« Ceux qu’ont l’pognon, c’est pour eux qu’on crève ». 14-18 dans les archives de Là-bas

11 Novembre 1918 : non, ils ne se sont pas sacrifiés, ils ont été sacrifiés

Le

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». En une seule phrase, Anatole France a résumé ce qu’on appelle encore « la Grande guerre ». En libre accès, voici une sélection de nos émissions (radio et vidéo) sur la première guerre mondiale depuis 25 ans.

NI PÉTAIN, NI AUCUN

« Ils se battirent pour que la France reste la France ». Ainsi parlait Emmanuel Macron en 2018, pour le centenaire de ce qu’il appelle "la grande guerre". Des sanglots dans la voix, Macron repeignait les poilus en résistants et en héros qui seraient morts pour sauver la France. Mais la France depuis un siècle rejette ce mensonge des maitres et des brutes galonnées. Non, ils ne se sont pas sacrifiés, ils ont été sacrifiés. Le Chemin des Dames n’est pas le Vercors. Non, ils n’ont pas consenti, ils ont été contraints, nous le savons bien, monsieur Macron. Chacun en France a un grand-père qui fut un morceau de cette chair à canon. Sous ces quatre années de commémoration insipide la mémoire a fait son chemin souterrain malgré tout. Une lettre retrouvée, un nom sur un bout de marbre, un dessin sur un carnet, un bout de soulier, des silences. Rien de glorieux dans ces silences mais des souffrances sans fond, sans nom. Un hébètement. En faire des résistants est une insulte à leur mémoire tout comme à la mémoire des résistants du Limousin ou de l’affiche rouge. Fous de peur, de poux et de pinard, la gueule arrachée dans la boue des tranchées, jamais la chair à canon n’a accepté d’être de la chair à canon. Jamais. Le poilu, ce héros, c’est la figure que l’oligarchie impose depuis un siècle, de commémorations en représentations, de films en livres scolaires, de recherches savantes en bandes dessinées. Pour Macron et son vieux monde il s’agit d’effacer ce que disait Anatole France « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». Voilà pourtant bien de quoi débattre âprement aujourd’hui.

Cette guerre fut la matrice de la violence totalitaire mais aussi le moyen d’amputer la force ouvrière et paysanne. Le chauvinisme a servi à détruire le profond mouvement social du début du 20eme siècle. Dans les neufs premiers mois de la guerre, 500 000 petits français furent tués, dont 25 000 dans la seule journée du 22 aout 1914. Par consentement ? Pour que la France reste la France ? Oui, celle de Nivelle, de Foch, de Mangin, de Pétain, des banques et de la grande industrie, et du monde politique à leur service, c’est à dire le monde de Macron, le beau monde avec du sang de pauvre sur ces gants blancs, le beau monde qui porte l’entière responsabilité de ce massacre, le beau monde criminel. « Un massacre entre des gens qui ne se connaissent pas au profit des gens qui se connaissent et ne se massacrent pas » disait Paul Valéry. Est-ce là, une manière de voir a posteriori, après la bataille en somme ? Non. En 1915, depuis la prison où elle était enfermée pour incitation à la désobéissance, Rosa Luxembourg écrivait dans son journal :

« La guerre entre les nations est venue imposer la lutte des classes, le combat fratricide du prolétariat, massacre d’une ampleur sans précédent. Ces millions de morts, neuf sur dix sont des ouvriers et des paysans, c’est une guerre inédite, industrielle, déclenchée au nom du nationalisme mais menée pour la domination des marchés. Cette guerre ouvre en vérité la voie à la mondialisation du capital, à la conversion de toute richesse , de tout moyen de production en marchandise et en action boursière. Elle transforme les êtres en matériel humain. C’est l’avenir d’un socialisme humaniste que cette guerre est en train de détruire ».

Nous, nos héros, nos résistants, sont les 15 000 qui désertèrent chaque année, ce sont d’abord les mutins, les milliers de mutins qui mirent la crosse en l’air, les 3 700 qui furent condamnés, les 953 fusillés pour l’exemple, nos héros sont aussi les mutilés volontaires et tout ceux qui fredonnaient la chanson de Craonne, quitte à se faire casser les dents à coups de crosse. Oui, ceux là « se battirent pour que la France reste la France ». La nôtre. Celle de Georges Mermet, mon père. Pas un héros non plus celui là, mais « de la viande », une de ses expressions quand il nous racontait le Chemin des Dames, la Somme, l’Italie, « On était de la viande ». Né en mai 1897, mon père, apprenti orfèvre de Belleville, mobilisé au début de 1916 fut de tous les fronts et de toutes les blessures jusqu’au bout. Éventré, brûlé, traumatisé, il n’a pas fait ça pour votre France monsieur Macron. Je ne veux pas parler à sa place, on n’ouvre pas une boutique dans un cimetière mais, en hommage à sa mémoire je veux juste évoquer ce 13 mai 1993, lors de son enterrement dans l’église de notre banlieue rouge. Discours, fleurs et recueillement, lorsque deux messieurs s’approchèrent et déployèrent un drapeau tricolore sur le cercueil. De la part de la mairie ? De la part d’une organisation d’anciens combattants ? Toujours est-il qu’aussitôt, à la demande de notre mère, l’un d’entre nous se glissa jusqu’à eux et leur demanda d’enlever immédiatement ce bout de tissu. Ce qu’ils firent aussitôt, lentement, laissant apparaître le beau bois blond du cercueil, blond comme la chevelure de Georges lorsqu’il avait vingt ans au Chemin des Dames.

D. M. 

CRAONNE, ROSE ROUGE POUR GEORGES, un reportage radio de 1997

En avril 1917 au Chemin des Dames, tout ceux qui montaient tombaient dans le ravin, 150 000 en dix jours et autant côté allemand. Les bidasses se révoltèrent, crosses en l’air. Longtemps interdite, la chanson de Craonne rend honneur aux mutins magnifiques.
En novembre 1997, nos reportages ont contribué à faire connaître cette histoire et cette chanson que mon père, Georges Mermet, né en avril 1897, et survivant de cette bataille, nous chantait au dessert quelquefois le dimanche.

Un reportage du 7 novembre 1997, préparé avec Raïssa BLANKOFF :

[RADIO] La chanson de Craonne [07 novembre 1997]

(dessin : Daniel Mermet)

À Craonne, j’ai eu le bonheur de rencontrer Yves Gibeau, l’auteur de « Allons z’enfants » en 1987. Un homme à vif, Gibeau, toujours, marchant au bord des larmes et des labours, tâchant d’arracher quelque chose à la guerre et murmurant cette chanson pour danseurs de sanglots, au départ une chansonnette pour caboulot.

Collante et saôulante mélodie mélancolique et jolie comme la guerre selon Apollinaire, qui fut blessé « au front et au front », sous les frondaisons du bois des Buttes. Gibeau voulait y faire un monument à la mémoire de Guillaume qui écrivait à la lueur des obus , « une étoile de sang me couronne à jamais ».

Et nous revenions à cette chanson en buvant des canons.

La chanson de Craonne, qu’il faut prononcer « crâne », comme me l’a appris le formidable Noël Genteure, le maire de Craonne, en ce temps là

Les crânes de Craonne remontent toujours à la surface, la terre n’a pas voulu manger ces enfants-là. Et on est pris d’une tendresse soudaine pour la chair des disparus des crânes de Craonne. Chair de ces hommes si jeunes, une barbe, à peine, un duvet, une peau rose de gamin.

C’est le visage de Georges, mon père, sur la photo du buffet, avec ses copains d’avant la guerre, à Montmartre, dans une baraque foraine. Ils furent tués juste après, juste en arrivant. Dans mon enfance Georges partait à vélo rechercher leurs traces dans ces désespérants cimetières militaires. Je ne sais pas s’il a fini par retrouver leurs traces, mais il portait leurs mémoires en lui, en vrai, sous forme d’éclats de ferraille restés dans son corps, dans son ventre, sous les balafres de ses blessures..

Aisne, Somme, Marne. Mornes plaines, pleines encore de bombes à retardement, d’obus, de grenades encore aujourd’hui. Fragments de mâchoire, boutons de capote, bout de soulier, tibias, gamelles. Yves Gibeau m’avait montré un petit encrier retrouvé dans la terre et j’imaginais Georges, mon père, au fond d’une tranchée, écrivant à son frère François, 60 rue de la Villette à Paris : « Tout va bien ici, je te salue et je te charge d’embrasser nos chers parents ».

Au début des années 1970, j’avais une voiture, nous sommes allés ensemble au Chemin des Dames, un samedi. Arrivés là, Georges n’était plus que du silence. « De la viande, on était de la viande ». Il racontait le cadavre d’un copain dont il s’était servi comme bouclier, « ses boyaux encore chauds sur ma gueule ». Puis encore du silence, puis une phrase entre ses dents : « Pourquoi on n’a pas fusillé ceux qui nous ont fait faire ça ? »

Je n’ai pas oublié ce message et c’est pour ça que je tiens à évoquer encore tout ça aujourd’hui.

En avril 1917, en l’espace de dix jours, 30 000 petits soldats français furent massacrés, des prolos, des paysans le plus souvent, 200 000 au total, sur ordre de l’oligarchie et de ses généraux. «  Les gros », comme disait mon père. Les gros, c’était aussi les grands patrons, les grandes familles. Mais là il y eut un sursaut contre la barbarie en avril 1917, sur ce printemps de merde et de sang a fleuri cette fragile chanson, adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes, celui qui était surpris à la chanter pouvait être fusillé.

Et au loin, les mutins entendaient-ils les clameurs de la révolution russe, l’aurore à l’Est ? Georges fut-il de ceux qui refusèrent de remonter au front ? furent-ils vraiment rejoints par des civils ? Entonnèrent-ils ensemble l’Internationale ? « S’ils s’obstinent, ces cannibales, à faire de nous des héros, ils verront bientôt que nos balles sont pour nos propres généraux. »

Il fut de ceux qui ont mis la crosse en l’air, ceux qui ont refusé de marcher, ceux qui ont refusé de mourir. Sur les milliers qui se sont mutinés, 3 000 ont été arrêtés, 550 ont été condamnés à mort et 50 ont été exécutés, d’autres avaient été exécutés avant, dés le début de la guerre "pour l’exemple", d’autres ont été « envoyés à une mort certaine » .

Ils se sont révoltés parce que c’était la seule façon de sauver quelque chose de notre humanité et sans doute aussi quelque chose de la France.

Leur geste inoubliable fut de nous dire que la désobéissance est une chanson d’amour, que la liberté est une valse lente et que l’insoumission se danse.

On emmerde les gros, c’est nous qui avons le plus bel héritage.

D M

La chanson de Craonne (1917, auteur(es) inconnu(es), d’après une musique d’Adelmar Sablon) :

Quand au bout d’huit jours le r’pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c’est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civ’lots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s’en va là-haut en baissant la tête

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Craonne sur le plateau
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r’lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu’un qui s’avance
C’est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c’est pas la même chose
Au lieu d’se cacher tous ces embusqués
Feraient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
Nous autres les pauv’ purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendr’ les biens de ces messieurs là

Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront
Car c’est pour eux qu’on crève
Mais c’est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s’ra votre tour messieurs les gros
De monter sur le plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau


Programmation musicale :
- Denis TUVERI et Marc PERRONE : La chanson de Craonne (accordéon)
- Marc OGERET : La chanson de Craonne

Merci à Noël GENTEUR, ancien maire de Craonne, et Yves FOHLEN, guide-conférencier à la Caverne du Dragon.

PREMIER JUILLET 1916 : BEAU TEMPS SUR LA SOMME, une rencontre avec Joe Sacco


Vingt mille soldats britanniques tués ce jour-là. Dix mille dans la première heure. 58 000 victimes au total. La bataille la plus imbécile et la plus meurtrière de l’histoire, pire que Verdun. Malgré l’hécatombe, l’état-major s’entête. Plus d’un million de victimes en 108 jours, 442 000 morts, Britanniques, Allemands, Français, pour quelques arpents de terre.

Au cours de la semaine précédant l’assaut, l’artillerie britannique avait tiré 1 732 873 obus sur les lignes allemandes, 3 500 coups par minute, cinq obus pour chaque soldat allemand, le sang des artilleurs leur sortait des oreilles, le bruit était tel qu’on ne pouvait plus penser.

L’assaut fut donné avec ordre de marcher au pas. Les Anglais furent massacrés par paquet par les mitrailleuses allemandes. Au total, en cinq mois, la bataille de la Somme fera un million de victimes. Un siècle après, nous cherchons encore le sens de cet effroi. La terre vomit toujours la guerre. Des obus éclatent encore, des ossements sont mis à jour, on trouve un encrier, une fleur séchée, un carnet de croquis.

Peinture, cinéma, littérature, photo, la représentation de cette guerre à chaque époque peut raconter le siècle écoulé. Avec Jacques Tardi, la bande dessinée a dit toute l’horreur et toute la connerie de cette guerre. Aujourd’hui, Joe Sacco dessine une autre approche et une autre représentation.

Voici la version vidéo de notre rencontre avec Joe Sacco, auteur d’une fresque aux éditions Futuropolis, qui reconstitue heure par heure le premier jour de la bataille de la Somme :

Écoutez la version radio de notre rencontre avec Joe Sacco :

[RADIO] Premier juillet 1916 : beau temps sur la Somme [INTÉGRALE]

LES ÉTATS-UNIS DANS LA GUERRE, Extraits du film « Howard Zinn, une histoire populaire américaine »

Voici deux extraits du film de Daniel Mermet et Olivier Azam, HOWARD ZINN, UNE HISTOIRE POPULAIRE AMÉRICAINE. Pour ZINN et quelques autres, cette guerre fut surtout une formidable aubaine pour le capitalisme américain…

1. Une guerre capitaliste : « C’est l’avenir d’un socialisme humaniste que cette guerre est en train de détruire »

"C'est l'avenir d'un socialisme humaniste que cette guerre est en train de détruire"
par lesmutins.org

2. L’entrée en guerre des américains :

L'entrée en guerre des Etats-Unis
par lesmutins.org

« Une baïonnette est une arme avec un travailleur à chaque extrémité. » Ainsi parlait le socialiste Eugene V. Debs avec ceux qui, aux États-Unis, dénonçaient dès 1914 cette « guerre capitaliste ». Jusqu’en 1917, l’Amérique resta vertueusement neutre, ce qui lui permit de faire de bien juteuses affaires avec les pays engagés dans la grande boucherie. Mais au début 1917, le vent s’est mis à tourner et l’engagement dans la guerre s’est imposé. Mais avec quelle armée ? Malgré l’énorme propagande pour convaincre les jeunes Américains d’aller se faire trouer la peau en Europe, les candidats ne se bousculaient pas et il fallut avoir recours à la conscription.

Il y avait urgence. Début 1917, la révolution russe mettait un bâton dans la roue de la fortune. La Russie sortant de la guerre, l’Allemagne pouvait se désengager du front de l’Est et se trouvait donc renforcée. La victoire semblait à sa portée face à une France épuisée .

Jusque là, tout avait été bénéfique pour les États-Unis, cette guerre était une aubaine autant pour la finance que pour l’industrie américaine. De 1914 à 1917, la production industrielle avait augmenté de 32 %, et le PNB de 20 %. Les banquiers – J.P. Morgan en tête – finançaient la guerre par des prêts énormes aux pays de l’Entente, des prêts qui encourageaient la poursuite de la guerre.

Des voix s’élevaient pour la suspension de ces prêts afin de « sauver des vies humaines », et pas seulement les voix de la gauche et des pacifistes. Si la guerre a besoin des banques, c’est d’abord les banques qui ont besoin de la guerre. Le secrétaire d’État William Jennings Bryan était opposé au soutien financier aux États en guerre, dès août 1914, il voulut interdire les prêts aux belligérants. Il déclara au président Wilson : « Le refus de prêts aux belligérants aurait naturellement tendance à hâter la conclusion de la guerre. »

Inutile de dire que son conseil ne fut pas suivi, il finit d’ailleurs par démissionner. La crainte de ne pas récupérer les prêts consentis et leurs avantages, en cas de défaite, fut la raison essentielle de cette entrée en guerre.

54 000 jeunes Américains y laissèrent leur vie, et autant moururent d’accident ou de maladie.

À la fin, en 1918, les États-Unis étaient devenus la première puissance mondiale – devant l’Europe –, et allaient devenir « l’arsenal de la démocratie ».

D M

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