Eric Balssa : mail au médiateur

De : Eric Balssa
Envoyé : lundi 4 septembre 2006 18:26
Objet : Message via le site France Inter : Là-bas si j’y suis
lieu = nantes

Daniel Mermet, bonjour.

Voilà, c’’est fait : Là-bas si j’y suis est à 15h00.
Je ne peux plus écouter l’’émission.
Je ne peux plus.
Ca m’a fait un vide insondable aujourd’’hui...
Et -oui- j’ai eu envie de pleurer... Pas métaphoriquement.
La rage du vaincu...
Je consulterai le site là bas.org. mais c’est pas pareil, n’est-ce pas...
Continuez votre travail et... bon courage.
Amitiés
Eric Balssa

ci-dessous, copie du message que je viens d’envoyer au médiateur et à la rédaction de FI (ça sert à rien, mais ça soulage) :

Voilà, c’est fait : malgré tout (malgré la raison, l’intelligence, la mobilisation des auditeurs, l’impact de l’émission elle-même, l’urgence et l’importance des questions qu’elle soulève)"Là-bas si j’y suis" a été déplacé à 15h00.
Je ne peux plus écouter cette émission.
Le service public m’a privé, délibérément, d’un espace de liberté et de réflexion. Et beaucoup d’autres avec moi...
France Inter continue sa reprise en main idéologique pour une caste d’intellectuels ou d’animateurs populistes repus de leur suffisance et devient d’une vacuité... comment dire... insondable (pas le temps ici de proposer une analyse critique du 7/9, du fou du roi ou de la bande à Bonnaud que je viens d’écouter à l’instant...
Pourtant ces émissions sont édifiantes sur la façon qu’ont nos élites ?) de se représenter le monde !).
Je n’écouterai plus France Inter (et j’en connais pas mal autour de moi qui cherchent d’autres fréquences).
Continuez à rester entre français bon teint, bien proprets, bien normalisés.
Continuez à fermer les yeux, surtout ne vous posez pas de questions.
Restez entre vous, ressassez tous vos propos convenus, simplistes, ad nauseam. C’est bien le meilleur moyen de ne pas voir le mur contre lequel vous vous précipitez : ça vous donne l’illusion du sursis !
Quant à moi, je vais voir ailleurs si j’y suis.
Là où il y a encore des gens qui font le pari de l’intelligence.
Ciao.
Eric Balssa

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