La Gwadloup kont la pwofitasyon (10) Du code noir au code barre - commentaires La Gwadloup kont la pwofitasyon (10) Du code noir au code barre 2009-03-14T22:42:56Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2008-09/mars-199/la-gwadloup-kont-la-pwofitasyon-10-du-code-noir-au-code-barre#comment8890 2009-03-14T22:42:56Z <p>Claudette DUHAMEL <br /> Avocat <br /> 48, rue Schoelcher <br /> 97200 FORT DE France <br /> Fort de France, le 9 mars 2009 <br /> Monsieur le Procureur de la République Près du TGI de Pointe à Pitre <br /> 97100 POINTE A PITRE <br /> Monsieur le procureur de la république <br /> Ainsi vous avez décidé d'ouvrir une enquête à l'encontre de Monsieur Elie DOMOTA porte parole du LKP au motif qu'il aurait commis le délit de provocation à la haine raciale pour avoir indiqué que les patrons qui refusent de signer l'accord salarial accordant 200 euros aux salariés qui perçoivent des bas salaires doivent quitter l'île et qu'il ne laisserait pas une bande de békés rétablir l'esclavage en Guadeloupe. <br /> Votre décision qui intervient à l'issue d'une grève particulièrement dure et pénible pour les travailleurs guadeloupéens, et alors que les gros patrons béké refusent obstinément de signer un accord arraché de haute lutte, me semble procéder d'un insigne mépris à l'égard du peuple de la Guadeloupe et risque de constituer une caution au comportement éminemment raciste de cette caste béké qui sévit en Martinique et en Guadeloupe. <br /> Monsieur le procureur de la république, vous ne pouvez ignorer ni contester cette vérité connue maintenant de toute la planète, à savoir que ceux que les martiniquais et guadeloupéens appellent les békés constituent le regroupement de descendants de français esclavagistes qui vivent entre eux, se marient entre eux, refusent de se mêler biologiquement et socialement aux populations non européennes pour préserver la pureté de leur race au point d'exclure de leur « communauté » tout membre qui aurait enfreint cette règle. <br /> De manière délibérée ce que vous appelez la « communauté béké » s'est coupée du reste de la population qu'elle ne fréquente pas et vit principalement dans une partie de l'ile de la Martinique sur le territoire de la commune du François appelée Cap Est, ou, pour reprendre les termes de HUYGUES DESPOINTES, « Béké land ». <br /> Retranchés dans leur ghetto luxueux les békés possèdent la majeure partie des richesses des deux pays Martinique et Guadeloupe. Ainsi à titre d'exemple, le groupe de Monsieur Alain HUYGES DESPOINTES détient 80 % des parts de marché dans le secteur de la production agro alimentaire dans ces deux pays, ce qui lui permet de pratiquer des prix prohibitifs tout en versant aux travailleurs martiniquais et guadeloupéens des salaires de misère. <br /> C'est donc cette caste qui depuis près de quatre siècles s'est constituée et fonctionne sur un mode raciste, que vous entendez protéger de la « haine raciale ». <br /> Alors qu'en France votre gouvernement nomme des ministres à l'intégration et fustige tous étrangers principalement les africains caribéens parmi lesquels se trouvent ceux que vous appelez « domiens » qui refuseraient de s'intégrer, voilà que non seulement vous tolérez le comportement inadmissible de ces gens dans nos pays mais entendez de surcroit les protéger en tant que tels. <br /> Monsieur le procureur il y a des limites à ne pas dépasser et je crois honnêtement qu'en votre qualité de représentant de la société française, vous êtes en train de les franchir. <br /> Dois-je vous rappeler que le racisme est d'abord et avant tout la théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, ainsi qu'à son droit de dominer les autres. <br /> C'est exactement cette théorie qu'appliquent les membres de la caste béké et que leur patriarche, a si bien rappelée dans l'émission diffusée sur CANAL + intitulée « les derniers maîtres de la Martinique ». <br /> Aucun membre de cette caste même ceux qui ont mis en place l'association « Tous créoles » ne peut venir dire le contraire : alors qu'ils ne représentent pas 1% de la population ils se marient tous à l'intérieur de leur caste et à défaut aux fins d'éviter les méfaits de la consanguinité avec des conjoints qu'ils vont chercher en Europe. <br /> Un racisme biologique, social et viscéral c'est ça la réalité triste mais incontournable des békés que votre Etat cautionne et entretient depuis plus de 4 siècles nonobstant les récentes poursuites que vous exercez contre le sieur HUYGUES DESPOINTES et qui ne sont que poudre aux yeux dans la mesure les effets se voient d'emblée annulées par les poursuites que vous exercez contre Elie DOMOTA lequel ne fait pourtant que dénoncer ce racisme. <br /> Le comportement actuel des gros patrons békés (qui dominent au sein du MEDEF Guadeloupe), consistant à refuser l'accord salarial après que les guadeloupéens se soient sacrifiés durant plus de 6 semaines pour obtenir cette augmentation de salaire, relève de l'arrogance coutumière des békés qui n'ont que mépris envers les travailleurs guadeloupéens et martiniquais qu'ils ont toujours considérés comme des non humains, des êtres à créoliser à soumettre à leur culture afin de les empêcher d'être eux mêmes. <br /> Ce refus de signer cet accord est aussi un moyen pour eux de prouver leur supériorité raciale, économique et social et partant de faire savoir à ces nègres mais aussi au représentant de l'Etat français qui a signé l'accord, qu'ils sont les seuls et véritables maîtres de la Guadeloupe et de la Martinique. <br /> C'est ce même état d'esprit qui leur a fait croire qu'en pleine grève générale contre la vie chère en Martinique il pouvaient se permettre d'organiser une contre manifestation en prenant la capitale d'assaut avec leurs tracteurs et leurs 4x4 en guise de chars d'assaut. <br /> Le peuple martiniquais leur a fait comprendre que même s'ils considéraient toujours les martiniquais comme moins que des macaques à peine créolisés, il savait en de telles circonstances se défendre. Et grâce à la détermination du petit peuple des quartiers défavorisés, ils n'ont pas pu entrer dans le centre ville de la capitale et ont dû regagner leur békés land. <br /> Comment ne pas dénoncer de tels comportements de la part de békés qui en situation de monopole et d'oligopoles savent pertinemment qu'en pratiquant des salaires de misère : ils affament les nègres reproduisant les méthodes de leurs ancêtres esclavagistes. <br /> En toute objectivité il faut bien admettre que leur comportement actuel consistant à refuser catégoriquement de signer un accord qui aurait permis à des pères et des mères de famille de bénéficier d'un surplus de revenus pour nourrir leurs enfants relève du racisme et du mépris envers nos deux peuples. <br /> Elie DOMOTA a donc entièrement raison de dénoncer ce racisme et de dire que ce refus équivaut à rétablir l'esclavage dans la mesure où aucun être humain ne peut vivre décemment avec les salaires ridiculement bas servis par les békés dans un pays ou la vie est en moyenne 100 % plus cher qu'en France. <br /> Comment un SMICAR guadeloupéen travaillant dans le Carrefour du groupe Bernard Hayot, peut il apporter à ses enfants les aliments nécessaires à leurs croissance quand quatre yaourts coutent plus de 7 euros, qu'une bouteille de lait plus d'un euro, un petit paquet de beurre de 250 grammes près de 3 euros ? <br /> Dans les familles nombreuses guadeloupéennes les enfants n'ont pas droit tous les jours au lait au beurre et encore moins au yaourt. <br /> Sans doute que pour les békés les nègres quand ils sont de conditions modestes ne devraient peut être pas consommer de telles denrées réservées à ceux que l'Etat alloue 40 % de prime de vie chère et qui de plus en plus ne peuvent même plus les acheter <br /> Accepter cela c'est cautionner les comportements discriminatoires et raciale des békés. <br /> Poursuivre Monsieur Elie DOMOTA parce qu'il met le doigt sur ces comportements relèvent de la complicité pure et simple avec de telles pratiques.. <br /> Monsieur le Procureur, si vous avez un minimum de respect pour notre peuple ou pour le genre humain tout court vous deviez poursuivre, non pas Monsieur Elie DOMOTA, mais l'ensemble des membres de cette caste béké pour pratiques ancestrales et quotidiennes de discriminations raciales à l'égard des martiniquais et des guadeloupéens. <br /> Quoiqu'il en soit, je tiens à vous préciser que si des poursuites devaient être effectivement déclenchées contre cet homme vous provoquerez la mobilisation des milliers des derniers damnés de la terre que sont nos deux peuples unis pour venir vous dire qu'ils sont totalement d'accord avec les propos de Monsieur Elie DOMOTA. <br /> Rappelez-vous Monsieur le Procureur que dans un de ses discours prononcé en 2007 votre président de la République Monsieur Nicolas SARKOZY a dit aux étrangers vivants déjà dans des conditions difficiles sur le sol français « aimez la France ou partez » sans faire l'objet de critique alors que dans ce cas de figure il aurait du être fustigé puisqu'à l'inverse des békés qui refusent de se mélanger au martiniquais par racisme, ces étrangers sont bien souvent rejetés, victimes d'ostracisme ce qui les empêche de s'intégrer c'est-à-dire d'aimer la France. <br /> Monsieur Elie DOMOTA, lui a plaidé la cause des plus défavorisés en disant aux patrons racistes et ségrégationnistes de Guadeloupe « signer cet accord ou quitter le pays autrement dit accorder aux guadeloupéens les plus démunis un minimum vital ou partez. <br /> Et il a parfaitement raison car le peuple guadeloupéen n'aurait pas fait 44 jours de grève avec une détermination exemplaire pour retourner au travail et percevoir des patrons békés le même salaire de misère. <br /> Si vous le poursuivez vous devrez par souci d'équité et d'égalité de tous devant la loi poursuivre l'ensemble des martiniquais qui ont chanté et chantent dans la rue en parlant des békés « une bande de békés profiteurs, voleurs nous les mettrons dehors » <br /> Les guadeloupéens et les martiniquais savent que votre Etat répugne à poursuivre et à condamner les membres de cette caste bien protégée, l'affaire du sieur MARRAUD DESGROTTES est là pour nous le rappeler, mais gardez vous pour autant de franchir des limites qui ne feraient que révéler la complicité terrible existant entre l'Etat français et les békés. <br /> Déjà vous faites injure à notre intelligence en prétendant voir dans les propos d'Elie DOMOTA une incitation à la haine raciale. Aussi, prenez garde monsieur le procureur de ne pas allumer les feux de la colère de nos deux peuples en voulant à tout prix salir DOMOTA pour venger les békés qui ont démontré qu'ils n'avaient pas changé d'un pouce durant des siècles et qu'ils étaient aussi racistes que ces blancs du sud des Etats-Unis qui traitent le président noir des Etats-Unis Barak OBAMA de macaque. <br /> « Tant va la cruche à l'eau ..... » et cette cruche y va depuis bientôt près de 5 siècles. <br /> C'est au nom de vos principes républicains et de la déclaration universelle des droits de l'homme que je vous invite à mettre un terme à toute velléité de poursuites judiciaires à l'encontre de Monsieur Elie DOMOTA. <br /> Souvenez vous Monsieur le Procureur : En 1848 après avoir aboli l'esclavage, l'Etat français au lieu d'indemniser les victimes de ce viol permanent du corps et de l'esprit qu'a été l'esclavage, a payé les criminels pour la perte de leurs « biens » estimant dans la droite ligne du code noir que nous n'étions pas des humains mais des objets qui pouvaient être achetés des mains des colons. C'est d'ailleurs avec ces fonds et notre labeur payé au rabais que les békés ont bâti leur fortune pendant que nous étions maintenu dans un quasi esclavage compensé par des aides publiques d'un Etat français complice. <br /> Votre démarche actuelle me donne à penser que vous entendez toujours et une fois de plus poursuivre les victimes du racisme et leur demander d'indemniser les békés tout simplement parce qu'ils entendent mettre fin à la pwofitasyon exercée sur eux par ces descendants d'esclavagistes. <br /> 161 ans après le décret d'abolition de l'esclavage la situation est en train de changer et le peuple guadeloupéen n'acceptera pas que vous veniez user de votre pouvoir de poursuite pour apporter un soutien aux membres de la caste béké. <br /> Le peuple vous dit Suffit ! Nous avons les yeux ouverts ! <br /> Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l'expression de mes salutations de négresse en lutte contre l'esclavagisme et le colonialisme. <br /> C. DUHAMEL</p> La Gwadloup kont la pwofitasyon (10) Du code noir au code barre 2009-03-12T17:05:51Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2008-09/mars-199/la-gwadloup-kont-la-pwofitasyon-10-du-code-noir-au-code-barre#comment8860 2009-03-12T17:05:51Z <p>Bonjour voila c'est la fin de la greve en guada et cela continue en martinique (fin annoncé samedi 14 mars)les supermarché réouvre et les gens se bouscule et achète a des prix exorbitants ce qui peuvent trouver cela se bouscule se chamaille certaine personne vide les stocks et reparte avec des tonnes de pates ou de riz et on les retrouve dans les petits commercants a des prix ça a servie a quoi la greve</p> La Gwadloup kont la pwofitasyon (10) Du code noir au code barre 2009-03-07T16:07:59Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2008-09/mars-199/la-gwadloup-kont-la-pwofitasyon-10-du-code-noir-au-code-barre#comment8775 2009-03-07T16:07:59Z <p>FRANCE, Paris, Samedi 7 Mars 2009 (CaribCreole.com) ? <br /> Comme nous le pressentions, après que les journalistes étrangers venus de Paris ou d'ailleurs aient fait d'Elie Domota un « leader charismatique », 48 heures après la signature de l'accord de Pointe-à-Pitre, mettant une fin à 44 jours de conflit, c'est déjà le déchainement médiatique anti LKP, anti Domota. <br /> Le premier des journaux étrangers à avoir lancé le signal du lynchage médiatique aura été « Le Figaro ». L'un de ses journalistes, Yves Thréard, écrivait ceci sur son blog . <br /> « Néanmoins, pour traduire le climat des négociations entre le LKP (Collectif contre la profitation) et les organisations patronales en Guadeloupe, il n'est pas inutile de connaître les termes du préambule de l'accord que répugnent à signer la plupart des employeurs. Un exemple de rhétorique marxiste et tiers-mondiste digne des années 1970 qui en dit long sur les intentions d'Elie Domota et de ses compagnons de lutte ? » (Figaro du 3 mars) <br /> Dans « Le Point », hebdomadaire parisien la tonalité n'est guère différente : <br /> « Personne n'a jamais douté de la possibilité, pour le LKP, de jouer sur les deux tableaux, mais tout indique, après un mois de bras de fer, que la manière forte est désormais privilégiée. La nécessité de maintenir un rapport de force favorable incite le collectif à privilégier les moyens coercitifs. Premiers visés, les commerçants qui refusent de se plier aux ordres de fermeture". <br /> L'éditorialiste de « L'Express », Christian Barbier, considéré comme une « grande plume » du microcosme journalistique français, a craché un édito aux puanteurs racistes : <br /> « Aux Français des tropiques qui veulent travailler à l'antillaise et consommer à la métropolitaine, rappelons qu'il faut labourer la terre arable pour qu'elle lève d'autres moissons que celle du songe et que, hors de la France, les Antilles seraient au mieux une usine à touristes américains, au pire un paradis fiscal rongé par la mafia, ou un Haïti bis ravagé par des "tontons macoutes" moins débonnaires qu'Yves Jégo. » <br /> A cela il faut ajouter sujet diffusé Jeudi 5 février sur France 2 dans « Envoyé spécial », où un béké martiniquais reprend dans des termes, à peu prés similaires, ce qui avait déjà été dit par Despointes sur la « préservation de la race" (blanche). Personne ne' s'en est offusqué. <br /> Ces journalistes étrangers et, à de rares exceptions ont été le premiers à vouloir « ethniciser » la crise qui se déroule en Guadeloupe, et en Martinique. Reprenant les propos incendiaires d'un certain F. Lefebvre, porte-parole de l'UMP et proche de Sarkozy, l'Agence France Presse a ainsi « balancé » une dépêche : « Guadeloupe : Lefebvre (UMP) dénonce les "tontons macoutes du LKP" PARIS (AFP) ? <br /> Frédéric Lefebvre, un des porte-parole de l'UMP, a dénoncé vendredi les "opérations d'intimidation" menées selon lui par "des sortes de tontons macoutes du LKP en Guadeloupe" et il a demandé au leader du collectif, Elie Domota, de "se calmer". M. Domota, "on voit bien que c'est un indépendantiste et il a sans doute l'impression qu'il a été élu président de la République de la Guadeloupe (...) Il faut qu'il se calme", a déclaré M. Lefebvre à RMC. » <br /> Cette volonté des medias de « casser » Domota et le LKP n'est pas le fruit du hasard. La victoire du LKP en Guadeloupe, la contagion étendue en Martinique, à La Réunion, inquiète la bourgeoisie capitaliste française qui craint une extension du domaine de la lutte et méthodes LKPistes sur le territoire français. <br /> Le quotidien « 20 minutes » le dit très clairement : « Pourquoi ce qui serait bon pour la Guadeloupe ne le serait pas pour la France ? », ironisait récemment à Pointe-à-Pitre un membre influent de l'île. Il évoquait les avancées majeures en passe d'être obtenues. <br /> La victoire du LKP (Collectif contre l'exploitation), qui a officiellement annoncé, hier, la fin de la grève générale entamée fin janvier, a évidemment de quoi donner des idées aux forces contestataires d'outre-mer... et d'ailleurs. <br /> Le mouvement, déjà étendu à la Martinique, fait tache d'huile à la Réunion. Un collectif a annoncé hier le lancement d'une grève illimitée à partir de mardi prochain ? <br /> Contactés hier, plusieurs représentants de syndicats disent leur admiration pour la lutte menée par le collectif LKP, sous la houlette d'Elie Domota. « Nous devons nous inspirer du caractère démocratique de ce mouvement, de la grande maîtrise dont le LKP a fait preuve pendant 44 jours », souligne Maryse Dumas, de la CGT. <br /> Gérard Aschieri, de la FSU, retient pour sa part « l'union très forte entre les syndicalistes et la population ». « <br /> C'est cela qui donne des idées », assure-t-il. De fait, il fallait voir les yeux impatients des milliers de gens réunis chaque soir à la capitainerie de Pointe-à-Pitre, où se déroulaient les négociations, et leur corps explosant d'émotion quand Elie Domota surgissait, la tête droite, le pas lent, entouré de colosses aux lunettes teintées, pour comprendre les liens quasi mystiques tissés entre le leader et son peuple. Seulement, faute d'un tel leader dans l'Hexagone, il n'est pas sûr que le rêve guadeloupéen prenne forme. <br /> Les partis politiques d'extrême gauche aussi - PCF, NPA et Lutte ouvrière en tête - ont jugé hier que le savoir-faire antillais avait « montré la voie à suivre (?) « Mais le succès en Guadeloupe va donner envie aux gens ici de se mobiliser ! », croit savoir le leader de la FSU. Réponse le 19 mars » Cette crise sociale, d'une longueur et d'une portée exceptionnelles, fait des dernières colonies françaises, des Caraïbes ou de l'Océan indien, une zone de tempêtes. Les journalistes étrangers venus du froid, ont du mal à s'acclimater aux températures très élevées de notre météo sociale. <br /> Ils n'ont sans doute pas encore compris, que nos pays n'étaient les simples cartes postales dont ils rêvaient...</p> La Gwadloup kont la pwofitasyon (10) Du code noir au code barre 2009-03-07T13:48:12Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2008-09/mars-199/la-gwadloup-kont-la-pwofitasyon-10-du-code-noir-au-code-barre#comment8774 2009-03-07T13:48:12Z <p>Bonjour à toute l'équipe, <br /> Quelle aventure extraordinaire vous venez de vivre, quelle exultation vous avez du ressentir à être à leurs côtés ! Et merci d'avoir été nos yeux et nos oreilles... <br /> C'est tellement chouette que le LKP ait réussi cette victoire, que les mots me manquent ! Leur ténacité, leur courage et leur croyance dans la réussite de leur action, par leur inconditionnelle solidarité est un exemple que les héxagonaux que nous sommes devraient imiter. <br /> C'est tellement incroyable, que je n'ose y croire, mais visiblement c'est bien parti ! <br /> Et, leur chanson " la Guadeloupe c'est à nous, c'est pas ta yo" (je ne sais pas si je l'écris correctement) pourrait (pourra) devenir leur hymne national !? <br /> a-m-g-ment vôtre,</p> La Gwadloup kont la pwofitasyon (10) Du code noir au code barre 2009-03-06T20:18:05Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2008-09/mars-199/la-gwadloup-kont-la-pwofitasyon-10-du-code-noir-au-code-barre#comment8770 2009-03-06T20:18:05Z <p>Mr Mermet, bravo !!! <br /> Lorsque la France sera consciente de toutes ses richesses, elle fera de grands pas en avant...</p> La Gwadloup kont la pwofitasyon (10) Du code noir au code barre 2009-03-06T17:29:36Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2008-09/mars-199/la-gwadloup-kont-la-pwofitasyon-10-du-code-noir-au-code-barre#comment8769 2009-03-06T17:29:36Z <p>Qu'est-ce que l'inconscient ? <br /> Ce n'est pas un théâtre, mais une usine, un lieu et un agent de production. <br /> Machines désirantes : l'inconscient n'est ni figuratif ni structural, mais machinique. <br /><img src='https://la-bas.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Qu'est-ce que le délire ? <br /> C'est l'investissement inconscient d'un champ social historique. On délire les races, les continents, les cultures. <br /> La schizo-analyse est à la fois l'analyse des machines désirantes et des investissements sociaux qu'elles opèrent. <br /><img src='https://la-bas.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Qu'est-ce qu'Œdipe ?<br class="autobr" /> <br /> L'histoire d'une longue “ erreur ”, qui bloque les forces productives de l'inconscient, les fait jouer sur un théâtre d'ombres où se perd la puissance révolutionnaire du désir, les emprisonne dans le système de la famille. <br /> Le “ familialisme ” fut le rêve de la psychiatrie ; la psychanalyse l'accomplit, et les formes modernes de la psychanalyse et de la psychiatrie n'arrivent pas à s'en débarrasser. <br /> Tout un détournement de l'inconscient, qui nous empêche à la fois de comprendre et de libérer le processus de la schizophrénie. <br /> Gilles Deleuze ; Felix Guattari<br class="autobr" /> Capitalisme et Schizophrénie <br /><img src='https://la-bas.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> <a href="http://www.dauphinelibere.fr/bonneterie-cevenole-hier-avaient-lieu-les-dernieres-negociations-du-plan-social-107-salaries-vont-partir-@/index.jspz?article=101834" class="spip_url spip_out" rel='nofollow external'>http://www.dauphinelibere.fr/bonnet...</a></p> Là-bas fait des petits 2009-03-06T15:12:10Z https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2008-09/mars-199/la-gwadloup-kont-la-pwofitasyon-10-du-code-noir-au-code-barre#comment8768 2009-03-06T15:12:10Z <p>Bravo à Maud et Élodie, excellents reportages, un bien meilleur niveau que l'année dernière. C'est vraiment très pro.<br class="autobr" /> Est-ce que les sujets étaient des choix personnels ? En tout cas, bravo pour la pertinence des questions, pour le montage très vivant (façon "la-bas") !<br class="autobr" /> Ce que j'espère, c'est que ces journalistes sauront garder plus tard cette indépendance de ton. On sent bien, par exemple pour l'excellente Pascale Pascariello, qu'elle n'a pas un ton aussi juste quand elle travaille pour d'autres producteurs d'émissions que la-bas. Elle reste pourtant une excellente journaliste, mais c'est difficile de rester soi quand on doit coller à une ligne éditoriale qui n'est pas forcément sa ligne de pensée propre...</p>