un coup d’État militairement soutenu par son ami Donald J. Trump, il salue au Brésil l’arrivée au pouvoir d’une extrême droite qui reprend et restaure la dictature que dénonçait Chris Marker. Autoritaire, sexiste, homophobe, niant le réchauffement climatique, et surtout et avant tout « ultra-libéral », JAIR BOLSONARO a été élu le 28 octobre dernier à 55,13 %.

Troisième et dernier épisode : réquisitions et jugement ! GRAND PROCÈS DE MACRON : LE VERDICT ! AbonnésVoir

Le

Et voici les vidéos tant attendues du grand procès public d’Emmanuel Macron. Avec le procureur Frédéric Lordon, le juge Daniel Mermet, les avocats de la défense Christophe Clerc et Jean-Marc Daniel et des témoins prestigieux, comme François Ruffin, Juan Branco, Mathilde Larrère, Didier Porte, Aurélie Trouvé, Marion Esnault, Arié Alimi, Taha Bouhafs… Macron sera-i-il condamné ?