Vive la sociale ! Abonnés

1

Le

Ce film était disponible pour les abonnés jusqu'au 1er septembre 2019. Retrouvez un nouveau film chaque 1er samedi du mois avec votre abonnement à Là-bas si j'y suis. Voir le film du mois.

Maurice Decques relate les principaux événements qui ont marqué sa vie : son enfance auprès d’un père communiste et d’une mère anarchiste, son quartier et ses habitants. Il raconte aussi comment, devenu adulte, il a monté une société avec ses amis, et comment cela lui a permis de rencontrer l’amour...
Plus qu’un récit autobiographique, "Vive la sociale !" est la chronique d’un quartier populaire, Ménilmontant dans le XXe arrondissement de Paris, celui dans lequel Gérard Mordillat a passé toute sa jeunesse. Un film à voir et à revoir absolument.



Vive la sociale !, de Gérard Mordillat, fait partie de ces films qu’on rechigne à revoir à la télé, et même à revoir tout court, pour ne pas risquer de voir se craqueler la patine délicieusement mélancolique que leur souvenir a déposé dans notre mémoire au fil des années, sans qu’on ait jamais percé le mystère de cette « madeleinisation ».
J’ai connu ce sentiment de gâchis avec « Le grand Meaulnes » que je regrette encore d’avoir bêtement relu et qui ne retrouva jamais cette aura quasi-magique que sa première lecture lui avait conférée
C’est donc avec une appréhension certaine que je m’apprête à revoir le formidable (si mes souvenirs sont bons !) premier long métrage de Mordillat, à la fois audacieux dans sa narration, lucide dans ses enthousiasmes, toujours ironique, parfois jusqu’au sarcasme, et qui nous fait entendre à chaque plan cette petite musique qu’on aime tant à Là-bas si j’y suis, celle qui raconte la gauche éternelle, candide et fraternelle. Une petite musique dont le très jeune et déjà très lucide Gérard avait identifié les fausses notes à venir en cette année hautement symbolique de 1983, celle du « tournant de la rigueur » et de la fin des illusions mitterrandistes.
Allez, camarades, vivement tout de suite !

Didier PORTE, 2018




Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

Un film de Gérard Mordillat

scénario : Gérard Mordillat, Jacques Audiard et Louis-Charles Sirjacq
avec François Cluzet, Robin Renucci, Elisabeth Bourgine

date de sortie : 5 octobre 1983
sortie VOD : mars 2018

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Une sélection :

La pollution atmosphérique tue vingt fois plus que la Covid-19 1972 : DES VÉLOS, PAS D’AUTOS ! Accès libreVoir

Le

La Covid-19 nous a obligés à faire passer nos vies avant l’économie. Mais maintenant, retour à la normale. Avec la pollution atmosphérique qui tue vingt fois plus, l’économie passe avant nos vies. Voici un petit retour sur la première manif écolo en faveur du vélo, le 22 avril 1972, organisée par les Amis de la Terre et suivie par 25 000 doux dingues…

Pour un programme de PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE. Avec le sociologue Razmig Keucheyan Monde d’après : mode d’emploi Accès libreÉcouter

Le

Demain, le paradis ? Ce n’est pas certain. Mais quel avenir avec ce choc énorme ? Il est urgent de faire front face à un pouvoir qui va revenir comme avant, mais en pire. Voici le projet de deux chercheurs, Razmig Keucheyan et Cédric Durand, une PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE avec un programme en cinq points : un contrôle public de l’investissement, une garantie de l’emploi, la relocalisation de (...)

Comment en est-on arrivé là en si peu de temps ? Voilà la réponse dans une super BD ! LA GRIPPETTE DU PANGOLIN AbonnésLire

Le

C’est passé si vite… Une histoire de pandémie, de confinement et de résidence secondaire : voilà qu’un éternuement de pangolin en Chine fait trembler le monde entier. Enfin, presque le monde entier. Parce qu’en France, la clairvoyance présidentielle nous a évité de tomber dans la panique, puis de paniquer parce qu’il était temps. De ne pas porter de masques inutiles, puis de porter des masques indispensables. De confiner, de déconfiner. On passe son temps sur Internet à essayer de comprendre ce qui nous tombe sur la tête et on finit noyé sous le flot d’informations continues. Alors arrêtons-nous un instant. Prenez le temps – grâce à Mathieu Colloghan – de regarder ce qui s’est passé depuis le rhume du pangolin.

SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

Le

Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »