LUTTE DE CLASSE [40’00] et WEEK-END À SOCHAUX [54’00]

Les groupes Medvedkine (1967-1974) Abonnés

1

Le

Ce film était disponible pour les abonnés jusqu'au 2 mars. Retrouvez un nouveau film chaque 1er samedi du mois avec votre abonnement à Là-bas si j'y suis. Voir le film du mois.

Février 1967 : Chris Marker et Mario Marret commencent le tournage de A bientôt j’espère pendant la grève dans les usines de la Rhodiacéta de Besançon.
Un an plus tard, lors de la projection, les ouvriers critiquèrent le film, le jugeant trop romantique, pas assez proche de leur réalité. Chris Marker tire alors la conclusion qu’un véritable cinéma militant ne peut être en définitive que celui qui serait réalisé par les ouvriers eux-mêmes.

Très vite au sein du collectif SLON, un groupe de cinéastes militants entreprend de former ces ouvriers aux techniques cinématographiques.
Les groupes Medvedkine de Besançon puis de Sochaux étaient nés. En sept ans, les groupes Medvedkine vont tourner plus d’une quinzaine de films, en voici deux :


Classe de lutte, 1968

1968 / 16mm / noir & blanc / 40’

En mai 68, à Besançon, Suzanne Zedet monte sur un muret devant la porte de l’usine de Yema où elle est employée. En pleine émancipation, découvrant les joies de la lutte, elle prend la parole en public pour la première fois.

"Nous avons commencé la grève ensemble,
nous la continuerons ensemble,
Nous la finirons ensemble."
Réalisé par le groupe Medvedkine de Besançon (1968)

Week-end à Sochaux

1971-1972 / 16mm / couleur / 54’

Loin du catéchisme militant, week-end à Sochaux mêle des scènes documentaires et mises en scène jouées par les ouvriers et les techniciens cinéma. Le film alterne des situations absurdes, comme les séquences de recrutement ou de reconstitution de la chaîne et des paroles très fortes dénonçant le quotidien des jeunes ouvriers maltraités comme des prisonniers en taule, le tout dans une grande liberté de ton.

"Le cinéma peut devenir une arme valable pour le prolétariat puisque c’est déjà prouvé qu’il est une arme pour la bourgeoisie. Parce que le lundi à l’usine, les travailleurs discutent tout le temps de films qu’ils ont vus le dimanche à la télé ou au cinéma... Pourquoi qu’ils ne parleraient pas de films produits par les ouvriers ?" (François Ziliox, dit Zizi)
Réalisé par le groupe Medvedkine de Sochaux (1971-1972)

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

Voir aussi


Ces films sont extraits du coffret livre-DVD regroupant 15 films des groupes Medvedkine ainsi que Le train en marche où Chris Marker filme le cinéaste russe dont il a emprunté le nom, Alexandre Medvedkine :

« Les Groupes Medvedkine (1967-1974) », un coffret livre-DVD édité par Les Mutins de Pangée & ISKRA

Sur notre site

À lire

  • Olivier Azam, des Mutins de Pangée

    Les groupes Medvedkine (1967-1974) Accès libre

    Lire
    Tout a commencé pendant les révoltes de l’année 1967 qui grandissaient chez les ouvriers et les paysans et qui annonçaient, sans le savoir, la grève générale de l’année suivante. En février 1967, les cinéastes Chris Marker et Mario Marret (...)

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Les Rendez-vous des Repaires

  • Le repaire de Liffré vous propose de venir débattre des conséquences de la réforme du bac, avec vos contributions et expériences, au bar L’Entre-temps le 13 novembre !

  • Rendez-vous à L’Entre-temps avec ATTAC 35 pour un débat sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris) le 11 décembre à 20h30 !

Une sélection :

COMMENT SORTIR DU CONSUMÉRISME ? Rencontre avec RAZMIG KEUCHEYAN Le capitalisme a besoin que nous ayons envie de ce dont nous n’avons pas besoin AbonnésVoir

Le

Un monde sans nuit. C’est notre monde. La nuit se meurt. La Ville Lumière et la fée électricité jadis nous ont enchanté mais aujourd’hui la pollution lumineuse détraque nos villes et nos vies. 60% des européens et 80% des américains ne peuvent plus voir la voie lactée. Un monde sans nuit s’ennuie. Qui est responsable ? Rencontre avec Razmig Keucheyan.

Hongkong, championne des inégalités AbonnésÉcouter

Le

Mais que se passe-t-il à Hongkong ? Que se passe-t-il pour que les radios et télévisions françaises nous rendent compte pendant tout l’été, quasi quotidiennement, de la mobilisation des Hongkongais ? La couverture de ces manifestations par les principaux médias français est frappante tant elle semble à l’exact inverse de celle des « gilets jaunes » : manifestants « pacifistes », violence « symbolique », tentative du pouvoir de discréditer le mouvement, agents provocateurs, dénonciation des violences policières…

CONTRE L’ÉCOLOGIE DE MARCHÉ (RADIO 50’51) ANDRÉ GORZ, LEUR ÉCOLOGIE ET LA NÔTRE Accès libreÉcouter

Le

« Une politique écologiste est une politique nécessairement anticapitaliste » Dés le début des années 70, André GORZ, le père spirituel de l’écologie politique, dénonçait la récupération de l’écologie par la puissance capitaliste. La COP21 a montré la totale domination des grandes entreprises sur les États. On dit merci à EDF, Exxon, BNP-Paris Bas, Chevron et tout leurs amis qui ont financé la conférence. Grâce à vous désormais les tigres ne mangeront que de la salade verte. Pour ceux qui en douteraient, nous vous proposons cette heure avec André GORZ (...)

Entretien, Daniel Mermet avec Christophe Fourel. (Archives de l’émission « À voix nue » (France Culture, Marie-France Azar, 1991).

LE CRIME EST PRESQUE PARFAIT. Entretien avec Fabrice NICOLINO PESTICIDES ? PAS DE SOUCI ! AbonnésVoir

Le

Depuis longtemps, Fabrice NICOLINO dénonce l’usage des pesticides dans l’agriculture industrielle, « cette industrie qui assassine tout ce qui est vivant ». Cette fois, il enquête sur les SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) qui s’attaquent au système respiratoire de tout ce qui est vivant et entraînent des maladies neurologiques et des cancers. Des scientifiques ont alerté dès 2017, mais le lobby des pesticides est installé en profondeur dans l’appareil d’État frrançais. Dormez, braves gens…