Une tribune de Dominique Eddé parue le 20 octobre dans « L’Orient Le Jour »

Monsieur le Président je vous fais cette lettre...

Le

Nous reprenons cette tribune de l’écrivaine libanaise Dominique Eddé parue dans L’Orient-Le Jour le 20 octobre 2023.


« Monsieur le Président,

C’est d’un lieu ruiné, abusé, manipulé de toutes parts, que je vous adresse cette lettre. Il se pourrait qu’à l’heure actuelle, notre expérience de l’impuissance et de la défaite ne soit pas inutile à ceux qui, comme vous, affrontent des équations explosives et les limites de leur toute puissance.

Je vous écris parce que la France est membre du Conseil de sécurité de l’ONU et que la sécurité du monde est en danger. Je vous écris au nom de la paix.

L’horreur qu’endurent en ce moment les Gazaouis, avec l’aval d’une grande partie du monde, est une abomination. Elle résume la défaite sans nom de notre histoire moderne. La vôtre et la nôtre. Le Liban, l’Irak, la Syrie sont sous terre. La Palestine est déchirée, trouée, déchiquetée selon un plan parfaitement clair : son annexion. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les cartes.

Le massacre par le Hamas de centaines de civils israéliens, le 7 octobre dernier, n’est pas un acte de guerre. C’est une ignominie. Il n’est pas de mots pour en dire l’étendue. Si les arabes ou les musulmans tardent, pour nombre d’entre eux, à en dénoncer la barbarie, c’est que leur histoire récente est jonchée de carnages, toutes confessions confondues, et que leur trop plein d’humiliation et d’impotence a fini par épuiser leur réserve d’indignation ; par les enfermer dans le ressentiment. Leur mémoire est hantée par les massacres, longtemps ignorés, commis par des Israéliens sur des civils palestiniens pour s’emparer de leurs terres. Je pense à Deir Yassin en 1948, à Kfar Qassem en 1956. Ils ont par ailleurs la conviction – je la partage – que l’implantation d’Israël dans la région et la brutalité des moyens employés pour assurer sa domination et sa sécurité ont très largement contribué au démembrement, à l’effondrement général. Le colonialisme, la politique de répression violente et le régime d’apartheid de ce pays sont des faits indéniables. S’entêter dans le déni, c’est entretenir le feu dans les cerveaux des uns et le leurre dans les cerveaux des autres. Nous savons tous par ailleurs que l’islamisme incendiaire s’est largement nourri de cette plaie ouverte qui ne s’appelle pas pour rien « la Terre sainte ». Je vous rappelle au passage que le Hezbollah est né au Liban au lendemain de l’occupation israélienne, en 1982, et que les désastreuses guerres du Golfe ont donné un coup d’accélérateur fatal au fanatisme religieux dans la région.

Qu’une bonne partie des Israéliens reste traumatisée par l’abomination de la Shoah et qu’il faille en tenir compte, cela va de soi. Que vous soyez occupé à prévenir les actes antisémites en France, cela aussi est une évidence. Mais que vous en arriviez au point de ne plus rien entendre de ce qui se vit ailleurs et autrement, de nier une souffrance au prétexte d’en soigner une autre, cela ne contribue pas à pacifier. Cela revient à censurer, diviser, boucher l’horizon. Combien de temps encore allez-vous, ainsi que les autorités allemandes, continuer à puiser dans la peur du peuple juif un remède à votre culpabilité ? Elle n’est plus tolérable cette logique qui consiste à s’acquitter d’un passé odieux en en faisant porter le poids à ceux qui n’y sont pour rien. Écoutez plutôt les dissidents israéliens qui, eux, entretiennent l’honneur. Ils sont nombreux à vous alerter, depuis Israël et les États-Unis.

Commencez, vous les Européens, par exiger l’arrêt immédiat des bombardements de Gaza. Vous n’affaiblirez pas le Hamas ni ne protégerez les Israéliens en laissant la guerre se poursuivre. Usez de votre voix non pas seulement pour un aménagement de corridors humanitaires dans le sillage de la politique américaine, mais pour un appel à la paix ! La souffrance endurée, une décennie après l’autre, par les Palestiniens n’est plus soutenable. Cessez d’accorder votre blanc-seing à la politique israélienne qui emmène tout le monde dans le mur, ses citoyens inclus. La reconnaissance, par les États-Unis, en 2018, de Jérusalem capitale d’Israël ne vous a pas fait broncher. Ce n’était pas qu’une insulte à l’histoire, c’était une bombe. Votre mission était de défendre le bon sens que prônait Germaine Tillion « Une Jérusalem internationale, ouverte aux trois monothéismes. » Vous avez avalisé, cette même année, l’adoption par la Knesset de la loi fondamentale définissant Israël comme « l’État-Nation du peuple juif ». Avez-vous songé un instant, en vous taisant, aux vingt et un pour cent d’Israéliens non juifs ? L’année suivante, vous avez pour votre part, Monsieur le Président, annoncé que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme. » La boucle était bouclée. D’une formule, vous avez mis une croix sur toutes les nuances. Vous avez feint d’ignorer que, d’Isaac Breuer à Albert Einstein, un grand nombre de penseurs juifs étaient antisionistes. Vous avez nié tous ceux d’entre nous qui se battent pour faire reculer l’antisémitisme sans laisser tomber les Palestiniens. Vous passez outre le long chemin que nous avons fait, du côté dit « antisioniste », pour changer de vocabulaire, pour reconnaître Israël, pour vouloir un avenir qui reprenne en compte les belles heures d’un passé partagé. Les flots de haine qui circulent sur les réseaux sociaux, à l’égard des uns comme des autres, n’exigent-ils pas du responsable que vous êtes un surcroît de vigilance dans l’emploi des mots, la construction des phrases ? À propos de paix, Monsieur le Président, l’absence de ce mot dans votre bouche, au lendemain du 7 octobre, nous a sidérés. Que cherchons-nous d’autre qu’elle au moment où la planète flirte avec le vide ?

Les accords d’Abraham ont porté le mépris, l’arrogance capitaliste et la mauvaise foi politique à leur comble. Est-il acceptable de réduire la culture arabe et islamique à des contrats juteux assortis – avec le concours passif de la France – d’accords de paix gérés comme des affaires immobilières ? Le projet sioniste est dans une impasse. Aider les Israéliens à en sortir demande un immense effort d’imagination et d’empathie qui est le contraire de la complaisance aveuglée. Assurer la sécurité du peuple israélien c’est l’aider à penser l’avenir, à l’anticiper, et non pas le fixer une fois pour toutes à l’endroit de votre bonne conscience, l’œil collé au rétroviseur. Ici, au Liban, nous avons échoué à faire en sorte que vivre et vivre ensemble ne soient qu’une et même chose. Par notre faute ? En partie, oui. Mais pas seulement. Loin de là. Ce projet était l’inverse du projet israélien qui n’a cessé de manœuvrer pour le rendre impossible, pour prouver la faillite de la coexistence, pour encourager la fragmentation communautaire, les ghettos. À présent que toute cette partie du monde est au fond du trou, n’est-il pas temps de décider de tout faire autrement ? Seule une réinvention radicale de son histoire peut rétablir de l’horizon.

En attendant, la situation dégénère de jour en jour : il n’y a plus de place pour les postures indignées et les déclarations humanitaires. Nous voulons des actes. Revenez aux règles élémentaires du droit international. Demandez l’application, pour commencer, des résolutions de l’ONU. La mise en demeure des islamistes passe par celle des autorités israéliennes. Cessez de soutenir le nationalisme religieux d’un côté et de le fustiger de l’autre. Combattez les deux. Rompez cette atmosphère malsaine qui donne aux Français de religion musulmane le sentiment d’être en trop s’ils ne sont pas muets.

Écoutez Nelson Mandela, admiré de tous à bon compte : « Nous savons parfaitement que notre liberté est incomplète sans celle des Palestiniens, » disait-il sans détour. Il savait, lui, qu’on ne fabrique que de la haine sur les bases de l’humiliation. On traitait d’animaux les noirs d’Afrique du Sud. Les juifs aussi étaient traités d’animaux par les nazis. Est-il pensable que personne, parmi vous, n’ait publiquement dénoncé l’emploi de ce mot par un ministre israélien au sujet du peuple palestinien ? N’est-il pas temps d’aider les mémoires à communiquer, de les entendre, de chercher à comprendre là où ça coince, là où ça fait mal, plutôt que de céder aux affects primaires et de renforcer les verrous ? Et si la douleur immense qu’éprouve chaque habitant de cette région pouvait être le déclic d’un début de volonté commune de tout faire autrement ? Et si l’on comprenait soudain, à force d’épuisement, qu’il suffit d’un rien pour faire la paix, tout comme il suffit d’un rien pour déclencher la guerre ? Ce « rien » nécessaire à la paix, êtes-vous sûrs d’en avoir fait le tour ? Je connais beaucoup d’Israéliens qui rêvent, comme moi, d’un mouvement de reconnaissance, d’un retour à la raison, d’une vie commune. Nous ne sommes qu’une minorité ? Quelle était la proportion des résistants français lors de l’occupation ? N’enterrez pas ce mouvement. Encouragez-le. Ne cédez pas à la fusion morbide de la phobie et de la peur. Ce n’est plus seulement de la liberté de tous qu’il s’agit désormais. C’est d’un minimum d’équilibre et de clarté politique en dehors desquels c’est la sécurité mondiale qui risque d’être dynamitée.

Par Dominique EDDÉ. Écrivaine. »

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

  • Sophie Djigo perd son procès contre Éric Zemmour. Elle annonce faire appel Sophie Djigo : « Ceux qui exploitent la frontière et qui en tirent des millions et des milliards, c’est Thales et c’est Vinci » Abonnés

    -

    Voir

    Pour avoir voulu faire travailler ses étudiants sur les migrations, la professeure de philosophie Sophie Djigo a été la cible d’une campagne de cyber-harcèlement de la part de l’extrême droite. Elle raconte comment elle a réussi à faire condamner ses harceleurs.

  • Nommer l’innommable. Reportage radio/PODCAST Viols, inceste : « Si je me fous en l’air, je supprime le vrai problème » Accès libre

    -

    Écouter

    « Je ne peux plus me taire. » Longtemps nous nous sommes demandés quelle suite donner à cette lettre. C’était au printemps 1999, cet auditeur nous adressait des confidences terribles. Durant des années, il avait été sexuellement abusé par son frère aîné. Il restait terriblement hanté et pire encore, il redoutait de reproduire ces actes sur ses propres enfants. En outre, il savait que sa sœur, elle aussi, avait été abusée par le même frère aîné mais il n’en avait jamais parlé avec elle. Ce qu’il voulait, c’est parler avec sa sœur et témoigner publiquement.

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Quand Giscard s’accaparait le « Chant du départ » Abonnés

    -

    Voir

    C’est une image qui a contribué à faire connaître ce chant révolutionnaire, et qui par la même occasion l’a sans doute enterré à jamais. En mai 1974, Valéry Giscard d’Estaing, pas encore président de la République, termine sa campagne en reprenant de bon cœur, devant les caméras, Le Chant du départ. Cette interprétation passera l’envie à quiconque de le chanter par la suite.

    Le Chant du départ fut pourtant en 1794 l’hymne des armées révolutionnaires en guerre contre les monarchies coalisées. À ce titre, il fut érigé en chant de la liberté et de la victoire par le mouvement ouvrier et la Commune de Paris, et même chanté par les chœurs de l’Armée rouge. Cette semaine, Olivier Besancenot reprend donc ce qui n’aurait jamais dû être abanonné à VGE : Le Chant du départ.

  • Edgar et les invalides Accès libre

    -

    Lire

    Invalides, c’est-à-dire impotents, impuissants, empêchés. On ne fait guère attention à ce genre de mots, mais c’était bien la France des invalides qui rendait un hommage national à Edgar Morin ce 03 juin dernier. Quel hommage pour notre intello le plus populaire, sa longévité record et son grand chapeau ? Officiels empaillés, musique de défilé, discours ChatGPT et surtout pas de sujet qui fâche, surtout pas. L’exact contraire d’Edgar Morin, son contraire point par point. C’était l’hommage des invalides à un coureur de fond.

  • « Là-bas si j’y suis », de Gaza au tribunal Accès libre

    -

    Lire

    En juin 2002, en même temps qu’Edgar Morin et ses collègues étaient poursuivis, j’étais moi aussi accusé pour les mêmes motifs et par les mêmes personnes. J’ai été relaxé et acquitté pour la plus grande rage de mes poursuivants mais, aujourd’hui, 25 ans plus tard, il arrive que cette affaire remonte à la surface au détour d’une conversation de façon un peu floue, un peu vague. Aussi, à l’attention de ma descendance dans les siècles à venir, voilà cette histoire racontée dans cinq articles dans la presse de l’époque.

  • Pétain, Christophe Barthès : même combat ? Abonnés

    -

    Voir

    Le nouveau maire Rassemblement national de Carcassonne se lâche. Ce Trump occitan haut en couleur veut que tout le monde marche au pas. En ce moment, il est engagé dans un véritable bras de fer avec les forces de gauche : syndicats, partis de gauche et société civile. Pour avoir attaqué en justice un arrêté anti-mendicité, la Ligue des droits de l’homme s’est vu retirer ses 300 euros de subvention ainsi que son bureau dont elle disposait gratuitement 3 jours par semaine.

  • L’obsession migratoire Abonnés

    -

    Voir

    C’est une nouveauté qui vient d’être autorisée par les députés européens en accord avec les vingt-sept États. Désormais, les États européens seront autorisés à créer des centres fermés dans des pays tiers, parfois lointains, pour y envoyer les immigrés en situation irrégulière qui seraient refusés par leur pays d’origine. Nombreux sont les candidats à l’élection présidentielle française, en ce début de campagne électorale, à s’élever avec force conviction contre la « submersion migratoire ». Gérard Mordillat, lui, propose de lutter contre l’obsession migratoire.

  • Edgar Morin : « Terre-Patrie » (1993) Accès libre

    -

    Écouter

    L’écologie n’a pas été une de ses casquettes parmi toutes les autres, mais son plus grand chapeau. Le titre de ce livre écrit avec Anne-Brigitte Kern, sorti en 1993, dit tout : Terre-Patrie. Nous n’avons qu’une seule patrie, la Terre. Ce à quoi on ajoute : et une seule famille, l’humanité. Jolies formules pour jolis discours, que n’importe qui peut reprendre, ça mange pas de pain, comme on dit. Sauf quand le pain vient à manquer, sauf quand le pain est empoisonné par des métaux lourds comme le cadmium présent dans certaines farines, comme on le découvre aujourd’hui, sauf quand on mesure la puissance des affameurs et des empoisonneurs et de leurs complices.

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Fela Kuti : « Zombie » Abonnés

    -

    Voir

    Ultra-populaire dans tout le continent africain et en particulier au Nigeria dont il était originaire, Fela Kuti est l’un des plus grands musiciens du XXe siècle. « Fela » est considéré comme le père de l’afrobeat, cette fusion des musiques africaines traditionnelles et des sonorités africaines-américaines comme le jazz et la funk. Surnommé le « Black president », il était aussi très engagé contre la corruption, la dictature et les dommages causés par les multinationales au continent africain (un peu moins pour les droits des femmes…). Olivier Besancenot vous fait découvrir Fela Kuti à travers une chanson de 1976 qui donna son nom à l’album paru la même année : Zombie.

  • « Money », la nouvelle série documentaire de Gérard Mordillat et Christophe Clerc Gérard Mordillat : « Nous aurons réécrit le Capital en trois séries » Abonnés

    -

    Voir

    Après les précédentes séries Travail, salaire, profit et Le monde et sa propriété, Gérard Mordillat et Christophe Clerc poursuivent leur travail sur le capitalisme débuté avec le regretté Bertrand Rothé.

    Cette troisième série disponible sur la plateforme arte.tv s’attaque à la monnaie en croisant le regard de différents chercheurs tout au long des douze épisodes. Qu’est-ce qu’une monnaie ? Le bitcoin est-il une monnaie comme une autre ? Qu’appelle-t-on « monnaie fiduciaire » ? Quand a été inventée la monnaie ? La monnaie est-elle un problème ou peut-elle être la solution ? Les deux réalisateurs sont venus nous raconter les dessous de leur dernière aventure intellectuelle pour cette série fleuve à découvrir en accès libre sur la plateforme arte.tv.

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Marianne Oswald : « Chasse à l’enfant » Abonnés

    -

    Voir

    En 1934, plusieurs dizaines d’enfants détenus dans la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer se révoltent contre les mauvais traitements qu’ils subissent et s’évadent. Prisonniers de l’île, ils ne peuvent la quitter et se dispersent aux quatre coins de Belle-Île.

    L’administration pénitentiaire va alors faire appel aux habitants et aux estivants pour les aider à retrouver les jeunes évadés. Une récompense de 20 francs va même être promise à ceux qui aideraient à la capture d’un fuyard. Parmi les personnes sollicitées pour participer aux recherches, il y en a une qui refuse. Il s’agit de Jacques Prévert, et cette « chasse à l’enfant » va lui inspirer un poème qui sera mis en musique par Joseph Kosma et interprété par Marianne Oswald. Jacques Prévert tirera aussi de cet épisode un scénario que Marcel Carné commencera à tourner après la guerre. Serge Reggiani, Anouk Aimée et Arletty tournent plusieurs séquences en décors naturels, mais le film ne sera jamais achevé…

    Cette semaine, Olivier Besancenot revient sur ce poème de Jacques Prévert et dresse une brève histoire des politiques de prévention de la délinquance des mineurs.

Une sélection :

Rencontre avec Francesca Albanese qui publie son rapport sur la torture en Palestine (vidéo et radio. Durée : 24’53) Francesca Albanese : « Israël a reçu un permis de torturer les Palestiniens » Accès libreVoir

Le

Cages de fer, attaques de chiens, tortures à l’électricité, viols collectifs avec matraques ou barres de fer, intestins éclatés…

À Genève, le 21 mars, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés FRANCESCA ALBANESE a présenté son dernier rapport « TORTURE ET GÉNOCIDE » dans les territoires palestiniens occupés.

Pas seulement bavure ou revanche, mais méthode systématique contre les Palestiniens dans les prisons mais aussi hors des lieux de détention, y compris sur des mineurs. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique qui s’exerce sur les corps comme sur les conditions de vie.

Le rapport précise : « la torture est une caractéristique structurelle du génocide en cours commis par Israël et, plus largement, de l’apartheid colonial de peuplement ».

« Fils de pute », « enculé » Accès libreLire

Le

À sept reprises en moins de six minutes, en direct et en public, le 19 décembre 2025, le député d’extrême droite Charles Alloncle a répété « fils de pute », « enculé » dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public dont il est le rapporteur. Des termes rarement usités dans un cadre officiel qui lui ont valu des milliers de messages dans les réseaux d’extrême droite et dans tous les médias appartenant au milliardaire Vincent Bolloré.

Nouvelle rubrique TOUS NOS ARTICLES SUR GAZA ! Accès libreLire

Le

TOUS NOS ARTICLES SUR GAZA !
Nous avons réuni tous nos articles sur Gaza depuis le 7 octobre 2023.
76 articles (!) Vidéos et podcasts, beaucoup en accès libre.
Ignorance et ressentiment permettent toutes les manipulations et tous les chantages. Les partisans du génocide n’hésitent pas à instrumentaliser la mémoire juive pour accuser d’antisémitisme la moindre solidarité pour le peuple (…)