Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme - commentaires Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2020-02-05T10:15:59Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment85893 2020-02-05T10:15:59Z <p> :-) Je n'avais pas vu ton message, merci beaucoup</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2020-01-05T01:54:15Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84894 2020-01-05T01:54:15Z <p>Bonjour Tanguy,<br class="autobr" /> Pour être honnête, on s'eloigne pas mal du livre, du moins, on extrapole largement. Je ne le conseillerais pas pour offrir. Perso c'est un livre qui m'a chamboulé parce qu'il rappelle très simplement (et avec le surplomb d'un Supiot) des vérités simples et hyper-subervsives. Mais c'est un texte court, surtout destiné à remettre en valeur le texte de Fouillé. Pour offrir, je conseillerais plutôt "La gouvernance par les nombres" de Supiot, mais c'est un peu corsé :)</p> <p>Amitiés,<br class="autobr" /> J</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2020-01-04T12:43:58Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84888 2020-01-04T12:43:58Z <p>Une question, si possible,</p> <p>Retrouve-t-on dans le livre "la force d'une idée" les principaux éléments présentés ici par Alain Supiot ?</p> <p>L'interview reflète-elle le contenu du livre ou s'en éloigne-t-elle assez ?</p> <p>Ce serait pour offrir, merci</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-13T21:30:15Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84397 2019-12-13T21:30:15Z <p>Merci Jérémie pour cet entretien, baleze le Supiot.<br class="autobr" /> Je suis un bon connaissaneur (émancipé depuis) de Friot, et surtout un absolu lecteur d'Henri Laborit.<br class="autobr" /> Supiot, comme Laborit l'a fait bien avant, n'oppose pas idées à actions, mais il rappelle que l'homme - par la structure de son systeme nerveux - est conçu pour agir. Son néocortex lui permet d'imaginer et créer, pour agir efficacement. L'action n'est rien sans l'idée préalable, et cet idée préalable n'est rien sans connaissance, et notamment connaissance du fonction de notre cerveau, de notre déterminisme biologique. J'invite tous les abonnées à lire "l'homme imaginant" de Laborit, qui réunit les concepts de Marx, Bourdieu, Spinoza, Lordon, Friot, Foucault en les dépassant : la finalité de l'homme n'est pas que le travail, c'est in fine la connaissance.L'avoir, l'etre, l'agir...pour savoir. Le bouquin existe en pdf vous pouvez me mailer la demande runner3pc@gmail.com</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-04T20:32:40Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84130 2019-12-04T20:32:40Z <p>« Une idée devient une force lorsqu'elle s'empare des masses »<br class="autobr" /> Tout le monde connaît cette citation de Marx (Karl de son prénom).<br class="autobr" /> Et il est bien possible que les dites masses s'emparent de l'idée qu'il pourrait finalement être possible de faire, au moins, plier Macron avant, peut-être, de le virer …<br class="autobr" /> Alors à demain jeudi et les jours suivants en grève et dans la rue.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-04T09:56:49Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84106 2019-12-04T09:56:49Z <p>Jérémie, je viens de prendre connaissance de votre réponse et vous en remercie, j'avoue avoir été étonnée de n'avoir aucune réaction de votre part. Depuis j'ai eu Vladimir. Nous sommes en contact, mais ce matin quand j'ai voulu le joindre par téléphone le N° que j'ai n'étant pas bon, je n'ai pu le joindre. Je lui ai signalé par mail et j'attends sa réponse.<br class="autobr" /> ( Les différents mails qu'il m'a adressés sont restés dans"les indésirables" de ma boîte mails et je n'ai pu les lire) excepté le dernier, grâce auquel j'ai pu le contacter.Je vous remercie encore beaucoup, vous êtes important dans ma vie....</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-04T08:31:46Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84101 2019-12-04T08:31:46Z <p>Une tronche cette Annie, dans tous les sens du terme...</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-03T11:57:28Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84092 2019-12-03T11:57:28Z <p>Un gros doute concernant Lacroix-Riz. j'ai eu l'occasion de tenter de lui parler à la fête de l'Huma, c'était pour la remercier d'une partie de son travail sur la résistance... Dès que j'ai évoqué la Bretagne elle a coupé court.<br class="autobr" /> Elle s'est montrés cassante voir méprisante.<br class="autobr" /> J'adhère à 90% de ses thèses, visiblement ce n'est pas assez.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-02T22:52:16Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84089 2019-12-02T22:52:16Z <p>La lutte des idées, blablabla....le jour ou "les idées" changeront quelque chose, c'est l'action qui change, pas de disserter comme dans des salons parisiens.<br class="autobr" /> En fait, c'est surtout le matraquage des idées, à coups de marteaux, de masses plutôt qui change réellement les comportements.<br class="autobr" /> Vous savez, quand la bienpensance du moment veille au grain, que chaque voix qui s'élève à l'encontre du discours du moment est de suite réprimé en force, en "lobbying" dont voici la définition du dictionnaire de l'internaute : " Méthode manipulatrice plus ou moins subtile d'un groupe spécifique pour obtenir des décisions qui vont dans le sens de ses intérêts en faisant jouer son pouvoir et son influence. " La carotte et le bâton quoi. c'est ça qui font avancer les idées.<br class="autobr" /> Le "work hard, play hard" de skippy le grand gourou, ou autre version de Staline, ou encore la charia de nos islamistes.<br class="autobr" /> Et si on pense aux "lumières" qui ont amené la révolution française et les droits de l'homme, pour renverser monarchie et régimes féodaux pour les remplacer par une bourgeoisie sans aucun codes d'honneurs (quand on parle de "noblesse"), ben le pouvoir des idées.... Au final l'évolution est peu perceptible dans ces jeux de dupes.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-02T16:26:22Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84081 2019-12-02T16:26:22Z <p>Entièrement d'accord avec vous, koutouzov.<br class="autobr" /> Je rajouterais que ce braquage contre-révolutionnaire est d'une violence meurtrière. Le capitalisme tue, et à tour de bras : organisation du travail qui pousse des travailleurs au suicide, accidents et maladies du travail, morts climatiques, migrants morts sur la route, guerres impérialistes, guerres pour les ressources, etc. Il tue sans que les grands capitalistes n'aient de sang sur les mains. Le système tue pour eux. Comme le souligne très bien Alain Deneault, le capitalisme permet aux capitalistes de faire l'économie de la haine et de la violence. Il les prend en charge et les assume à leur place.</p> <p>Avec Bernard Friot, une véritable alternative possible au capitalisme surgit enfin à gauche. Et ce n'est pas une alternative utopique puisqu'elle repose sur des institutions déjà existantes, le régime général de Sécurité sociale par exemple. Il s'agirait de généraliser le fonctionnement de cette institution à l'ensemble de la vie économique. Un exemple de généralisation : la sécurité sociale alimentaire (<a href="https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/vaches-a-hublot-sortir-de-la-folie-c-est-possible" class="spip_url auto" rel="nofollow">https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/vaches-a-hublot-sortir-de-la-folie-c-est-possible</a>). On pourrait aussi faire la même chose dans le secteur des transports en commun de proximité, etc., etc.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-02T11:58:45Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84076 2019-12-02T11:58:45Z <p>Bernard Friot est un délice pour l'intelligence, une friandise, en ces jours de fêtes, pour consommer à volonté et opposer aux foies gras des dodus bourgeois, une façon d'être en pleine plénitude. Nous devons relayer et relayer sans cesse cette parole pour bien faire comprendre avec l'échelle du temps qu'un hold-up contre-révolutionnaire, si violent soit-il, est soluble dans l'Histoire</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-01T10:28:13Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84050 2019-12-01T10:28:13Z <p>Dans son film sur Howard Zinn, Daniel Mermet cite cette phrase très éclairante quant au processus de construction d'un récit du réel : "Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, les chasseurs écriront l'Histoire".</p> <p>Dire que le régime général de Sécurité sociale est une institution de la solidarité nationale (solidarité envers les malades), comme le fait Monsieur Supiot dans cet entretien, c'est raconter l'histoire du point de vue des chasseurs.<br class="autobr" /> L'histoire du point de vue des lapins est tout autre. Bernard Friot travaille à établir l'histoire de cette institution de c point de vue à partir des faits et des archives. Si ça vous intéresse, je vous invite à lire l'article qu'il a coécrit dans le Monde diplo avec Christine Jakse, "Une autre histoire de la Sécurité sociale" (<a href="https://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395</a>) et d'écouter cette intervention, "Histoire et enjeu de la sécurité sociale et des cotisations" (<a href="https://www.rosa-lux.fr/bernard-friot-histoire-enjeu-securite-sociale-cotisations/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.rosa-lux.fr/bernard-friot-histoire-enjeu-securite-sociale-cotisations/</a>). Il en parle beaucoup mieux que je ne le ferai.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-12-01T08:38:59Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84048 2019-12-01T08:38:59Z <p>Bonjour Léone (ou Jacques),</p> <p>Votre problème persistant de mot de passe qui saute est incompréhensible ! D'autant que vous commentez en tant que Léone Micouleau, ce qui signifie que vous êtes connectée quand vous commentez ! Je soupçonne une mauvaise manipulation de votre part, il faudrait qu'on en discute pour que vous me disiez exactement ce qui se passe car j'ai moi-même réinitialisé votre mot de passe une dizaine de fois ! Ecrivez nous à contact[arobase]la-bas.org en laissant un numéro, et on vous appelle demain avec Vladimir notre informaticien (parce que là, c'est dimanche :) ).</p> <p>En attendant je vous refais un mot de passe (je vous le donne par mail, regardez votre messagerie !)</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-30T16:46:46Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84040 2019-11-30T16:46:46Z <p>On apprend beaucoup en lisant les commentaires. Sources d'informations et de réflexion. Merci aux amis de là-bas.......Je m'aperçois encore une fois que je suis déconnectée, et je dois à nouveau réinitialiser mon mot de passe.. Que dois-je faire pour que vous intéressiez à mon cas ????? cela n'arrête pas !!</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-29T19:07:41Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment84020 2019-11-29T19:07:41Z <p>Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme<br class="autobr" /> Même si j'ai apprécié nombre de ses articles, je ne comprends pas M. Supiot sur sa vision du "marxisme". Peut-être est-ce un effet d'âge car dans les années 50 & 60 on appréhendait davantage la pensée de Marx par Althusser. Et les éditions sociales avaient le monopole d'édition des textes francisés de Marx...<br class="autobr" /> Surtout, dès le début de l'entretien, il me surprend et me déçoit à la fois.<br class="autobr" /> Comment comprendre les combats à l'époque de Marx & Engels s'ils n'avaient pas pensé que les idées puissent devenir FORCE MATERIELLE. Certes, Gramsci approfondira ces points (capitaux !), mais les barbus l'avaient bien vu.<br class="autobr" /> On ne peut réduire la pensée de l'adversaire en la dénaturant. Le "marxisme' de Marx (même s'il récuserait cette appellation) n'est jamais mécaniste. A ne pas confondre avec les vulgates bien plus diffusées que les textes sources.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-28T20:52:42Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83994 2019-11-28T20:52:42Z <p>Je plaide coupable :) C'est à cause de ma première question con que Supiot commence par affirmer la force des idées, mais il indique bien qu'il n'oppose pas lutte des classes et idées, et que tout se joue dans la va-et-vient entre les deux (non, y'a pas de blague salace) en se référant à Gramsci ou Simone Weil notamment.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T20:04:25Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83970 2019-11-27T20:04:25Z <p>Oui mais bon. Simone c'est très gonflant à lire. Moins gonflant, c'est un Bernard Friot qu'il faudrait à la place de Martinez. Ou une Annie Lacroix-riz. Ah mais non, Annie est en ce moment dans le collimateur de la CGT. Accusée de complotiste, de faire la sainte nitouche au côté d'erzats de l'extrême droite, faut que les gus se la classe d'en bas se contentent d'un Martinez. Plus grand chose à attendre de la CGT, et c'est dommage. Ceux d'en face n'ont pas changé, ils ont juste passé la vitesse supérieure et reprennent les choses en main.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T18:15:52Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83964 2019-11-27T18:15:52Z <p>Alain Supiot quelle intelligence ! Merci de l'avoir invité, un vrai plaisir, nous faire réfléchir. Quelques grands intellectuels ont tout de même des idées même si on ne les entend que trop peu. Ca fait respirer par ces temps nauséabonds.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T17:14:45Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83961 2019-11-27T17:14:45Z <p>Avec tout le respect du à cet homme et au travail de réflexion qu'il réalise et transmet par écrit, je ne peux m'empêcher de considérer qu'une barrière (infranchissable ?) existe entre ces intellectuels et d'autres qui se font gazer tous les samedi... à quand la convergence ?</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T16:49:34Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83960 2019-11-27T16:49:34Z <p>Ce que je voulais dire, c'est qu'une idée a besoin d'être incarnée pour produire des effets dans le réel. Une idée qui reste à l'état d'idée, elle n'a pas de puissance. Tant qu'elle n'a pas trouvé son incarnation, elle reste à l'état d'idée et ne révèle pas sa puissance. Une idée grandira en puissance à mesure qu'elle trouvera un écho grandissant dans une société. Une idée puissante est une idée qui suscite la passion d'un grand nombre de personnes. C'est aussi une idée qui met en mouvement les masses.<br class="autobr" /> Ce que je voulais dire aussi, c'est que les conditions de réalisation d'une idée dépend fortement du contexte historique, économique, politique, social. Il est vrai que des idées apparaissent à la marge, vivent à la marge, disparaissent, réapparaissent à la marge pendant très longtemps. C'est une idée potentiellement puissante, mais qui ne pas trouve la manière de s'incarner pour produire des effets institutionnels. Par exemple, la propriété d'usage des moyens de production est un concept qui date au moins du 19ième siècle et qui était un des objets de lutte majeur du mouvement communiste. Cette propriété d'usage n'a jamais régi l'économie, pas même dans les pays dits communistes où tout était nationalisé. C'est pourtant un concept fort, à condition que les travailleurs y voient leur intérêt et s'organisent pour l'inscrire dans le réel contre les résistances des forces sociales capitalistes.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T10:26:32Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83956 2019-11-27T10:26:32Z <p>(Suite Sylvain) Merci de mener ce combat avec vos armes celles de la pensée et de la culture . Vous n'aimez pas le matérialisme ? Vous mettez le monde d es idées au dessus de tout ? Bon ok on ne va pas se chamailler pour si peu… à l'image de l'époque de la résistance où ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas se rejoignaient dans un même combat à l'image de Simone Weil qui au nom de ses convictions partageait la vie du monde du travail. <br class="autobr" /> La lutte des classes et la lutte des idées c'est le même combat avec des moyens différents, et vice versa … <br class="autobr" /> Donc vous viendrez manifester le 5 décembre au nom d'une conception solidaire des rapports humains qui prône la solidarité entre les générations et contre une vision pour le coup matérialiste (oui je joue sur les mots je sais...) de la vie qui transforme les humains en comptables de points retraite…<br class="autobr" /> Nous avons besoin de personnes comme vous qui se battent dans le milieu feutré des universités, j'espère que vous allez convaincre vos collègues de venir nous rejoindre à la manif du 5 décembre…<br class="autobr" /> En attendant je vais rejoindre ma dulcinée dans mon lit… (fin)</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T10:25:23Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83955 2019-11-27T10:25:23Z <p>(Suite Sylvain )Et quand Martinez se rend à Matignon, (vous avez vue l'image saisissante devant l'aréopage des serviteurs du Capital, Edouard Philippe au centre, hilare et le petit Martinez seul en face) n'est-ce pas tout un symbole de deux mondes qui s'affrontent ? Je ne vais pas vous faire le coup de la citation de Warren Buffet vous connaissez par cœur sa fameuse boutade… Martinez seul et pensif écrasé sur sa chaise devant le tribunal du capital, n'est-ce pas le symbole de la phrase de Buffet : une classe sociale humiliée détruite décomposée sociologiquement et idéologiquement démantibulée délocalisée mondialisée atomisée par la concurrence libre et non faussée c'est-à dire la concurrence entre les misérables au profit des riches. Mais malgré tout qui tente de relever la tête… <br class="autobr" /> Au fait vous viendrez manifester le 5 décembre au nom des idées généreuses et humanistes que vous savez si bien défendre ? <br class="autobr" /> Car comment faire autrement quand on vous écoute et que vous développez avec autant de conviction et de pertinence cette défense du programme issu du conseil de la Resistance, systématiquement mis en pièces par Macron et son monde, quand vous pestez contre Uber en citant le film de Ken Loach : de la pensée pure transformée en application psychopathe qui crucifie des chauffeurs de taxi dans des voitures… quand vous vous référez à Simone Weil on ne peut que partager vos idées… (suite plus bas)</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T10:24:15Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83954 2019-11-27T10:24:15Z <p>M'enfin M. Supiot, je ne comprends pas pourquoi vous opposez la lutte des idées et la lutte des classes… et me voici à 6h du mat, après vous avoir écouté hier soir, à moitié à poil entrain de ruminer une réponse dans mon bureau alors que ma dulcinée dort (…nue… dans notre lit) plus possible de dormir….<br class="autobr" /> Ce sont des moments différents du même combat ! Quand Marx écrit des pages lumineuses sur le fétichisme de la monnaie quand il passe sa vie à rédiger le Capital ou le Manifeste du Parti communiste, que fait-il d'autre sinon fréquenter le monde des idées ?<br class="autobr" /> Et quand Gramsci que vous citez (ouf !) se bat par dans les articles de son journal aux côtés des ouvriers italiens qui en 1919 occupent les usines (avant de se faire massacrer par les bandes fascistes) puis quand il passe sa vie en prison au nom de sa fidélité à une idée : l'instauration de la justice sociale par l'abolition des classes sociales. Quand il élabore son célèbre concept de l'hégémonie et de l'intellectuel organique que fait-il d'autre si ce n'est demander au travail intellectuel, au monde de la pensée de contribuer à la lutte sociale par la diffusion d'idées généreuses de partage et de solidarité par l'abolition de la lutte des classes, car cette dernière n'est pas une fin en soi mais un acte d'auto-défense, mais la condition nécessaire de survie du monde des opprimés… Désolé je ne sais pas faire court suite plus bas…</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T09:10:03Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83953 2019-11-27T09:10:03Z <p>Je viens de suivre cet entretien, très enrichissant, qui demande réflexion tant le sujet est vaste. Merci pour cette émission qui à nouveau nous donne à penser sur le fonctionnement de nos sociétés, sur ces dérives et ses avancées. Bien d'accord avec Angèle en ce qui concerne le film de Ken Loach. Un coup de poing en pleine "gueule ", excusez du terme , en plein coeur, mais c'est exactement ce que j'ai reçu en le voyant. Terrifiant, ce que l'on peut faire à des êtres humains.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-27T07:29:55Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83950 2019-11-27T07:29:55Z <p>Bonjour,<br class="autobr" /> en la période, un peu de pub (et même davantage) pour le rassemblement organisé par les assos de chômeurs et précaires (AC ! Mncp, Apeis, et leurs soutiens syndicaux) ;<br class="autobr" /> Le samedi 30 novembre 2019, devant le Médef, 14h. 55 av. Bosquet. Métro, Ecole militaire.<br class="autobr" /> Puis départ vers le ministère du travail.<br class="autobr" /> La réforme de l'assurance chômage : "extraordinairement punitive !", Dominique Méda, Le Monde, 23 nov. 2019. Si c'est dans le "journal de référence"...<br class="autobr" /> Pour en savoir davantage consulter le site d'AC ! <br class="autobr" /> Agir ensemble contre le Chômage !</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-26T23:23:05Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83948 2019-11-26T23:23:05Z <p>L'idée la plus puissante sur terre en ce moment, et ça fait déjà un sacré moment, c'est celle de la nue-propriété. Cette idée que chacun à le droit inaliénable de privé ses semblables d'un bout de ce qui nous entoure (et in fine nous possède cfr la terre Mr Supiot). C'est d'ailleurs le seul et unique droit qui est toujours garanti par les états (sauf révolution). A qui servirait l'idée que les idées n'ont pas une force intrinsèque gigantesque ? J'ai ma petite idée justement :)</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-26T23:22:50Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83947 2019-11-26T23:22:50Z <p>Justement Gilles</p> <p>on pourrait même pensé que tu qualifies et quantifies la force des idées par leur capacité à traverser les époques (comme le fait remarque Supiot a propos par exemple de celle de justice sociale), et par le nombre et l'ardeur avec laquelle elle sont défendu à tel ou tel moment de l'histoire. Les idées/concepts comme la raison ou l'objectivité sont modifiées au cours de l'histoire par les peuples, et de ce mouvement reste parfois beaucoup, parfois peu. Elle sont en perpétuelle évolution. Il me semble assez raisonnable de penser qu'elle ont une grande force. Peut-être cette force se manifeste, exerce son influence par des medium sociologiques encore inconnus ? Ok ça peut être vu comme barré de venir avec un truc "magique". Mais est-ce que c'est vraiment beaucoup plus barré qu'une position du type : "non mais les gars ça existe pas sinon on aurait dejà vu que ça existait." je crois pas. J'aime la science autant que la politique, et on voit bien que l'histoire de l'être humain est une succession obédience des sociétés a des dogmes. Et a chaque fois qu'a l'aide de la raison, d'un peu d'empathie ou de poudre à canon, un dogme tombe, on a grandi, mais on est passé au suivant. et ainsi de suite.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-26T20:34:04Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83944 2019-11-26T20:34:04Z <p>Dormez braves gents, La Chine s'est réveillée elle vous dominera bientôt, si ce n'est deja fait..</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-26T19:21:07Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83943 2019-11-26T19:21:07Z <p>Entretien intéressant !<br class="autobr" /> J'ai quand même beaucoup de mal à concevoir qu'une idée aie sa force propre, indépendamment de toute chose. Une idée, prise en tant que telle, n'a a priori aucune raison d'être plus forte qu'une autre et n'a pas de force intrinsèque. Ce sont les êtres humains qui la portent qui lui donnent sa force. Et sa force sera à la mesure des passions que ces êtres humains investissent en elle. Sa force est aussi à la mesure des passions qu'elle est capable d'agréger autour d'elle. Mais cette force d'agrégation est fortement déterminée par le moment historique où l'idée émerge (ou réémerge), du contexte social et économique du moment, les méthodes employées pour la médiatiser, etc. Il est des idées progressistes qui restent extrêmement longtemps cantonnées aux marges, voire aux oubliettes (ex. : propriété d'usage des moyens de production aux travailleurs, démocratie totale dans le monde du travail) et d'autres idées mortifères qui prennent une ampleur et une force énorme (ex. : supériorité d'un groupe humain sur les autres (nazisme, colonialisme et commerce des esclaves)). Tout dépend du contexte du moment, des forces sociales en jeu et de l'évolution historique.<br class="autobr" /> C'est mon sentiment ; j'ai peut-être tort.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-26T19:06:22Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83942 2019-11-26T19:06:22Z <p>Alain Supiot vise juste quand il montre l'État qui s'attaque à une organisation sociale où la valeur marchande est absente. À ce titre on aurait pu citer la ZAD de NDDL, soit le règne de la valeur d'usage, celle qui rentre uniquement dans le cadre de la satisfaction de nos besoins, sans superflu, sans le fric...</p> <p>D'ailleurs, à ce propos, la ZAD de NDDL à un esprit typiquement anarchique pour le coup. J'avoue ne pas être au fait aujourd'hui de ce qui se passe à la ZAD, mais celle-ci a montré le chemin à utiliser face au capitalisme : soit ne pas attendre l'effondrement "inéluctable" du capitalisme (avec le concours des États tu peux toujours attendre...) et montrer qu'une autre organisation sociale du travail est possible, là, tout de suite, maintenant, sans tirer profit du travail d'autrui.</p> <p>J'invite les AMG à lire le livre de James C. Scott sur la nature coercitive de l'État : Homo Domesticus Une histoire profonde des premiers États <a href="https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Homo_Domesticus-9782707199232.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Homo_Domesticus-9782707199232.html</a></p> <p>Super Là-bas, comme d'hab.</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-26T16:23:50Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83940 2019-11-26T16:23:50Z <p>Entretien très stimulant. Merci pour votre travail.<br class="autobr" /> Et comme vous , je préconise un visionnage de "Sorry, we missed you" de Ken Loach, un électrochoc essentiel pour contrer la colonisation de nos imaginaires par les fantasmes hollywoodiens ( Super héros/Harry Potter et toutes les mer... qui nous font croire que le monde est binaire et que les gentils gagnent toujours à la fin)afin de trouver les bonnes idées pour se sortir du merdier dans lequel on patauge.<br class="autobr" /> ("Divertir pour dominer" est aussi une bonne lecture pour redescendre en réalité sociale.)</p> Alain Supiot : réfléchir à l'après-capitalisme 2019-11-26T16:17:58Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83939 2019-11-26T16:17:58Z <p>Alain Supiot, « La gouvernance par les nombres », Fayard, 2015. Lu récemment , un indispensable à la compréhension de notre époque néo-libérale. Très bonne initiative que cette invitation.</p> Alain Supiot : « Réfléchir à l'après-capitalisme » 2019-11-26T14:33:01Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/alain-supiot-reflechir-a-l-apres-capitalisme#comment83938 2019-11-26T14:33:01Z <p>L'après capitalisme est un domaine sur lequel il va falloir plancher de gré ou de force.<br class="autobr" /> Le capitalisme actuel est une fiction fantasmée et abstraite tant elle est déconnectée du réel physique. Ainsi sur la simple croissance, à aucun moment il prend en compte la finitude de chaque chose. Les matières premières sont assujetties à leur stock disponible qui pour la plupart du temps ne sont pas renouvelables. La conséquence est qu'en chaque filière la croissance n'existe qu'au début pour passer par un pic économique qui précède lui-même le déclin et la pénurie pour finir.<br class="autobr" /> Beaucoup de choses font penser que cette réalité commence à se manifester d'abord sur l'énergie. Bien sur les renouvelables sont une solution apparemment séduisante mais finalement assez limitée et loin d'être en équivalence avec les fossiles. Sur ce simple constat, le concept de croissance n'y résiste pas. La consommation, le salariat, la démocratie et bien d'autres choses pensées dans le cadre de ce productivisme/consumérisme, la répartition des richesses qui en découlent, s'en trouvent en balance. <br class="autobr" /> Il est donc indispensable d'avoir une réflexion approfondie sur le sujet pour ancrer quoi qu'il en résulte, un imaginaire qui sorte de sa logique et dessiner les contours d'un projet juste englobant un universalisme bien plus large que l'humanisme.</p>