Séances spéciales : des courts plus ou moins loufoques

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LOGORAMA

Course-poursuite effrénée dans les rues de Los Angeles : le Bibendum Michelin arrivera-t-il à arrêter Ronald McDonald ?

Logorama
par Là-bas si j'y suis
Un court-métrage de François Alaux, Hervé de Crécy,
Ludovic Houplain

France, 2011, 16’01

FOUTAISES

Ce que j’aime, ce que j’aime pas.

Foutaises
par Là-bas si j'y suis
Un court-métrage de Jean-Pierre Jeunet
Avec Dominique Pinon
France, 1989, 7’09

LA BARBICHETTE

Trois frères affalés sur un canapé regardent la télé. Tout bascule quand la mère demande un service à l’aîné.

La barbichette
par Là-bas si j'y suis

Un court-métrage de Kim Chapiron
Avec Vincent Cassel, Olivier Barthele
et Marko Payen
France, 2002, 4’58

TOURETTE ET PERONE

Un homme n’a plus qu’une seule expression : le rire.

Tourette et Péroné
par Là-bas si j'y suis
Un court-métrage de Justine et Germain Pluvinage
Avec Corinne et Michel Masiero
France, 2012, 3’24

LE HOMARD

Dans un grand restaurant, un homard attend avec angoisse le moment où il va être désigné du doigt par un client...

Le homard
par Là-bas si j'y suis
Un court-métrage d’Artus de Penguern,
Avec Isabelle Candelier, Gérard Loussine,
Rémy Roubakha, Michel Vuillermoz
France, 1995, 4’08

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Une sélection :

Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.