Le sociologue Zygmunt Bauman est mort le 9 janvier. Écoutez cet entretien avec lui, fin 2012 à Leeds.

Zygmunt Bauman, la vie est devenue liquide

Le

Moins célèbre en France que dans le monde, le nom de Zygmunt Bauman est lié à la « société liquide », une métaphore qu’il crée en 1998 pour dire la condition de l’homme post-moderne, jetable, interchangeable, sans repère, sans futur, sans bord, comme coût humain d’un monde dérégulé qui proclame : « personne n’est irremplaçable ».

Il publie aussi La Décadence des intellectuels ou Les riches font-ils le bonheur de tous ?, ou son retentissant Modernité et Holocauste (2002, éditions La Fabrique) où, loin des « souffrances narcissiques », il inscrit l’Holocauste dans la monstruosité banale de la modernité.

Né en Pologne dans une modeste famille juive laïque en 1925, il fuit l’antisémitisme et le nazisme en 1939. Réfugié en URSS, il devient officier dans l’Armée Rouge et participe à la libération de Berlin en 1945. Revenu à Varsovie, il publie ses premiers ouvrages. En 1968, fuyant la vague antisémite en Pologne, il s’installe en Israël et enseigne à Tel Aviv.

En 1972, il s’installe en Angleterre à Leeds. C’est là que nous le rencontrons chez lui, en décembre 2012, avec Giv Anquetil. À la fin, il nous rassure : « La possibilité du bien ne meurt jamais ».

Notre entretien avec Zygmunt BAUMAN en deux volets :

Zygmunt Bauman, la vie est devenue liquide (1/2) [15 janvier 2013]
Zygmunt Bauman, la vie est devenue liquide (2/2) [16 janvier 2013]

Programmation musicale :
- Franck London : In your garden twenty fecund fruit trees
- Wax Tailor : Past, present and future
- Laurie Anderson : O superman (for Massenet)
- Warsaw Village Band : Fishie

Pauline BOULET attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

journaliste : Daniel MERMET
traduction : Giv ANQUETIL
réalisation : Lucie AKOUN et Chloé SANCHEZ

(Vous pouvez podcaster ce reportage en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

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