Cocorico Toyota !

Le , par L’équipe de Là-bas

Eh oui, Toyota est fantastique ! Alors que Renault perd 24% et PSA 36%, à Valenciennes Toyota tourne à plein régime. C’est même la fête pour le lancement du modèle "Origine France" qui va être exporté vers les Etats-Unis. Tout le monde est content, de monsieur Borloo à monsieur Montebourg en passant par la direction de Toyota France, chacun se réjouit.

Implanté depuis 2001 à Onnaing près de Valenciennes (Nord) depuis 2001, Toyota c’est 4.000 emplois pour 270.000 voitures par an. Pour cette région durement éprouvée, Toyota a été une aubaine et aujourd’hui une réussite. Les journalistes ne dissimulent pas leur enthousiasme. C’est d’ailleurs peut-être ce qui les différencie des salariés. Car cette réussite a un prix. Depuis le début de l’année, le groupe produit autant avec deux équipes qu’avec trois, grâce à "l’overtime", grâce au "lean management", grâce au TPS, le système de production de Toyota qui repose sur deux piliers que sont le "just in time" (juste à temps) et le "jidoka"... C’est-à-dire le toyotisme.

Une occasion, après Valenciennes, de retourner au Japon, à Toyota, berceau du toyotisme et de retrouver Satoshi Kamata, l’auteur de "Toyota, l’usine du désespoir". Oui, Toyota est fantastique, mais à quel prix. Mais comme dit un journaliste économiste : "Abnégation et flexibilité sont les ingrédients obligés".

Reportage Gaylord Van Wymeersch
France Inter, 15h

Photo :

Publicité Toyota pour la nouvelle Yaris

Écouter l'émission

Pauline BOULET attend vos messages sur le répondeur au 01 85 08 37 37.

Lire délivre

  • Voir

    LES BOUQUINS DE LA-BAS.
    Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Vos conseils sont bienvenus ! Oui, LIRE DELIVRE...

Dernières publis

Une sélection :

HIROSHIMA : "Nous avons intérêt à gagner, sinon nous serons condamnés pour crime de guerre" Écouter

Le

Obama à Hiroshima, 71 ans après. Premier président américain à se rendre à Hiroshima, mais pas d’excuse politique, ce qui ne déplaît pas aux conservateurs japonais qui eux aussi révisent l’Histoire à leur façon, et préfèrent oublier le passé militariste du Japon, la colonisation barbare des pays alentour ou les 300 000 victimes du massacre de Nankin (1937).

L’explosion de la première bombe atomique allait déclencher la course éperdue à l’arme atomique et à "l’équilibre de la terreur". Barack Obama, qui prêche la réduction des ogives nucléaires, est le président du pays le plus nucléarisé au monde. Retour à Hiroshima dans les reportages de LÀ-BAS.